samedi 16 janvier 2021

A la télé : le film du jour (Rotana Classic du 16 au 18 janvier)

روتانا كلاسيك

Ma sélection personnelle parmi les films diffusés par la chaîne Rotana Classic. Les horaires donnés sont ceux de l'après-midi ou de la soirée (heure de Paris). La plupart des films sont ensuite rediffusés le lendemain matin. Je m'efforce de choisir des films qui n'ont pas encore fait l'objet d'une présentation sur ce blog sans nécessairement prendre en compte leurs qualités artistiques.


Lundi 18 janvier à 22h

Complot de Kamal El Sheikh (Muamara, 1953)
avec Madiha Yousri, Zaki Ibrahim, Amina Nour Eddin, Samia Roshdi, Rushdy Abaza, Serag Mounir, Mohamed El Sabaa, Soad Ahmed, Adli Kasseb, Zeinab Sedky, Abdel Ghany Kamar, Abdel Rahim El Zarakany, Ali Abd El Al, Abbas Rahmy, Waguih Al Atrache, Yehia Chahine
Scénario : Ali El-Zorkani



Après la mort de son père, Amina, une jeune femme simple et honnête, doit trouver du travail. Elle est embauchée comme secrétaire par Mourad, un jeune chef d’entreprise. Ce dernier est tout de suite séduit par sa nouvelle employée au point qu’il envisage de l’épouser. Mais c’est sans compter Salwa la cousine de Mourad. Elle aussi aurait voulu devenir la femme du jeune chef d’entreprise pour profiter de sa fortune. Salwa parvient à mettre de son côté le père de Mourad qui exige le licenciement d’Amina. Mourad est obligé de s’exécuter mais sa passion pour la jeune femme est toujours aussi vive. Il décide de l’épouser. Le jour du mariage, son père exprime sa colère en présence d’Amina. Cette dernière est bouleversée par l’hostilité du vieil homme. Peu après, la santé d’Amina se détériore brutalement. Elle perd la vue. Pendant ce temps-là, Salwa et sa mère poursuivent leurs manœuvres contre la jeune mariée. Elles font croire qu’Amina trompe son mari grâce à la complicité d’un ami qui accepte d’endosser le rôle d’amant…


Samedi 16 janvier à 18h30

Le Secret du Bonnet Invisible de Niazi Mostafa (Ser Taqya el Ekhfa, 1959)
Tawfik El Deken, Berlanti Abdel Hamid, Abdel Moneim Ibrahim, Ahmed Farahat, Zahrat Al Oula, Gamalat Zayed, Adli Kasseb, Samia Roshdi 
Scénario : Abdel Hay Adib et Niazi Mostafa 
Dialogues : El Sayed El Bedir 
Musique : Mounir Mourad et Fathy Qora 
Production : Khalil Diab


Comédie fantastique. Asfour est un reporter naïf et maladroit. Son incompétence notoire exaspère son rédacteur en chef. Il est amoureux d’une collègue, Amal. Malheureusement cette dernière doit épouser Amin, un cousin méchant et sournois, bijoutier de son état. 
Asfour vit avec son petit frère Fasih et ses parents. Son père est un excentrique qui se consacre à l’alchimie. Il multiplie les expériences dans l’espoir de fabriquer un jour de l’or. 
Amin ne supporte pas qu’Amal fréquente Asfour. Il menace son rival afin qu’il s’éloigne de la jeune femme. Le bijoutier a le soutien de la mère de celle-ci et rien ne pourra empêcher leur mariage. Asfour est désespéré. 
Un soir, Fasih est resté seul dans le laboratoire de leur père et il entreprend de jouer au petit chimiste. Il provoque une explosion qui libère d’une jarre un génie. L’enfant s’évanouit puis l’être surnaturel prend feu, ne laissant de son passage qu’une fine poussière qui s’est déposée sur un bonnet appartenant à Asfour. 
Peu après, on s’aperçoit que le bonnet a le pouvoir de rendre invisible celui qui le porte. Asfour comprend tout de suite le parti qu’il va pouvoir en tirer. Tout d’abord, tourmenter Amin et empêcher son mariage avec Amal…



