Affichage des articles dont le libellé est Youssef Chahine. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Youssef Chahine. Afficher tous les articles

jeudi 22 janvier 2026

Le centenaire de Youssef Chahine à l'I.M.A

يوسف شاهين

Youssef Chahine et Hind Rostom dans "Gare Centrale"

Pour célébrer le centenaire de Youssef Chahine (1926-2008), l'Institut du Monde Arabe de Paris organise un festival autour de la vie et l'oeuvre du grand cinéaste égyptien. Pendant quatre jours, du 22  au 26 janvier  se succéderont projections et tables rondes sous la direction du critique de cinéma Jean-Michel Frodon. A cette occasion, l'I.M.A publie un remarquable dossier pédagogique que l'on peut télécharger sur son site Bienvenue à l’Institut du monde arabe | Institut du monde arabe

Au programme des projections, figurent cinq films de Youssef Chahine :

vendredi 23 janvier à 20h

Le Sixième Jour (1986)

samedi 24 janvier 

à 16h30  Le Destin (1997)

à 19h30 L'Émigré (1994)

dimanche 25 janvier

à 16h  La Terre (1969)

à 18h Le Moineau (1972)

"La Terre"


On pourra déplorer qu'encore une fois les films réalisés dans les années cinquante et soixante par Youssef Chahine sont oubliés et que l'on diffuse de festival en festival à peu près les mêmes oeuvres. Il me semble que ce choix très limité donne une image erronée de la filmographie du cinéaste. Ce dernier a lui-même entretenu cette perception en se montrant excessivement sévère à l'égard de ses réalisations de jeunesse.  L'apport de Youssef Chahine au cinéma égyptien est considérable mais il me semble que son oeuvre devrait faire l'objet d'une réévaluation. Non, tous ses films "engagés" de la maturité ne sont pas des chefs d'oeuvre. Non, tous ses films "commerciaux" de jeunesse ne sont pas des nanars insignifiants.

Ajoutons que l'Institut français d'Egypte à Alexandrie rendra lui aussi hommage à Youssef Chahine du 26 au 28 janvier en projetant la "trilogie d'Alexandrie" : Alexandrie pourquoi ? (1978), Alexandrie encore et toujours (1990) et Alexandrie New York (2004)


vendredi 17 février 2023

Le Festival Naguib Mahfouz au cinéma "Zawya"

" مهرجان نجيب محفوظ فى "زاوية


Du 15 février au 2 mars, le cinéma d'Art et Essai "Zawya" organise la première édition du Festival Naguib Mahfouz. L'écrivain, prix Nobel de littérature en 1988, a toujours entretenu des rapports étroits avec le cinéma. Ses romans les plus célèbres ont fait l'objet d'adaptations, il a lui-même écrit des scénarios originaux  et a même adapté pour le grand écran des oeuvres d'autres écrivains. Ajoutons qu'il occupa des postes à responsabilité au ministère de la culture. Il fut entre autre directeur de la censure pour les oeuvres artistiques !
Dans le cadre de ce festival, sept films seront projetés :


-Dérive sur le Nil de Hussein Kamal (Thartharah fawq al-Nil, 1971), un scénario de Mamdouh Al Leithy, adapté du roman de Naguib Mahfouz publié en 1966. Un chef d'oeuvre.




-Je suis libre de Salah Abou Seif (Ana Hora, 1959). Naguib Mahfouz en a écrit le scénario à partir d'un roman d'Ishan Abdul Quddus.




-Le Commencement et la Fin de Salah Abou Seif (Bidâya wa nihâya, 1960), un scénario de Salah Ezz Eddin adapté d'un roman de Naguib Mahfouz publié en 1949.




-Le Puits des Privations de Kamal Al-Sheikh ( Bir al-hirman, 1969)  Naguib Mahfouz en a écrit le scénario à partir d'un roman d'Ishan Abdul Quddus




-Le Choix de Youssef Chahine (Al Ikhtyar, 1971), un scénario de Youssef Chahine et de Naguib Mahfouz




-La Taverne de l’Ivresse d'Hassan Al Imam (Al-Sukariya, 1973), un scénario de Mamdouh Al Leithy, adapté du troisième volume de la trilogie du Caire, Le Jardin du Passé, publié en 1957.




-Al Karnak d'Ali Badrakhan (1975), un scénario de Mamdouh Al Leithy, adapté du roman de Naguib Mahfouz publié en 1974.



Zawya Cinéma a été créé par Misr International Films en mars 2014. A l'origine de ce projet, on trouve Marianne Khoury, nièce de Youssef Chahine qui fut l'assistante de son oncle et qui a réalisé quelques documentaires. Zawya Cinéma est la première salle en Egypte  dédiée exclusivement au cinéma d'auteur.


mercredi 7 décembre 2022

Youssef Chahine à Jeddah (Arabie Saoudite)

يوسف شاهين

Alexandrie Pourquoi ? (1979)

Tandis que le Festival International de Cinéma de la Mer Rouge bat son plein, le premier cinéma indépendant d'Arabie Saoudite s'est ouvert hier dans cette même ville de Jeddah. "Hayy Cinema" est une réalisation de la société Art Jamil qui oeuvre pour la promotion du cinéma d'art et essai.
A la soirée d'inauguration, on retrouvait en invité d'honneur le grand acteur Hussein Fahmy.

Les dirigeants du cinéma  ont décidé de démarrer leur programmation par une rétrospective Youssef Chahine avec cinq de ses films récemment restaurés par Misr International Film :

Alexandrie Pourquoi (1979)

Alexandrie Encore et Toujours (1989)

Adieu Bonaparte (1984)

Le Sixième Jour (1986)

Le Retour du Fils Prodigue (1976)


Le Retour du Fils Prodigue (1976)




lundi 16 mai 2022

Youssef Chahine au Faten Hamama Film Festival

مهرجان فاتن حمامة السينمائي

En ouverture de la neuvième édition du Faten Hamama Film Festival présidée par sa fondatrice Maggie Anwer, sera projeté "Eaux Noires", un film de Youssef Chahine tourné en 1956 avec Faten Hamama et Omar Sharif.

Date : le mercredi 25 mai à 20h00
Lieu : Christine Cinéma Club, 4 rue Christine, Paris 6e.

