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mardi 16 décembre 2025

Oum Kathoum au cinéma

أم كلثوم


Lors de la vingt-deuxième édition du Festival Intrnational du Film de Marrakech (28 novembre-6 décembre 2025), le rélalisateur égyptien Marwan Hamed a présenté en avant-première son dernier film, un biopic sur la grande chanteuse Oum Kalthoum intitulé La Dame (Et Set).Marwan Hamed est un cinéaste de quarante-huit ans que l'on connaît en Occident grâce à son adaptation du roman d'Alaa Al Aswany, l'Immeuble Yacoubian (Emaret Yacoubian, 2006) avec dans les rôles principaux Yousra, Adel Imam et Nour Al Sherif.

C'est l'actrice égyptienne Mona Zaki qui a l'honneur et la lourde charge d'incarner la plus grande diva du monde arabe. En France, on l'a découverte en 2009 dans Femmes du Caire (Ehky Ya Shahrzad) de Yousri Nasrallah.

Dans sa conférence de presse, Marwan Hamed a expliqué qu'il a voulu se démarquer des films ou séries qui ont précédemment évoqué Oum Kalthoum. Il a voulu montrer la femme derrière l'idole et il s'est attaché à rendre la dimension humaine de celle qui a voué sa vie à son art et à son public.

la bande-annonce du film

lundi 14 avril 2025

Festival international du film de femmes d' Assouan (Egypte)

مهرجان أسوان لأفلام المرأة


La neuvième édition du Festival international du film de femmes d'Assouan se tiendra du 2 au 7 mai 2025.
La direction de la manifestation vient de rendre public son affiche officielle, une création d'Hecham Ali qui rend hommage à la grande chanteuse Oum Kalthoum (1898-1975).
Le ministre de la culture égyptien avait en février désigné 2025 comme l'année Oum Kalthoum pour commémorer le cinquantième anniversaire de la mort de la diva.
Oum Klthoum a joué dans six films entre 1936 et 1947.


dimanche 15 janvier 2023

Oum Kalthoum dans le magazine Rolling Stone

أم كلثوم



Le magazine Rolling Stone a fait entrer Oum Kalthoum dans la dernière version de son classement des 200 plus grands chanteurs de tous les temps. Elle occupe la 61eme place. On peut s'en réjouir même si les critères retenus par les rédacteurs du magazine américain dans l'élaboration de leur fameux classement paraissent parfois bien abscons. On constatera néanmoins que les considérations extra-musicales ont joué un rôle non négligeable dans le choix des artistes. Alors on peut à juste titre se poser la question suivante : Oum Kalthoum ne doit-elle pas sa présence dans cette liste uniquement au "political correctness" qui imposait d'y faire figurer au moins une voix arabe ? Quant à sa place de 61ème, on en soulignera le caractère absurde en indiquant que dans ce même classement, Kurt Cobain occupe la  36ème place. A trop vouloir comparer les choux et les carottes...





jeudi 3 novembre 2016

Festival du film franco-arabe de Noisy-le-Sec (France)





 La 5ème édition du festival du film franco-arabe de Noisy Le Sec se tiendra du 4 au 15 novembre 2016. La manifestation est parrainée par le cinéaste Costa-Gravas. 
Ce festival est la réplique française du Festival du film franco-arabe d'Amman en Jordanie.
Le programme compte une soixantaine de projections qui se dérouleront au cinéma Le Trianon à Romainville. 
L'Egypte sera présente à plusieurs reprises :
Le samedi 5 novembre, on pourra découvrir en avant-première le dernier film de Yousry Nasrallah, Le Ruisseau, le Pré Vert et le Doux Visage avec Laila Eloui, Mena Shalaby et Bassem Samra.

Bande-annonce du film de Yousry Nasrallah (en arabe)


Le mercredi 9 novembre, on pourra revoir Oum Kalsoum, une voix de l'Orient, un documentaire de Simone Bitton.
Enfin, le lundi 14 novembre, il y aura Focus sur Mohamed Diab, un débat autour de ses deux derniers films : Les Femmes du Bus 678 (2012) et Clash (2016)


La Page Facebook du Festival

mercredi 30 décembre 2015

O Nuit, O Mes Yeux de Lamia Ziadé

يا ليل يا عين



O Nuit O Mes Yeux, un roman graphique de Lamia Ziadé (éditions P.O.L)
Pour moi, le livre de l'année et l'un des plus beaux jamais publiés sur la grande époque du cinéma et de la chanson au Moyen-Orient.
Dans cette vidéo de Jean-Paul Hirsch, l'auteure présente elle-même son ouvrage :



Un passage a particulièrement retenu mon attention car il fait écho à ce qui m’a incité à créer ce blog sur le cinéma égyptien :
 
« La chose que j’ai voulu montrer c’est que c’est un passé très très proche mais qu’on a déjà complètement oublié et en Occident qu’on a à peine connu. On ne se souvient même plus que ça a existé autant de liberté dans le monde arabe. Tout ce dont on parle du monde arabe, ce sont les horreurs actuelles.(…) Même au Moyen-Orient on a presque oublié que ça a existé cette époque et c’est ça que j’avais envie de refaire vivre pour conjurer le malheur dans lequel on est en ce moment et de me dire si ça a existé à un moment, ça peut revenir, il n’y a pas de raison. Ca va revenir un jour. »

lundi 11 novembre 2013

Les 100 films les plus importants (1) Les années 30



En 2006, la bibliothèque d’Alexandrie forme un comité de trois spécialistes (Ahmed El-Hadari, Samir Farid et Kamal Ramzi) afin de dresser la liste des 100 films les plus importants de l’histoire du  cinéma égyptien.
Les réalisateurs les plus représentés : Salah Abu Seif  (8 films), Youssef Chahine (7 films), Henry Barakat (4 films).