Monter vers l’abîme (Al-Soa'd Ela Al-Hawya, 1978)

الصعود الى الهاوية
إخراج : كمال الشيخ


Kamal El Sheikh a réalisé Monter vers l'Abîme en 1978.
Distribution : Mahmoud Yassin, Madiha Kamel, Gamil Rateb, Ibrahim Khan, Eman, Imad Hamdi, Nabil Nour Eddin, Salah Rashwan, Taysir Fahmi, Nabil El Dessouky, Nawal Fahmy, Mohamed Sultan, Ismaïl Abdel Meged, Jack Meer, Eve Bino, Claude Cernay, Narges Attiya, Abdul Latif bin Jeddo, Abdul Moneim Al Nimr, Hattab Al Dhib 
Scénario : Saleh Morsi et Maher Abdel-Hamid 
Musique : Tarek Sharara

Imad Hamdi et Madiha Kamel



Nawal Fahmy



Gamil Rateb



Mahmoud Yassin



Ibrahim Khan



Mahmoud Yassin et Salah Rashwan



Nabil El Dessouky



Mohamed Sultan



Madiha Kamel



Madiha Kamel et Eman


















Résumé

Nous sommes en 1969, deux ans après la défaite de la guerre des six jours. Abla Kamel est une jeune femme qui souffre de la mésentente de ses parents. Son père est un enseignant, au caractère faible. Il laisse son épouse dépenser toutes leurs économies dans d’interminables jeux de cartes. Abla croit avoir trouvé le bonheur en la personne de Ramzi, un jeune homme riche. Elle l’aimait et elle croyait être aimée. Il lui avait promis le mariage et elle s’est abandonnée à lui. Las ! Il la quitte peu après. Elle est désespérée. Pourtant un autre homme l’aime sincèrement. C’est, Sabri Abdel Moneim, un ingénieur des forces armées mais elle ne ressent rien pour lui sinon de l’amitié. Abla ne supporte plus l’Egypte et elle part en France pour étudier la littérature à la Sorbonne. Elle a trouvé une chambre dans un hôtel bon marché. Sa nouvelle vie la ravit. Elle fait la connaissance de Madeleine qui elle aussi est étudiante. Elle appartient à un milieu privilégié et mène une existence agréable dans la capitale française. Les deux jeunes femmes sortent régulièrement ensemble. Madeleine est homosexuelle et elle ne cache pas son attirance pour Abla. Cette dernière finit par lui céder. En fait, Madeleine est en relation avec les services secrets israéliens. Elle contacte Edmond, un agent du Mossad et lui propose de recruter Abla en précisant que la jeune égyptienne est follement aimée d’un ingénieur travaillant pour l’armée. Ce détail ne manque pas d’intéresser Edmond. Il parvient à faire connaissance avec Abla et très vite à gagner sa confiance. Il lui fait visiter les plus beaux endroits de Paris. Il prétend travailler pour une organisation internationale qui œuvre pour la paix entre les peuples et il lui propose de devenir sa collaboratrice. Les conditions financières sont alléchantes et Abla accepte, heureuse à la perspective de quitter sa petite chambre d’hôtel pour un luxueux appartement. Quand elle comprendra pour qui elle travaille et ce qu’on attend d’elle, il sera trop tard. 