Les eaux noires de Youssef Chahine (Seraa Fel Minaa, 1956)
avec Faten Hamama (Hamidah), Omar Sharif (Ragab), Ferdoos Mohamed (la mère de Ragab), Ahmed Ramzy (Mamdouh), Hussein Riad (le père de Mamdouh), Tawfiq El Deken (l’ancien directeur de la compagnie maritime), Aziza Helmy (la mère de Mamdouh), Abdel Hamid Badaoui (chef d’une équipe de dockers), Reyad El Kasabgy (chef d’une équipe de dockers), Mohamed Sobeih (Munhim), Tousoun Motamad (un docker), Metawea Oweis (un docker)
Scénario : Youssef Chahine, Lisette Fayed, El Sayed Bedeir, Mohamed Refaat
Musique : Fouad El Zahiry
Production : Gabriel Talhami


Après trois ans d'absence, Ragab, un jeune marin, rentre chez lui, à Alexandrie. Il retrouve sa mère qui tient un petit café sur le port et sa cousine Hamidah. Cette dernière est devenue une jeune fille ravissante. Elle fréquente Mamdouh, le fils du propriétaire d’une grande compagnie maritime. Ragab est très irrité par la complicité qui règne entre Mamdouh et sa cousine. Il est depuis toujours amoureux d’Hamidah et, avec l’argent qu’il avait gagné, il espérait bien pouvoir l’épouser. Mamdouh est un rival d’autant plus sérieux qu’il est devenu le directeur de la compagnie maritime. Cette nomination n’est pas du goût d’Izzat, l’ancien directeur qui se sent floué : alors que cela faisait plus de vingt ans qu’il travaillait au sein de la compagnie, on lui retire subitement son poste pour le confier au fils du propriétaire. Izzat ne va pas se laisser faire et va s’ingénier à compliquer la tâche de Mamdouh…



vendredi 29 mars 2019

Week-end cinéma égyptien à La Ciotat

اللقاءات الدولية للسينماءات العربية

Dans le cadre de la 6e édition des Rencontres Internationales des Cinémas arabes de Marseille organisée par l’association Aflam, le cinéma Les Lumières de l’Eden de la Ciotat rend hommage à Youssef Chahine les 30 et 31 mars prochains . 

Les films seront présentés par Régis Robert, commissaire de l’exposition consacrée à Youssef Chahine à la Cinémathèque française. 

Samedi 30 mars, deux films de Youssef Chahine : 

à 18h : Gare centrale (1957) 

à 20h30 : Le Destin (1996) 

Dimanche 31 mars, un documentaire et une conférence :

à 14h30, le documentaire Amal (2019) de Mohamed Siam 

à 16h, une conférence d’Amal Guermazi sur les films musicaux de Youssef Chahine

dimanche 30 décembre 2018

Exposition et rétrospective Youssef Chahine à la Cinémathèque

يوسف شاهين

Une affiche de Youssef Nabil

Pour célébrer le dixième anniversaire de sa mort, la Cinémathèque de Paris consacre une exposition et une rétrospective à la vie et l'oeuvre de Youssef Chahine (1926-2008), du 14 novembre 2018 au 28 juillet 2019.

Lire le texte de présentation signé Amal Guermazi : le site de la cinémathèque

Le magazine cinéma de RFI, Tous les cinémas du monde, animé par Elisabeth Lequeret et Sophie Torlotin, a consacré son émission du samedi 1er décembre à cet événement. Les invités étaient les deux commissaires de l’exposition : Amal Guermazi et Régis Robert. Il est possible de réentendre cette émission : le site de RFI

A noter que les éditions Tamasa sortiront en mars 2019 un coffret Youssef Chahine comprenant 9 films en versions restaurées.

Djamila l'Algérienne (Jamila, 1958)

جميلة
إخراج: يوسف شاهين


Youssef Chahine a réalisé Djamila l'Algérienne en 1958.
Distribution : Magda (Jamila Bouhired), Ahmed Mazhar (Youssef), Salah Zulficar (Azam), Zahrat Al Oula (Bouazza), Rushdy Abaza (Bigeard), Kariman (Hassiba), Farida Fahmy (Simone), Hussein Riad (le juge Habib), Mahmoud El Meleigy (l’avocat français Jacques Verges), Fakher Fakher (Mustapha, l’oncle de Jamila), Adly Kasseb (chef de la résistance algérienne)
Scénario : Youssef El Sebaï, Naguib Mahfouz, Abd El Rahman El Sharqawy, Ali El Zorkani, Wajih Najib
Le film a été produit par Magda, son interprète principale.

Rushdy Abaza

Adly Kasseb

Farida Fahmy, Salah Zulficar, Ahmed Mazhar

Mahmoud El Meleigy et Magda

Magda

Zahrat Al Oula

Ahmed Mazhar

Biographie de la combattante algérienne Jamila Bouhired. Elle naît en 1935 et vit dans la Casbah. Etudiante, elle rejoint les membres du FLN. Elle commet plusieurs attentats contre la présence française à Alger. Elle est arrêtée en 1957. Après avoir été torturée, elle est condamnée à mort. Grâce à une campagne médiatique orchestrée par son avocat Jacques Vergès pour informer l’opinion internationale du sort de sa cliente et de ses amis, elle est graciée en 1962. 

Le film de Youssef Chahine, réalisé, rappelons-le, en 1958, s’arrête au procès et à la condamnation de Jamila Bouhired. C’est donc une œuvre militante qui s’inscrit dans la campagne médiatique évoquée plus haut.


Résumé

Jamila et son frère Hadi ont quitté la campagne pour vivre chez leur oncle dans le quartier populaire de la Casbah. Ainsi, Jamila peut aller à l’école et s’instruire. Très vite, elle comprend la profonde injustice que constitue le colonialisme : les Français vivent dans le luxe tandis que les Algériens sont réduits à la misère. Les années passent. Jamila est devenue une jolie étudiante, intelligente et studieuse. Avec ses amies, elle évoque souvent la situation politique du pays. Certaines de ses camarades ne cachent plus leur haine de l’occupant et s’en prennent à l’une de leurs condisciples, Hassiba, la fille du juge Habib qui collabore avec les autorités françaises. Jamila adopte une position modérée : elle réprouve le recours à la violence, en paroles comme en actes. 

Mais la suite des événements va la contraindre à changer radicalement de point de vue. Amina l’une de ses amies a participé à l’attentat contre un commissariat de police et Jamila assite à son arrestation dans leur salle de classe. La jeune combattantes est rouée de coups par les militaires français avant d’être emmenée. Amina sait que c’est la torture qui l’attend. Elle a tout prévu : dans la paume de sa main, elle cache une pastille de poison qui lui évitera de devenir traître à la cause. Le soir, les forces de l’ordre perquisitionnent dans toute la casbah. Youssef, l’un des membres du commando responsable de l’attentat se cache au domicile de l’oncle de Jamila. Quand les Français font irruption dans la maison, ils ne trouvent qu’un vieil homme qui prend son bain et une jeune fille bien sage. Ils repartent aussitôt. En fait, Youssef était dans le bain avec l’oncle, dissimulé par la mousse. Cette nuit-là, Jamila a une longue conversation avec ce cadre de l’armée clandestine. Elle décide de rejoindre les rangs du F.L.N. 

Elle va vite découvrir que parmi ses proches, beaucoup sont déjà des combattants ou s’apprêtent à le devenir tout comme elle. Ainsi, ceux qu’elle croyait les plus compromis auprès des Français sont en fait des membres du F.L.N : Hassiba et son fiancé mais surtout le juge Habib qui grâce à sa position communique des informations précieuses à l’organisation. 

Peu après, le commando de Youssef organise le double attentat du milk-bar et de la cafétéria. Les victimes sont nombreuses. Le colonel Bigeard lance tous ses hommes à la recherche des terroristes. Les Français sont à deux doigts d’arrêter toute la bande mais Jamila se sacrifie pour que ses camarades puissent s’enfuir. Elle est arrêtée et emmenée au QG de Bigeard. S’ensuivent de longues séances de torture auxquelles Jamila résiste vaillamment. A son procès, elle est défendue par Jacques Vergès. Malgré tout le talent de son avocat qui doit affronter une assistance haineuse et des juges hostiles, elle est condamnée à mort.

dimanche 17 juin 2018

Les réalisateurs : Youssef Chahine (1926-2008)

يوسف شاهين

Youssef Chahine est né à Alexandrie en 1926. Il effectue une grande partie de sa scolarité à Victoria Collège, une institution prestigieuse crée par les Britanniques au début du siècle. 