Les Années Trente


1) Al-Warda Al-Bida (La Rose Blanche, 1933, Mohamed Karim)
الوردة البيضاء

avec Mohamed Abdel Wahab, Dawlad Abiad, Suleiman Biek


 La Rose Blanche est le troisième film de Mohamed Karim qui fit ses études de cinéma dans les années vingt à Rome et à Berlin. Il réalisa en 1929, Zeinab et en 1932, Fils à Papa.

C’est le premier film musical égyptien à connaître un grand succès dans l’ensemble des pays arabes.
Il est certainement à l’origine de l’engouement des égyptiens pour la comédie musicale, genre qui dominera le cinéma oriental pendant près de trente ans.
C’est aussi le premier film dans lequel apparaît le compositeur et chanteur Mohamed Abdel Wahab. Ce dernier fera avec Mohamed Karim sept films.


2) Nasheed Al-Amal (Le Chant de l’Espoir, 1937, Ahmed Badrakhan)
منيت شبابي (قصة نشيد الأمل)


avec Oum Kalthoum, Hassan Fayek, Stephan Rosti, Fouad Shafik, Mary Moneib et Zaki Toleimat
D’après un roman d’Edmond Tuema
Scénario et dialogues : Ahmed Rami
Musique : Mohamed El Qasabji et Riad El Sonbati
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l'histoire du cinéma égyptien

C’est le premier film réalisé par Ahmed Badrakhan et c’est le second interprété par la chanteuse Oum Kalthoum.
Ismail abandonne sa femme Amal, la laissant seule avec leur fille Salwa. Celle-ci tombe malade et Alwa consulte le docteur Assem . Tout en soignant la fille, le médecin découvre le talent de chanteuse de la mère. Il décide de l’aider à se lancer dans la carrière artistique.


 3) Salama fi Kheir (Salama va bien, 1937, Niazi Mostafa)
سلامة في خير

avec Naguib al Rihani, Raqiya Ibrahim, Rawhiyya Khaled
Scénario et dialogues de Naguib al Rihani

Salama, employé dans un grand magasin de tissus, doit porter à la banque une grosse somme d’argent. Celle-ci étant fermée, il décide de passer la nuit dans le luxueux Nefretiti Palace Hotel pour protéger son trésor d’éventuels voleurs. Les problèmes surviennent lorsqu’à la suite d’un quiproquo il est pris pour le richissime Prince Kindahar du Bloudestan.
Salama va bien est le premier film que réalise Niazi Mostafa. Un premier film d’une longue série puisqu'il lui arrivait d'en tourner cinq par an. A ce jour, il reste le réalisateur le plus prolifique de toute l’histoire du cinéma égyptien.


 4) Lachine (1938, Fritz Kramp)
لاشين

avec Hassan Ezzat, Hussein Riad et Nadia Nagui

 En 1938, les Studios Misr (fondés en 1935)  produisent un film du réalisateur allemand Fritz Kramp : Lachine. Le film salué par la critique dresse le portrait de la situation politique et sociale au temps du roi Farouk.
Lachine, chef des armées, fidèle au sultan se fait emprisonner suite à un complot mené par le Premier ministre. La population affamée décide d’agir pour libérer le général adulé.  La révolte se termine par la chute du sultan et de son chef de gouvernement. Le film est interdit le lendemain de sa première. Les projections ne reprirent que huit mois plus tard avec un scénario modifié : le dénouement est devenu un « happy end » dans lequel on assiste à la réconciliation du sultan et du général.


5) Othman wi Ali (Osman et Ali, 1939, Togo Mizrahi)
عثمان و علي


avec Ali Al Kassar, Bahiga El Mahdy, Ahmed El Haddad, Aly Abd El Al, Saneya Shawky, Ibrahim Hechmat, Abdo Youssef, Ahmed El-Hamaky
Scénario : Togo Mizrahi

Othman est employé à la United Telephone Copany. Avec Bunduq, son fidèle compagnon, il est chargé d’installer les lignes chez les clients. C’est lors d’une de ses missions qu’un jour, il fait la connaissance d’une jolie femme de chambre Yasmina. Ils tombent aussitôt amoureux l’un de l’autre. Si côté cœur, tout se passe à merveille, il n’en est pas de même côté travail. Othman et Bunduq sont licenciés et il leur faut chercher un autre emploi. Ils en trouvent un chez un pharmacien. Installés dans l’arrière-boutique, ils préparent potions et autres médicaments. Un jour, leur patron les envoie livrer des commandes chez des particuliers. Dans la rue, alors qu’ils se sont arrêtés quelques instants au pied d’un immeuble, un énorme sac jeté des étages supérieurs leur tombe sur la tête. Othman et Bunduq perdent connaissance. Quand ils se réveillent, ils sont dans un bureau, entourés de personnes pleines de sollicitude. Nos héros finissent par comprendre qu’ils sont au siège d’une très grosse entreprise et qu’Othman est le sosie parfait de Ali Bey, le directeur de la société parti en voyage…


 6) Al-Azima (La Volonté, 1939, Kamal Selim)
العزيمة


avec Abd Al-Aziz Khalil, Hekmet Fahmy, Fatma Rouchdi

Mohamed Hanafi, nouvellement diplômé cherche un emploi et se prépare au mariage avec sa bien-aimée Fatima que le boucher Etr veut aussi épouser.

La Volonté est considérée comme l’un des plus grands films égyptiens de tous les temps.En montrant avec un réalisme avant-gardiste pour l’époque la vie quotidienne des habitants d’un quartier pauvre du Caire, Kamal Selim se fait le précurseur du néoréalisme italien.
Apparaît à la septième place dans la liste des meilleurs films égyptiens de tous les temps.