Edmond lui a demandé de se rendre en Egypte. Elle revoit sa mère mais son père était parti travailler en Tunisie. Elle exécute ensuite sa mission : elle retrouve Sabri, lui fait croire qu’elle est amoureuse de lui et couche avec lui. Après cela, l’ingénieur ne pourra plus rien refuser à sa bien-aimée et il est disposé à lui livrer des renseignements ultra confidentiels. Mais c’est sans compter les services secrets égyptiens qui sont déjà à la manœuvre. L’officier Khaled Selim en charge du dossier comprend vite le rôle joué par Sabri dans cette affaire d’espionnage. Il le neutralise en le faisant muter et en lui fournissant de fausses informations. Avec ses hommes, il se rend à Paris. C’est là qu’il rencontre Abla qui, de retour en France, dirige une boutique de mode afin de mieux dissimuler ses véritables activités. Khaled Selim découvre l’incroyable réseau que la jeune femme a réussi à se créer. Elle fréquente les milieux diplomatiques arabes de la capitale française et au besoin, couche avec de hauts responsables pour obtenir toutes les informations qui intéressent l’état hébreu. Pour la mettre hors d’état de nuire, l’officier égyptien a une idée. Avec la collaboration des services secrets tunisiens, il fait croire à Abla que son père est gravement malade et qu’il est hospitalisé à Tunis. Folle d’inquiétude, Abla s’envole pour la Tunisie. A l’aéroport, elle est accueillie par Khaled Selim qui parvient à l’attirer dans un avion privé. Destination finale : l’Egypte. Abla et Sabri seront jugés, condamnés à mort et exécutés.


Informations diverses

Ce film s’inspire de l’histoire d’Heba Selim, une espionne égyptienne au service du Mossad. Elle avait épousé un ingénieur de l’armée et c’est grâce à lui qu’elle pourra communiquer aux Israéliens, des informations très précieuses sur l’emplacement des bases anti-missiles des forces armées égyptiennes. Après l’arrestation et la condamnation de Seba et son mari, Sadate refusera toutes les demandes en grâce. L’espionne sera pendue tandis que son mari sera fusillé. 

Avant de le confier à Madiha Kamel, Kamal El Sheikh avait proposé le rôle d’Abla à Soad Hosni et à Nagla Fathi. La première avait refusé de peur de s’aliéner une partie de son public en jouant une jeune femme qui trahit sa patrie par cupidité. La seconde souhaitait qu’on modifie la fin du film afin de rendre le personnage plus sympathique. Cette fois-là, c’est Kamal EL Sheikh qui a refusé. 

"Monter vers l'Abîme" est riche en images de Paris dans les années soixante-dix. Les personnages déambulent à travers les rues et les jardins de la capitale, déjeunent au restaurant, assistent à des spectacles, font du lèche-vitrines. A un moment, Abla et Madeleine vont au cinéma. On les voit sortir de la salle tandis qu’à gauche de la porte, un groupe de jeunes gens semblent commenter la grande affiche fixée au mur. Cette affiche est celle d’un film érotique « Les Enjambées », réalisé par Jeanne Chaix avec Valérie Boisgel et Claudine Beccarie. Petit anachronisme : ce film ne sortira qu’en 1974. Quand la porte se referme derrière les derniers spectateurs, on s’aperçoit qu’il y a à droite une autre affiche : cette fois-ci, c’est celle du premier dessin animé de Lucky Luke qui date de 1971. Il est bien étrange de trouver réunis ces deux films qui ne sont pas tout à fait destinés au même public ! Une devinette : lequel des deux ont été voir les deux amies, "Les Enjambées" ou "Lucky Luke" ? Un indice : dans la scène précédente, quand Madeleine et Abla se retouvent à l’entrée de la Sorbonne, la première propose d’aller au cinéma. La seconde demande, en français : « Quel film ? » Réponse : « Tu verras ! »




dimanche 3 janvier 2021

Wahid Ahmed (1944-2021)