Après son baccalauréat, il part en Californie : il est fasciné par les grandes stars américaines et souhaite devenir acteur. En fait, au Pasadena Playhouse (un théâtre qui abrite une école d’art dramatique), il va surtout étudier la réalisation. 

Quand il rentre en Egypte, son diplôme en poche, le réalisateur Alevise Orfanelli l’aide à faire ses débuts dans l’industrie cinématographique. 

A vingt-quatre ans, il tourne son premier film, Papa Amin (Baba Amin) qui connaît un grand succès. L’année suivante, il est invité au festival de Cannes pour présenter Fils du Nil (Ibn al-Nil). 

En 1954, il donne son premier rôle à Omar Sharif dans Ciel d’Enfer (Sira` fi al-Wadi). C’est d’ailleurs sur le tournage de ce film que le jeune acteur fait la connaissance de celle qui deviendra sa femme un an plus tard, Faten Hamama. 

En 1958, il réalise Gare Centrale (Bab al-Hadid) que l’on peut considérer comme son premier chef d’œuvre. Il y tient aussi le rôle principal. A sa sortie, ce film sera un échec commercial retentissant. 

La même année, il tourne Djamila l’Algérienne (Djamila Bouhired), un film de propagande à la gloire de la combattante nationaliste Djamila Bouhired qui était à l’époque en prison. 

En 1963, il tourne Saladin (Al Nasser Salah Ad-Din), une superproduction « hollywoodienne » qui évoque l’une des plus célèbres figures de l’histoire égyptienne. On peut y voir aussi en filigrane un panégyrique du Raïs Gamal Abdel Nasser. 

En 1970, c’est La Terre (Al-Ard), adaptation d’un roman d’Abdel Rahman Al Charkaoui. Cet hymne aux paysans égyptiens est souvent présenté comme son plus grand film juste après Gare Centrale

A la fin des années soixante-dix, Youssef Chahine réalise le premier volet de sa trilogie autobiographique : Alexandrie… pourquoi ? (Iskandariyah.. lih?, Ours d’Argent au Festival de Berlin) 

En 1986, il fait jouer Dalida dans l’adaptation d’un roman d’Andrée Chédid, Le Sixième Jour ( al-Yawm al-Sadis). La chanteuse se suicidera l’année suivante. 

En 1994, il réalise L’Emigré (Al-Mohagir) avec Miche Piccoli et Yousra. Ce sera son plus grand succès commercial dans son pays. Ce récit d’inspiration biblique qui prône la tolérance sera néanmoins interdit en Egypte à la demande de certains cercles intégristes. Il faudra un procès pour que sa diffusion soit à nouveau autorisée. 

En 1997, il poursuit son combat pour un Islam des Lumières avec Le Destin (Al Massir), un biopic consacré au savant Averroès, personnalité centrale d’Al Andalous. 

Avec son dernier film en 2007, il revient au Caire pour un thriller : le Chaos (Hiya fawda) est l’histoire d’un flic corrompu harcelant une jeune femme dont il est fou amoureux. 

Youssef Chahine : une œuvre hétéroclite, un style fluctuant (quelque part entre Sergueï Eisenstein et Claude Lelouch) mais le seul réalisateur égyptien ayant obtenu une reconnaissance internationale.


Treize films de Youssef Chahine ont fait l'objet d'une présentation dans ce blog :


Le Grand Bouffon (Al Moharrag el Kabir, 1952)
avec Youssef Wahbi (Shahtout), Faten Hamama (Asrar), Nabil Al Alfi (Saïd, le mécanicien), Hassan Fayek (Hosni, le secretaire), Mary Ezz Eddin (Almaz Hanim), Ferdoos Mohamed (Madame Karima, la mère d’Asrar), Serag Mounir (Al Antabli Bey), Ibrahim Hechmat (le médecin), Hassan Al Baroudi (Cheikh Saleh Al-Baqal), Wedad Hamdy (une cuisinière), Sana Samih (une cuisinière), Nadia Al Sabei (une cuisinière), Abdel Hamid Zaki (le mazoun), Goma Edriss (le chauffeur), Samia Roshdi (mère de l’enfant errant)
Scénario : Mohamed Abou Youssef, Mahmoud Ismaïl, Youssef Chahine
D’après une histoire de l’auteur britannique Shelley Smith
Musique : Ibrahim Hussein, Hussein Janid, Ibrahim Haggag
Production : Abdel Halim Nasr


Shahtout est employé dans une grande entreprise dirigée par une femme énergique, Almaz Hanim. Cette dernière et son mari, Al Antabli Bey, ne s’entendent pas. Les querelles sont fréquentes et ils ont déjà divorcé trois fois. Al Antabli Bey ne peut renoncer à la fortune de sa femme et il souhaite se remarier au plus vite. Mais la loi coranique est formelle : après trois divorces, la femme doit épouser un autre homme puis divorcer avant de pouvoir à nouveau convoler avec son ancien mari (le Coran, sourate de la vache : « S’il divorce d’avec elle la troisième fois, alors elle ne lui sera plus licite tant qu’elle n’en aura pas épousé un autre »). On demande donc à Shahtout d’épouser sa patronne, de passer une nuit au domicile conjugal puis de divorcer dès le lendemain matin. Le petit employé a accepté cette mission bien qu’il soit amoureux d’Asrar, la fille de sa logeuse. Lors de la nuit de noce, un événement incroyable survient : Almaz Hanim meurt et Shahtout devient le seul héritier de sa fortune. Le nouveau veuf se jette alors sur tous les plaisirs que la richesse permet : il mène une vie de pacha, entouré de danseuses et de chanteuses aussi séduisantes les unes que les autres. Mais il n’a pas oublié pour autant la jeune Asrar qu’il espère bien conquérir grâce à sa fortune tombée du ciel !

Notre avis : dans la filmographie de Youssef Chahine, ce film est souvent oublié et c’est bien dommage. « Le Grand Bouffon » est une excellente comédie musicale avec des numéros chantés et dansés réalisés avec une virtuosité sans égale. Le célèbre cinéaste semble mener toute son équipe comme un chef d’orchestre dirige son orchestre, avec fougue et sensibilité tout en ne lâchant rien sur la rigueur et la précision dans l’exécution. Pendant les deux premiers tiers du film, le tempo adopté est celui des opéras de Rossini ou de Mozart : allegro, vivace, et parfois prestissimo. Certes Youssef Wahbi dans le rôle du veuf bienheureux cabotine un peu mais il possède l’énergie et la truculence qui conviennent au personnage. Dans la dernière partie, la comédie s’efface pour laisser la place au drame. Les danses et les chansons disparaissent, restent la souffrance, l’angoisse et le spectre de la mort. Sur le plan artistique, cette dernière partie du film nous a moins convaincu que la première mais reconnaissons la hardiesse du cinéaste qui ose évoquer la maladie et la mort dans ce qui se présentait au départ comme un aimable divertissement.


