Histoire du cinéma égyptien par les films.
Les chefs d'oeuvre, les succès populaires, les navets.
Les stars, les cinéastes, les danseuses, les chanteurs de l'âge d'or du cinéma égyptien. Histoire des studios Misr.
La comédie des années trente aux années soixante-dix.
Le cinéma égyptien dans les festivals.
Hesham Ali est un jeune designer égyptien auquel de grands festivals de cinéma du monde arabe font appel pour la conception de leurs affiches. Hasard du calendrier, ce mois-ci, deux festivals présentent un visuel réalisé par Hesham Ali.
Le premier, c'est le festival international du film de femmes d' Assouan en Egypte qui se tiendra du 20 au 25 avril.
Le second, c'est le festival du film méditerranéen d'Annaba en Algérie qui se tiendra du 24 au 30 avril prochain et qui rendra hommage au cinéma égyptien.
On notera une parenté évidente entre les deux affiches. Tout le monde s'accorde pour leur trouver des qualités artistiques indéniables -raffinement et élégance- mais pour celle du festival d'Annaba, certains journalistes ont déploré ce choix d'un artiste égyptien pour figurer une manifestation algérienne. Ils ont souligné le caractère "impersonnel" du visuel et l'absence totale de référence au cinéma et à l'Algérie.
La dixième édition du festival international du film arabe d'Oran s'est tenue du 25 au 31 juillet 2017. Une trentaine de films étaient en compétition (des longs et courts métrages ainsi que des documentaires).
Quatre films égyptiens étaient présentés :
In the Last Days of the City (Akher ayam el madina) de Tamer El Said
avec Khalid Abdalla, Laila Samy, Hanan Youssef
En 2008, au Caire, Khalid se bat pour réaliser un film sur sa ville. Il
voudrait en restituer la vitalité protéiforme sous la chape de plomb que
le régime de Moubarak fait peser sur l’ensemble du pays depuis plus de
trente ans. Les difficultés s’accumulent tandis que sur le plan
personnel il doit affronter un drame : sa mère est en train de mourir à
l’hôpital. Des amis lui envoient des images de Beyrouth, de Bagdad et de
Berlin, ce qui l’encourage à poursuivre son travail.
Un film qui a été de nombreuses fois primé mais qui n'a pas encore été projeté en Egypte. Le réalisateur paie ainsi ses déclarations très critiques à l'égard du président Al-Sissi.
Manwala de Magdi Ahmed Ali
avec Amr Saad dans le rôle principal
C'est l’adaptation d’un roman du journaliste Ibrahim Issa. C’est l’histoire
du Cheikh Hatem Shenawi, un prédicateur islamiste devenu une star grâce à ses
émissions de télévision. Sa crédibilité chute brusquement quand le public
apprend ses liens très étroits avec le pouvoir.
Nous sommes des Egyptiens arméniens (Ehna El-Masreyin El Arman) de Waheed Sobhi, Eva Dadrian et Hanan Ezzat
Ce documentaire évoque l'histoire de la communauté arménienne en Egypte.
Les Constructeurs (Al bananwa), un court-métrage de Naji Ismaël
avec Mahmoud
Gomaa, Khaled Al Fishawy, Saleh Abo Zaid, Fadel Aljarhy
L'année dernière, le festival d'Oran avait récompensé trois films égyptiens, cette année, aucun. Le jury, présidé par le cinéaste tunisien Férid Boughedir (Halfaouine, l'enfant des terrasses et Un Eté à la Goulette), a décerné son "Whir d'or" à En Attendant les Hirondelles du jeune réalisateur algérien, Karim Moussaoui.
Trois films
égyptiens ont été récompensés lors de la cérémonie de clôture du festival international du film arabe qui s’est
tenu la semaine dernière à Oran.
Dans la
catégorie des longs métrages, Nawara de Hala Khalil a reçu deux prix :
celui du meilleur film et celui de la meilleure actrice pour son interprète
principale Menna Shalaby.
We Have
Never Been Kids (Abadan
Lam Nakon Atfal) de Mahmoud Soliman a remporté celui du prix spécial du jury
dans la catégorie Documentaires.
Enfin Dry
Hot Summer(Gaf Har
Sayfan) de Sherif El Bendary a obtenu le prix du meilleur court-métrage. Ce
film de 30 minutes avait déjà été primé en février dernier au Festival du film
de Berlin.
Nawara et We
Have Never Been Kids sont les deux films qui caracolent en tête dans tous les
festivals auxquels ils participent.
C’est le
troisième prix d’interprétation que reçoit Menna Shalaby pour Nawara.
La neuvième édition du festival international du film arabe d'Oran se tiendra du 22 au 27 juillet 2016. 34 films seront en compétition (24 longs et courts métrages, 10 documentaires).
Le Syrien Mohamed Malas* présidera le jury pour la section longs-métrages,
l’Algérien Rachid Ben Allel** pour la section courts-métrages et le Tunisien
Mourad Ben Cheikh*** pour la section documentaires.
Le programme officiel du festival n'a pas encore été divulgué. D'après certaines sources, nous retrouverions deux films égyptiens en compétition : Nawara de Hala Khalil et We Have Never Been Children de Mahmoud Soliman. Ces deux oeuvres ont déjà glané un grand nombre de prix dans les différents festivals où ils ont été présentés.
Selon Ahram Online, le festival rendrait hommage à Youssef Chahine. On devrait notamment revoir le film Retour du fils prodigue réalisé en 1976 et co-produit par l’Égypte et l'Algérie.
*Mohammad Malas, né en 1945, est le plus célèbre réalisateur syrien. Son film La Nuit réalisé en 1992 a été classé parmi les 10 meilleurs films arabes de tous les temps (classement établi par le réalisateur palestinien Omar al-Qattan pour le journal The Gardian). Cela n’a pas empêché les autorités syriennes d’interdire sa diffusion pendant quatre ans sur l’ensemble du territoire national. Mohammad Malas a soutenu la révolte de mars 2011 contre le régime de Bachar al-Assad.
**Rachid Ben Allel est un réalisateur né en 1946 à Alger. Il est l'auteur de l'Insoumis, un biopic du poète kabyle Si Mohand U Mhand (2008).
***Mourad Ben Cheikh, né en 1964 à Tunis, a surtout travaillé pour la télévision. Il s’est illustré essentiellement dans le documentaire. En 2011, il réalise Plus Jamais Peur, un documentaire sur la révolution tunisienne.