وحيد حامد


Wahid Hamed est mort ce samedi 2 janvier. Il fut le scénariste le plus célèbre de sa génération. 
Dès le début de sa carrière, à la fin des années soixante-dix, son nom est associé à celui du grand acteur Adel Imam pour qui il va écrire un grand nombre de comédies. Dans les années quatre-vingt-dix, Wahid Hamed et Adel Imam travaillent avec le réalisateur Sherif Arafa pour cinq films qui comptent parmi les plus importants de leurs filmographies respectives. On se souvient notamment de Terrorisme et Kebab en 1994, un film que l’on considère aujourd’hui comme un modèle de la comédie politique. 
Wahid Hamed signera aussi le scénario de l’Immeuble Yacoubian réalisé en 2006 par son fils Marwan (d’après le célèbre roman d’Ala’a Al Aswani) et celui de Femmes du Caire réalisé par Yousri Nasrallah en 2009. 
En 2010, il écrit pour la télévision La Confrérie (Al Gama’a), une série qui conte l’histoire des Frères Musulmans. Wahid Hamdi y exprime toute l’aversion qu’il porte aux islamistes et aux fanatiques. 

Dans l’une de ses dernières interviews, le scénariste rendait un hommage vibrant aux actrices et acteurs qui avaient travaillé avec lui : 
« Ahmed Zaki aimait son travail plus que son propre fils. Adel Imam est toujours resté vrai dans son art et il nous a donné un grand nombre de films qui furent tous des succès aimés par le public. Les actrices Nabila Ebeid et Yousra ainsi que tous les autres stars qui ont joué dans mes films ont toujours considéré leur travail comme la chose la plus importante de leur existence. Elles s’y sont investies de toute leur âme et elles furent toujours sincères. C’est pourquoi le succès ne les a jamais quittées. » (Al-Ahram Weekly, octobre 2019).

Photo : brève apparition de Wahid Hamed dans le film Jouer avec les Grands de Sherif Arafa (1991). A gauche, Adel Imam.


samedi 2 janvier 2021

A la télé : le film du jour (Rotana Classic du 1er au 15 janvier)

روتانا كلاسيك

Ma sélection personnelle parmi les films diffusés par la chaîne Rotana Classic. Les horaires donnés sont ceux de l'après-midi ou de la soirée (heure de Paris). La plupart des films sont ensuite rediffusés le lendemain matin. Je m'efforce de choisir des films qui n'ont pas encore fait l'objet d'une présentation sur ce blog sans nécessairement prendre en compte leurs qualités artistiques.


Vendredi 15 janvier à 18h30

Elle possède quelques sous d'Ezzel Dine Zulficar (Sahibat al Malalim, 1949)
avec Mohamed Fawzy (Samir), Camilia (Siham), Shadia (Nabila), Ismail Yassin (Antar, le garçon de café), Thoraya Helmy (Sonia), Salah Nazmi (Kamal), Mohamed Abdel Qodos (le père de Kamal), Hind Rostom (Fawaki, la rivale de Siham), Nelly Mazlom (danseuse), Abdel Hamid Zaki (le domestique), Abdel Aziz Hamdy (Sabat Effendi) 
Scénario : Youssef Gohar, Ezzel Dine Zulficar 
Musique : Mohamed Fawzy, Mamoun Al Shinnawi, Abdel Aziz Salam, Mostafa Al Sayed 
Production : Raymond Kourba


Comédie musicale. Siham, Nabila et Sonia sont trois sœurs orphelines. Leur oncle décède et leur laisse pour tout héritage 500 piastres. Elles réfléchissent à comment utiliser au mieux cette somme pour obtenir ce dont elles rêvent : un mariage avec un jeune homme riche. Elles vont à Alexandrie et s’installent dans un hôtel luxueux fréquenté par des millionnaires. Siham se fait passer pour une riche héritière en villégiature qui est accompagnée de sa secrétaire, en fait Nabila, et de sa femme de chambre, en réalité Sonia. Siham ne tarde pas à rencontrer un homme comme elle le souhaite. Il s’appelle Samir. De son côté, Nabila a jeté son dévolu sur Kamal, le fils du Pacha Adham. Malheureusement, celui-ci ne porte aucune attention à la fausse secrétaire. Il est attiré par Siham et devient donc le rival de Samir…