La Dame du Train (Sayedat al Qitar, 1952)
avec Yehia Chahine (Farid), Layla Mourad (Fakria Fawzi/Nadia), Saïd Abou Bakr (l’assistant de Farid), Zinab Mohamed (la servante), Imad Hamdi, Ferdoos Mohamed (Khalia), Mimi Assaf (Nadia enfant, la fille de Farid et de Fakria), (Abdul Aziz Ahmed (le mari de Khalia), Seraj Mounir (Ahmed Al-Shamashji, le directeur de l’usine), Emad Hamdi (Essam, le fils d’Ahmed)
Scénario : Nairouz Abdel Malak et Youssef Chahine 
Musique : Ibrahim Hajaj, Hussein Guenid, Mahmoud El Sherif
appréciation : 3/5


Drame. Zakia est une célèbre chanteuse. Elle est mariée à Farid qui passe toutes ses nuits dans les casinos où il dépense des sommes considérables. Quand elle rentre de ses concerts, Zakia retrouve sa petite fille et sa fidèle gouvernante dont l’affection la console de ses déboires conjugaux.
Un soir elle prend un train qui en pleine nuit déraille. La catastrophe et le décès de Zakia font les gros titres de la presse. Son mari s’empresse de récupérer l’argent de l’assurance afin de rembourser des dettes de jeu. En fait, la chanteuse n’est pas morte. Elle a été recueillie par un vieux couple de paysans qui veille sur elle jusqu’à son rétablissement. Une fois sur pied, elle téléphone à son mari pour lui annoncer son retour. Celui-ci est atterré. Il exige de son épouse qu’elle se cache dans une maison isolée pour lui laisser le temps de régler ses problèmes d’argent. Mais très vite, Zakia ne supporte plus cette situation. Elle veut pouvoir vivre avec sa fille. Farid décide de la supprimer.



Siraa fil-Wadi (Ciel d'Enfer, 1954)
avec Faten Hamama, Omar Sharif, Zaki Rostom, Farid Shawki , Zaki Ibrahim, Menassa Fahmy
Scénario et dialogues : Ali El Zorkani
Musique : Fouad El Zahry
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l’histoire du cinéma égyptien.


Drame. Ahmed, un jeune ingénieur, entretient une relation amoureuse avec Amal. Leur idylle doit rester secrète car leurs pères respectifs sont deux riches exploitants agricoles qui se livrent une concurrence sans merci. Pour se débarrasser de son rival, Taher Pasha, le père d’Amal, parvient à lui faire endosser la responsabilité d’un crime qu’il na pas commis. Le père d’Ahmed est condamné à mort par la justice. Après son exécution, Selim, le fils de la victime se lance à la poursuite d’Ahmed pour se venger. Le jeune ingénieur est obligé de se cacher dans un ancien temple en plein désert. ..


Les eaux noires de Youssef Chahine (Seraa Fel Minaa, 1956)
avec Faten Hamama (Hamidah), Omar Sharif (Ragab), Ferdoos Mohamed (la mère de Ragab), Ahmed Ramzy (Mamdouh), Hussein Riad (le père de Mamdouh), Tawfiq El Deken (l’ancien directeur de la compagnie maritime), Aziza Helmy (la mère de Mamdouh), Abdel Hamid Badaoui (chef d’une équipe de dockers), Reyad El Kasabgy (chef d’une équipe de dockers), Mohamed Sobeih (Munhim), Tousoun Motamad (un docker), Metawea Oweis (un docker)
Scénario : Youssef Chahine, Lisette Fayed, El Sayed Bedeir, Mohamed Refaat
Musique : Fouad El ZahiryProduction : Gabriel Talhami


Après trois ans d'absence, Ragab, un jeune marin, rentre chez lui, à Alexandrie. Il retrouve sa mère qui tient un petit café sur le port et sa cousine Hamidah. Cette dernière est devenue une jeune fille ravissante. Elle fréquente Mamdouh, le fils du propriétaire d’une grande compagnie maritime. Ragab est très irrité par la complicité qui règne entre Mamdouh et sa cousine. Il est depuis toujours amoureux d’Hamidah et, avec l’argent qu’il avait gagné, il espérait bien pouvoir l’épouser. Mamdouh est un rival d’autant plus sérieux qu’il est devenu le directeur de la compagnie maritime. Cette nomination n’est pas du goût d’Izzat, l’ancien directeur qui se sent floué : alors que cela faisait plus de vingt ans qu’il travaillait au sein de la compagnie, on lui retire subitement son poste pour le confier au fils du propriétaire. Izzat ne va pas se laisser faire et va s’ingénier à compliquer la tâche de Mamdouh…


Tu es Mon Amour (Anta Habibi, 1957)
avec Farid Al Atrache, Shadia, Hind Rostom, Abdel Salam Al Nabulsi, Mimi Chakib, Serag Mounir, Abdel Moneim Ibrahim, Zinat Sedki, Abdel Aziz Al Ahmed
Scénario et dialogues : Abou Al Seoud Al Ebiary
Musique : Farid A Atrache 
appréciation : 4/5


Comédie. Yasmina et Farid sont cousins. Bien qu’ils se méprisent, ils sont obligés de se marier pour se conformer aux dernières volontés du grand-père : pas de mariage, pas d’héritage. A l’insu de ses parents, Farid passe toutes ses nuits dans un club où il chante. Il a une liaison avec Nana, une danseuse orientale qui se produit dans le même établissement. C’est dire si ce mariage ne l’enchante guère. Avec Yasmina, ils conviennent que leur union restera de pure forme. En voyage de noces, ils se rendent à Aswan accompagnée de Nana et de Zaher, un ami de Farid. Malgré leurs incessantes disputes, les deux époux finiront par tomber amoureux l’un de l’autre.


Notre avis : Youssef Chahine n’aimait pas cette comédie qu’il prétendait avoir réalisée pour des raisons alimentaires, et il témoignait peu d’estime pour le talent d’acteur de Farid Al Atrache. « Tu es Mon Amour » est la preuve éclatante qu'un artiste n'est pas le meilleur juge de ses œuvres. Pour ma part, je considère ce film comme l'une des plus grandes réussites du cinéaste. C'est une comédie enlevée dans laquelle Shadia déploie toutes les facettes de son immense talent. L'un des sommets du film est la scène de fureur qui suit l'arrachage de la robe : Shadia nous donne une leçon de comédie qui devrait être étudiée par tous les apprentis comédiens du monde ! Concernant les réserves de Youssef Chahine à l'égard de Farid Al Atrache, on peut certes concéder que celui-ci fut un acteur inégal et que son personnage de chanteur solitaire et dépressif repris de film en film finit par lasser. Il n'empêche que de manière paradoxale, Farid Al Atrache n'est jamais aussi bon que dans la comédie, comme s'il était libéré des contraintes imposées par les rôles dramatiques qu'on lui confiait d'ordinaire (certainement à sa demande). Je pense avant tout à sa prestation dans "Afrita Hanem" d'Henry Barakat en 1949 et donc aussi à ce film d’Ahmed Badrakhan dans lequel il semble se laisser emporter avec jubilation par l'énergie frénétique de sa partenaire, à la fois virevoltante et explosive. Enfin, pour revenir à Youssef Chahine lui-même, je trouve que ses oeuvres de la maturité sont parfois marquées par un "esprit de sérieux" un peu pesant, "esprit de sérieux" qui le conduisait à dénigrer les films de la première partie de sa carrière. "Tu es Mon Amour" est une comédie légère mais la légéreté n'est pas toujours un défaut. Au contraire...


Djamila l'Algérienne (Jamila, 1958)
avec Magda (Jamila Bouhired), Ahmed Mazhar (Youssef), Salah Zulficar (Azam), Zahrat Al Oula (Bouazza), Rushdy Abaza (Bigeard), Kariman (Hassiba), Farida Fahmy (Simone), Hussein Riad (le juge Habib), Mahmoud El Meleigy (l’avocat français Jacques Verges), Fakher Fakher (Mustapha, l’oncle de Jamila), Adly Kasseb (chef de la résistance algérienne)
Scénario : Youssef El Sebaï, Naguib Mahfouz, Abd El Rahman El Sharqawy, Ali El Zorkani, Wajih Najib
Le film a été produit par Magda, son interprète principale.


Biographie de la combattante algérienne Jamila Bouhired. Elle naît en 1935 et vit dans la Casbah. Etudiante, elle rejoint les membres du FLN. Elle commet plusieurs attentats contre la présence française à Alger. Elle est arrêtée en 1957. Après avoir été torturée, elle est condamnée à mort. Grâce à une campagne médiatique orchestrée par son avocat Jacques Vergès pour informer l’opinion internationale du sort de sa cliente et de ses amis, elle est graciée en 1962. 
Début du film : Jamila et son frère Hadi ont quitté la campagne pour vivre chez leur oncle dans le quartier populaire de la Casbah. Ainsi, Jamila peut aller à l’école et s’instruire. Très vite, elle comprend la profonde injustice que constitue le colonialisme : les Français vivent dans le luxe tandis que les Algériens sont réduits à la misère. Les années passent. Jamila est devenue une jolie étudiante, intelligente et studieuse. Avec ses amies, elle évoque souvent la situation politique du pays. Certaines de ses camarades ne cachent plus leur haine de l’occupant et s’en prennent à l’une de leurs condisciples, Hassiba, la fille du juge Habib qui collabore avec les autorités françaises. Jamila adopte une position modérée : elle réprouve le recours à la violence, en paroles comme en actes. Mais la suite des événements va la contraindre à changer radicalement de point de vue.


Gare centrale (Bab El Hadid, 1958)
avec Youssef Chahine (Kenaoui) , Hind Rostom (Hanouma) , Farid Chawki (Abou Siri), Hassan El Baroudi (Madbouli), Abdel Aziz Khalil (Abou Gaber), Hussein Ismaïl (le passager du train), Safia Tharwat (Alawatim), Ahmed Abaza (Mansour), Abbas El Dali (Abbas Al Shayyal)
Scénario : Abdel Hai Adib
Musique : Fouad El Zahry
figure dans la liste des 15 films les plus importants du cinéma égyptien


Classique. Le boiteux et simple d’esprit Kenaoui vend des journaux à la gare centrale du Caire. Incapable de séduire une femme, il vit dans une frustration sexuelle permanente. Il a couvert les murs de sa cabane d’images de pin-ups et de femmes dénudées. Dans la gare, il rencontre régulièrement Hanouma, la pulpeuse vendeuse de limonade et il en est tombé follement amoureux. Malheureusement pour Kenaoui, Hanouma n’a d’yeux que pour Abou Siri, un bagagiste costaud et fort en gueule. Un jour, les deux amoureux se disputent en présence du vendeur de journaux. Ce dernier pense que la voie est libre : il déclare sa flamme à Hanouma et lui offre un bijou qui avait appartenu à sa mère. La jeune femme le rabroue sans ménagement. Kenaoui veut se venger…

Notre avis : le meilleur film de Youssef Chahine. Si aujourd’hui « Gare Centrale » est considéré comme une réussite incontestable par le public et les critiques, il n’en fut pas de même à sa sortie. Sans doute est-ce dû au fait que le cinéaste avait osé provoquer la morale traditionnelle et les conventions du cinéma commercial des années cinquante en choisissant comme personnage principal un handicapé obsédé sexuel. Non sans un certain panache, Chahine décida d’incarner lui-même cet être difforme et déconcertant. Autre objet de scandale : la puissance érotique du personnage joué par Hind Rostom. Ce film contribua grandement à faire de l’actrice « la Marylin Monroe » égyptienne. « Gare Centrale » est une œuvre unique, en ce sens où elle reprend certains thèmes familiers du cinéma de l’époque tout en rompant avec les codes et les stéréotypes de celui-ci. Pour la réalisation de son douzième film, le jeune cinéaste de trente-deux ans a revendiqué et obtenu une liberté totale. Il a ainsi montré la voie aux grands réalisateurs des décennies suivantes.


A Toi pour Toujours (Hob Ila Abad, 1959)
avec Ahmad Ramzy, Nadia Lotfi, Mahmoud El Meleigy, Sayed Suleiman, Khaireya Khairy, Hassan Al Dweni, Abbas El Daly, Hussein Ismaïl, Mohsen Hassanein, Badr Nofal, Abdel Azim Kamel, Anwar Madkor, Hussein Asar, Zaki Ibrahim, George Yordanis
Scénario et dialogues : Mohamed Abou Youssef et Waji Naguib 
Production : Ramsès Naguib


Thriller. Ashraf travaille comme comptable dans une entreprise. Il est accusé d’avoir volé de l’argent alors que c’est sa collègue Amal la coupable. Il le sait mais il refuse de la dénoncer. Il est renvoyé. Peu importe : Ashraf et Amal tombent amoureux l’un de l’autre. Ils sont heureux jusqu’au jour où l’ancien compagnon de la jeune femme fait irruption chez elle. L’homme est très agressif : il vient de sortir de prison et il a besoin d’argent. Ashraf intervient. Il l’assomme d’un formidable coup de poing. L’homme s’effondre et meurt. Catastrophé, Ashraf se rend chez son frère Mahmoud pour lui demander de l’aide. Ce dernier est un avocat ambitieux qui se présente aux prochaines élections législatives. Il craint par-dessus tout le scandale. Il interdit à son frère de se rendre à la police pour se dénoncer. Peu après, un innocent est accusé du crime.


Saladin (Al-Nasser Saleheddin , 1963)
avec Ahmed Mazhar (Saladin), Omar El-Hariri (Philippe II de France), Mahmoud El-Meliguy (Conrad de Montferrat), Leila Fawzi (Virginie, princesse de Kerak), Hamdi Geiss (Richard Cœur de lion), Nadia Lutfi (Louise de Lusignan), Laila Taher (La reine Bérengère de Navarre), Salah Zulfikar (Issa) 
Scénario: Mohamed Abdel Gawad, Youssef Chahine, Abdel Rahman Charkaoui, Youssef El Sebai, Ezzel Dine Zulficar, Naguib Mahfouz
appréciation : 3/5
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l’histoire du cinéma égyptien.


Fresque historique. A la fin du XIIe siècle, Saladin, vizir d’Egypte, libère Jérusalem occupée par les chrétiens. Les Rois de France et d’Angleterre lancent la troisième croisade afin de récupérer la ville sainte.



Al Ard (Youssef Chahine, 1970)
avec Hamdy Ahmed, Yehia Chahine, Ezzat El Alaili, Mahmoud El Meligi, Najwa Ibrahim, Tawfiq Aldakn, Fatima Oumara
adapté d'un roman d'Abd al-Rahman al-Charqawi
Dans le la liste des quinze meilleurs films égyptiens de tous les temps, La Terre est classée troisième.


Drame. Dans un village du delta du Nil, les paysans vivent difficilement. Un jour, les autorités décident de restreindre les permis d’irrigation. Au même moment, le seigneur local se construit un palais et projette de faire tracer une route qui va spolier les paysans de leurs terres. Accablés, ceux-ci tentent de se révolter.


Le Moineau (Al Usfour, 1974)
avec Ali El Cherif, Mahmoud El-Meleigy, Seif El Din, Mariam Fakhr Eddine, Habiba, Mohsena Tewfik, Salah Kabil, Habiba, Saïf Abdel Rahman, Mahmoud Qabil, Hassan El Baroudy, Hamdy Ahmed, Salah Mansour, Mohamed Abou Ashish
Scénario : Youssef Chahine et Lotfy El Kholy
Musique : Ali Ismaïl et Al Sheikh Imam
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l’histoire du cinéma égyptien.


L’action se passe en 1967 pendant la guerre des six jours. Un jeune policier est envoyé à la campagne pour arrêter un voleur mais très vite il comprend que celui-ci n’est qu’un pion dans un jeu dirigé par de puissants mafieux. Le policier découvre alors que toute la société égyptienne est gangrénée par une corruption généralisée.
Dans la dernière partie de son film, Chahine critique l’attitude de Nasser qui, après la défaite, annonce sa démission à la télévision. Ceci vaudra au Moineau une interdiction de sortie qui ne sera levée qu’un an plus tard.


Le Retour de l'Enfant Prodigue (Awdat Al-Ibn Al-Dal, 1976)
avec Chukry Sarhan, Hoda Soltan, Mahmoud El-Meliguy, Soheir El-Morshidy, Ali El Cherif, Hesham Selim, Ahmed Bedir, Ragaa Hussein, Sid Ali Kouiret, Magda El-Roomy, Salah Jahine, Ahmed Abdel Warss
Librement inspiré du roman d'André Gide (1907) pour le transposer dans l'Egypte de l'entre deux guerres.
Scénario : Farouk Blofa, Salah Gahin, Youssef Chahine
Musique : Saïd Makawi, Abou Zeid Hassan, Kamal Al Tawil, Baligh Hamdy
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l’histoire du cinéma égyptien.


Ali est libéré après 12 ans d’emprisonnement. Il est attendu dans le village de Mitchaboura par les siens, les Madbouly, propriétaires d’une petite entreprise et par les ouvriers, pour qui il représente l’espoir. Pour Ibrahim, le retour d’Ali, son oncle, doit lui permettre d’aller étudier à l’étranger, malgré l'opposition de son père. Pour Fatma, qui a tout sacrifié à l'amour qu’elle vouait à Ali absent, c’est la grande désillusion.


Alexandrie Pourquoi ? (Iskendriya Leih?, 1979)
avec Leila Fawzi, Yehia Chahine, Youssef Wahby, Mohsena Tawfik, Ahmed Zaki, Naglaa Fathy, Farid Shawqi, Mahmoud El-Meleigy, Ezzat El Alaili, Zouzou Hamdi El Hakim, Antic Melkior, Zeinab Sedky, Saïf Abdel Rahman, Aqeila Rateb 
Scénario : Mohsen Zayed et Youssef Chahine
Musique : Fouad El Zahry
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l’histoire du cinéma égyptien. 


Premier volet de la trilogie du réalisateur dans lequel il raconte sa jeunesse au sein de sa famille, de son école et de sa ville. 1942, Alexandrie. L'Egypte, sous la domination britannique, s'attend a la prochaine arrivée de troupes allemandes la bataille d'El-Alamein est imminente. Yehia, un adolescent passionné par le cinéma américain, veut devenir acteur et prépare un spectacle avec ses camarades du lycée catholique.

mardi 27 février 2018

Festival international du film de femmes d'Assouan (Egypte)


مهرجان أسوان الدولي لأفلام المرأة



La deuxième édition du festival international de femmes d’Assouan a fermé ses portes, hier, lundi 26 février.
Parmi tous les films projetés depuis le le 20 février, jour d’ouverture de la manifestation, le public a pu voir trois longs-métrages égyptiens :

Fleur de Cactus d'Hala El Koussy (Zahret Al Sabar)
avec Menha El Batroui, Salma Samy, Marwan Alazab, Zaki Abdel Wahab
L'errance de deux femmes dans les rues du Caire à la recherche d'un hébergement.


Looking for Oum Kalthoum (El Bahs 'An Umm Kulthum)
Ce film a été réalisé par une cinéaste iranienne, Shereen Nishat, et a fait l’objet d’une co-production internationale mais le rôle principal est tenu par la grande actrice égyptienne Yasmine Raees (Factory Girl de Mohamed Khan) et, cela va sans dire, le sujet traité est éminemment égyptien !


Et en clôture de festival et pour la première fois projeté en Egypte, Kiss me not d'Ahmed Amer (Balash Tbousny), le réalisateur d'Ali, la chèvre et Ibrahim
avec Yasmine Raees, Sawsan Badr, Mohamed Mahran, Aida Riad, Salwa Mohamed Ali 
Ce faux documentaire évoque les difficultés d'un réalisateur devant tourner une scène de baiser avec l'actrice vedette de son film qui est une musulmane très pratiquante.

 
Cette année, l’invitée d’honneur était Djamila Bouhired, grande figure de l’indépendance algérienne. Rappelons qu’en 1958, Youssef Chahine lui consacra un film intitulé en français Djamila l’Algérienne (Djamila Bouhired) 
avec Magda (qui est aussi la productrice du film), Ahmed Mazhar, Salah Zulficar, Rushdy Abaza, Mahmoud El Meleigy, Hussein Riad, Zahrat Al Oula, Karima 


Un court extrait de Looking for Oum Kalthoum avec un roi Farouk plus vrai que nature !

mercredi 25 janvier 2017

Nuit Egyptienne à Saint-Denis (93)

 انت حبيبي
 إخراج: يوسف شاهين

Après la Soirée Egyptienne du Louxor, le 13 janvier dernier, voici la Nuit Egyptienne de l'Ecran à Saint-Denis.
Ci-dessous, une annonce parue sur la page Facebook de la société "Films Regent Archives Jacques Haïk" dirigée par notre ami Jean-Marie Bonnafous.
Toutes les informations et plus à cette adresse : Films Regent Archives Jacques Haïk


Enta Habibi de Youssef Chahine (1957)  avec Farid Al Atrache, Shadia, Hind Rostom, Abdel Salam Al Nabulsi, Mimi Chakib, Serag Mounir, Abdel Moneim Ibrahim
CINEMA " L'ECRAN"
ART & ESSAI de la ville de Saint-Denis 93200
Vendredi 3 février 2017 20h

lundi 9 janvier 2017

Soirée Egyptienne au Louxor, palais du cinéma

انت حبيبي
إخراج: يوسف شاهين


Vendredi 13 janvier, Nuit Egyptienne au Louxor, palais du cinéma (170, boulevard Magenta - 75010 Paris) 

En partenariat avec Louxor - Palais du Cinéma, l'Institut des Cultures d'Islam, le PCMMO - Panorama des cinémas du Maghreb et du Moyen-Orient et du distributeur FILMS REGENT ARCHIVES JACQUES HAÏK

Projection d'Enta Habibi (C'est toi mon amour), une comédie musicale de Youssef Chahine (1957) avec Farid Al Atrache, Shadia, Hind Rostom, Abdel Salam Al Nabulsi, Mimi Chakib, Serag Mounir, Abdel Moneim Ibrahim

Cette comédie musicale raconte l’histoire de Farid et Yasmina, deux cousins poussés par leurs familles à se marier afin de cumuler les héritages. Tandis que lui fréquente la danseuse du ventre Nana, Yasmina s’entiche de Sensen, un riche propriétaire pétrolier. Tous deux se détestent et multiplient les ruses pour échapper à la volonté de leurs familles…

La projection sera suivie de la présentation du livre La sortie au cinéma, Palaces et ciné-jardins d’Egypte, 1930-1980 en présence de l’auteure, Marie-Claude Bénard, professeure de philosophie et de cinéma.

Hind Rostom

Shadia et Farid Al Atrache

Shadia

mercredi 26 octobre 2016

Les Journées Cinématographiques de Carthage (Tunisie)

أيام قرطاج السينمائية


La 27ème édition du Festival du Film de Carthage se tiendra du vendredi 28 octobre au Samedi 5 novembre 2016. La manifestation fête cette année ses cinquante ans d'existence, ce qui en fait la doyenne des festivals cinématographiques dans le monde arabe.
Les Journées Cinématographiques de Carthage ont été créées en 1966 par le critique Tahar Cheriaa (1927-2010).

"Tahar Cheriaa, à l'ombre du baobab" de Mohamed Challouf

Cette édition présentera un grand nombre de films égyptiens. Dans la sélection officielle, nous retrouvons des oeuvres déjà primées cette année  un peu partout dans le monde :

Clash de Mohamed Diab (long-métrage)

Dry Hot Summer (Har Gaf Sayfan) de Sherif El Bendary (court-métrage)

We have Never Been Kids de Mahmoud Soliman (documentaire)

Plus un petit nouveau dans le circuit des festivals, Les Péchés de la Chair (Haram El Gasad) de Khaled El Hagar


On pourra aussi revoir des films égyptiens qui ont été sélectionnés lors d'éditions passées du festival de Carthage :

La Momie de Shadi Abdessalam (1969)

les Dupes de Twefik Saleh (Tanit d'or1972)

La sueur des palmiers  de Radhouane El Kachef  (Tanit d'argent 1998)

Microphone d'Ahmed Abdallah (Tanit d'or 2000)

La Main de Qamar (Kaf El Kamar) de Khaled Youssef (2011)

Hysteria de Adel Adeeb (1996)


Enfin, un hommage sera rendu à Youssef Chahine à travers la projection de six de ses longs-métrages :

Le Choix (Al Ikhtiyar, Tanit d'or 1970)

C'est toi mon amour (Inta habibi, 1957)

Le Démon du Désert (Shaytan Al Sahra, 1954)

Gare Centrale (Bab Al hadid, 1958)

L'Aube d'un jour nouveau  (Fagr Yom gedid, 1964)

La Terre (Al Ard, 1969)


jeudi 21 juillet 2016

Festival international du film arabe d'Oran (Algérie)

مهرجان وهران الدولي للفيلم العربي

L'affiche du festival



La neuvième édition du festival international du film arabe d'Oran se tiendra du 22 au 27 juillet 2016. 34 films seront en compétition (24 longs et courts métrages, 10 documentaires).
Le Syrien Mohamed Malas* présidera le jury pour la section longs-métrages, l’Algérien Rachid Ben Allel** pour la section courts-métrages et le Tunisien Mourad Ben Cheikh*** pour la section documentaires.
Le programme officiel du festival n'a pas encore été divulgué. D'après certaines sources, nous retrouverions deux films égyptiens en compétition : Nawara de Hala Khalil et We Have Never Been Children de Mahmoud Soliman. Ces deux oeuvres ont déjà glané un grand nombre de prix dans les différents festivals où ils ont été présentés.
Selon Ahram Online, le festival rendrait hommage à Youssef Chahine. On devrait notamment revoir le film Retour du fils prodigue réalisé en 1976 et co-produit par l’Égypte et l'Algérie.
 
*Mohammad Malas, né en 1945, est le plus célèbre réalisateur syrien. Son film La Nuit réalisé en 1992 a été classé parmi les 10 meilleurs films arabes de tous les temps (classement établi par le réalisateur palestinien Omar al-Qattan pour le journal The Gardian). Cela n’a pas empêché les autorités syriennes d’interdire sa diffusion pendant quatre ans sur l’ensemble du territoire national. Mohammad Malas a soutenu la révolte de mars 2011 contre le régime de Bachar al-Assad.
**Rachid Ben Allel est un réalisateur né en 1946 à Alger. Il est l'auteur de l'Insoumis, un biopic du poète kabyle Si Mohand U Mhand (2008).
***Mourad Ben Cheikh, né en 1964 à Tunis, a surtout travaillé pour la télévision. Il s’est illustré essentiellement dans le documentaire. En 2011, il réalise Plus Jamais Peur, un documentaire sur la révolution tunisienne.


Retour du fils prodigue de Youssef Chahine

 
La vidéo de présentation du festival
 

lundi 31 août 2015

Cinematology de Mohamed Abou Soliman

سينماتولوجي


Cinematology est une page Facebook créée en juin dernier par Mohamed Abou Soliman. Le projet de celui-ci est d'y poster des vidéos d'analyses filmiques.
On la trouve à cette adresse : https://www.facebook.com/cinematologyofficial
Trois vidéos sont déjà consultables. Ce qui frappe c'est la densité du propos et la qualité esthétique de ces petits films conçus comme de véritables courts-métrages de création. En effet, plus qu'un critique, Mohamed Abou Soliman est d'abord un cinéaste.  Ahram Online nous apprend qu'il fut ingénieur dans une société pétrolière pendant quatre ans avant de tout abandonner pour poursuivre des études de cinéma au Canada. Il a réalisé des courts-métrages, des documentaires et des films publicitaires. Son court-métrage "Prendre un Loup par la Queue" qui traite du harcèlement sexuel en Egypte fit partie de la sélection officielle du festival d'Alexandrie.

La première vidéo traite de la perspective dans l'oeuvre de Youssef Chahine.
La deuxième évoque le thème de la jeunesse notamment dans le film Dérive sur le Nil de Hussein Kamal d'après un roman de Naguib Mahfouz.
Le troisième explore les "motifs visuels" dans  Le Voleur et les Chiens de Kamal El Sheikh toujours d'après un roman de Naguib Mahfouz



jeudi 27 août 2015

Gamal Abdel Nasser au cinéma


جمال عبد الناصر

Pour le soixante-troisième anniversaire de la révolution de 52, Adham Youssef a écrit un excellent article sur Nasser au cinéma. Il a été posté sur le site Ahram Online (version anglaise) et il est intitulé :  La révolution du 23 juillet : une histoire à travers des classiques du cinéma égyptien

Nasser en 1960

(Pour la traduction française des titres des différentes oeuvres citées, j’ai repris ceux figurant dans le répertoire des films du catalogue Egypte 100 ans de cinéma. Les illustrations de ce compte rendu ne sont pas celles de l'article original.)
La révolution du 23 juillet 1952 est menée par le Mouvement des Officiers Libres qui renverse le roi Farouk. A la tête de ce mouvement Mohamed Naguib et Gamal Abdel Nasser.

Adham Youssef ouvre son exposé par Lasheen de Fritz Kramp (1938). Certes c’est un film qui a été réalisé quinze ans avant la révolution mais on peut dire qu’il l’annonce : le réalisateur et son scénariste ont construit leur intrigue sur l’opposition entre le roi et sa cour corrompue d’un côté et de l’autre l’armée commandée par Lasheen, un héros militaire sensible aux malheurs du peuple. Pas étonnant que le régime ait censuré le film de Fritz Kramp dès sa sortie.

Lasheen de Fritz Kramp


L’auteur dresse ensuite la liste des films qui après la révolution ont dénoncé les vices de l’ancien régime.
Le Caire 30 de Salah Abou Seif (1966) d’après un roman de Naguib Mahfouz (La Belle du Caire pour la traduction française),
Un Homme dans Notre Maison d’Henri Barakat (1961)
Mort parmi les Vivants de Salah Abou Seif, (1960) d’après un autre roman de Naguib Mahfouz

Le Caire 30 de Salah Abou Seif

Après la révolution, des cinéastes se sont lancés dans des histoires patriotiques avec des héros positifs prêts à se sacrifier pour le peuple. 

Rends moi mon âme de Ezzel Dine Zulficar (1957), film qui se présente un peu comme une biographie romancée de Gamal Abdel Nasser.

Dieu est avec nous d’Ahmed Badrakhan (1955)
Ces deux films mettent en scène des officiers d’origine modeste qui souhaitent venger la défaite de 1948. Pourtant celui d’Ahmed Badrakhan fut très vite retiré des salles. Adham Youssef explique que le héros de ce film ressemble à Mohamed naguib et qu’à cette époque ce dernier est en résidence surveillée sur ordre de Nasser. 

Rends moi mon âme de Ezzel Dine Zulficar

Après l’élimination politique de Naguib, Nasser garde seul les rênes du pouvoir. Il a besoin que des intellectuels et des artistes montrent aux masses combien il fait bon vivre dans la nouvelle société.
Adham Youssef évoque le film de Mahmoud Zulficar Les Mains Douces (1964) dont les personnages semblent copiés sur ceux de la propagande soviétique avec son esthétique réaliste socialiste. Le film montre comment Nasser a permis aux classes moyennes d’accéder à ce qui était autrefois le monopole de l’aristocratie. 
Dans Ma femme est P.D.G de Fateen Abdel Wahab (1966), Shadia représente ces femmes qui grâce au nouveau régime peuvent quitter l’univers clos du harem oriental pour exercer la profession de leur choix.

L’auteur cite aussi comme œuvres alimentant la mythologie nassérienne :

Gare centrale de Youssef Chahine (1958) avec le syndicaliste joué par Farid Shawki
La lutte des héros de Tewfik Saleh (1962) avec le personnage du médecin qui se consacre aux plus pauvres et qui les aide à se libérer de la maladie, de l’ignorance et de la misère.
L’auteur mentionne enfin le film Les gens et le Nil réalisé par Youssef Chahine en 1969 mais qui ne sortira sur les écrans qu’en 1972. Cette œuvre méconnue évoque la construction du barrage d’Assouan achevé en 1970.

Ma femme est P.D.G de Fateen Abdel Wahab

Outre la construction du plus grand barrage du monde, la nationalisation du canal de Suez en 1956 fut l’autre grand succès du régime. Quand Nasser annonce sa décision d’expulser la compagnie franco-britannique qui gère le canal, la Grande-Bretagne, la France et Israël déclarent la guerre à l’Egypte. L’invasion tourne à la déroute totale. Nasser ressort du conflit plus prestigieux que jamais. Il devient le héros de la lutte anticolonialiste. 
Le film Port Saïd de Ezzel Dine Zulficar (1957) sort quelques semaines après la défaite de la force tripartite. La dernière scène présente des combattants égyptiens qui encerclent un camp britannique en clamant le nom de Nasser. On y voit aussi une séquence d’actualité montrant la destruction de la statue de Ferdinand de Lesseps à Port Fouad. 
C’est pour glorifier le héros de la cause panarabique que Youssef Chahine réalise en 1963 Saladin qui est en quelque sorte un Nasser du Moyen-Age reprenant Jérusalem aux croisés matérialistes et corrompus.

Saladin de Youssef Chahine
  
Pour l’auteur, l’épisode le plus difficile à dépeindre fut la défaite de 1967 contre Israël. 
Dans son film de 1972, Chanson sur le Passage, Ali Abdel Khaleq raconte comment cinq soldats égyptiens abandonnés par leurs officiers refusent de déserter et continuent le combat.
La même année, Youssef Chahine dans Le Moineau explique que la défaite est due à la corruption qui gangrenait le pouvoir et à l’oppression que celui-ci exerçait sur le peuple

Chanson sur le Passage d'Ali Abdel Khaleq

Septembre 1970: mort de Gamal Abdel Nasser
L’auteur énumère les nombreux documentaristes qui ont évoqué les obsèques de Gamal Nasser. Ils ont montré au monde ces images de tout un peuple en larmes accompagnant son dirigeant bien-aimé jusqu’à sa dernière demeure.
En 1975, dans Le Retour du fils prodigue Youssef Chahine évoque aussi la mort du grand chef d’état. Il en profite pour critiquer la politique de son successeur Anouar el Sadate qui a abandonné les principes socialistes du nassérisme.

Le Retour du Fils Prodigue de Youssef Chahine

Toujours en 1975 commence toute une campagne orchestrée par des intellectuels et relayée par de nombreux journaux contre la politique de Nasser et contre tout ce qui fut accompli à partir de la révolution de Juillet 52.
Trois films dénoncent la police de Nasser, sa brutalité et sa cruauté qui n’ont fait que croître après la défaite de 67 :
Al Karnak de Ali Badrakhan en 1975
Derrière le Soleil de Mohamed Radi en 1978
Nous, ceux de l’autobus de Hussein Kamal en 1979

Derrière le Soleil de Mohamed Radi

Les années passant, les supporters de Nasser firent à nouveau entendre leurs voix, notamment pour critiquer la politique d’Anouar Al Sadate. Adham Youssef ne cite qu’un seul film : le Citoyen Masri de Salah Abou Seif en 1991. Le réalisateur montre comment Nasser avait permis aux paysans pauvres d’acquérir des terres et comment Sadate les leur avait reprises pour les restituer aux grands propriétaires.

Le Citoyen Masri de Salah Abou Seif

Dernier film mentionné par l’auteur : La Boutique de Shehata de Khaled Youssef (2009) qui évoque de manière nostalgique le héros du panarabisme. 
L’article entier peut être consulté sur le site de Ahram On line. (posté le 23 juillet 2015)