Jeudi 14 janvier à 16h30

Samara de Hassan El-Seifi (Samara, 1956) 
avec Taheya Carioca, Mohsen Sarhane, Mahmoud El-Meliguy, Stephan Rosty, Serag Mounir, Mahmoud Ismaïl, Mohsen Sarhan, El Sayed Bedeir, Awatef Youssef, Hussein Ismaïl, Riad El Kasabgy, Shafik Nour El Din 
Scénario : Mahmoud Ismaïl 
Musique : Attiah Sharara 
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l'histoire du cinéma égyptien


Thriller. Soltan, un important trafiquant de drogue, épouse Samara, une danseuse dont l’enfance fut bouleversée par des événements dramatiques. Il l’initie à ses affaires et la jeune femme devient une pièce maîtresse du gang. Mais la police parvient à introduire dans le réseau un indicateur. Samara en tombe aussitôt amoureuse. La situation se complique encore quand le patron de Soltan s’éprend à son tour de la danseuse…


Mercredi 13 janvier à 22h

Des Années d'Amour de Mahmoud Zulficar (Sanawat El Hob, 1963)

avec Nadia Lutfi (Nadia), Chukry Sarhan (Adel), Mohamed Awad (le cousin d’Adel), Layla Taher (amie de Nadia), Mahmoud Azmy (Fathy, le frère d’Adel), Zeinab Sedky (la mère d’Adel et Fathy), Fifi Saheid (la mère de Nadia), Abdel Azim Kamel (le père de Nadia), Soheir Zaky, Layla Yousry 
Scénario : Amin Youssef Ghorab 
Production : Abbas Helmy


Drame sentimental. Nadia et Adel se sont rencontrés dans le train. Ils s’apprécient beaucoup et ils décident de se revoir. Mais Adel ne se présente pas à leur rendez-vous. Il a subitement quitté Le Caire sans pouvoir prévenir Nadia. Il lui écrit une lettre dans laquelle il explique son absence. Malheureusement la jeune femme ne la reçoit pas. Par désespoir, elle accepte d'épouser le frère de celui qui semble vouloir la fuir. Quelque temps après le mariage, Adel refait son apparition…


Mardi 12 janvier à 18h30

L'Appel du Courlis (ou La Prière du Rossignol) de Henry Barakat (Doa al karawan, 1959)
avec Ahmed Mazhar, Hussein Ismail, Faten Hamama, Edmond Tuema, Ragaa El Geddawy, Hussein Asar, Nahed Samir, Abdelalim Khattab, Mimi Shakib 
Adaptation du roman de Taha Hussein, L'Appel du Courlis (1934) 
Scénario : Henry Barakat et Youssef Gohar 
Musique : André Ryder 
Production : les films Barakat 
Figure dans la liste des quinze meilleurs films égyptiens de tous les temps.
appréciation : 5/5


Drame. Bani Warkan est une petite ville au cœur des montagnes où vit Amina avec sa sœur Hanadi et ses parents, Khader et Zarah. Cette famille de bédouins mène une existence laborieuse mais les trois femmes sont courageuses. Malheureusement, le père est un débauché qui dépense tout son argent dans les plaisirs. Un jour, c'est le drame : il est assassiné. L'oncle Khal Jaber ordonne à sa sœur et à ses nièces de quitter le pays, le temps que les gens oublient le scandale. Les trois femmes se lancent dans un long périple qui les mène dans une ville. Elles louent une petite maison mais il faut trouver du travail au plus vite. Grâce à un intermédiaire, les deux filles sont embauchées comme femme de chambre.


Dimanche 10 janvier à 18h30

Layla, fille de la campagne de Togo Mizrahi (Leila bint al rif, 1941)

avec Layla Mourad (Layla), Youssef Wahby (Fathi), Zouzou Chakib (Samira), Taheya Carioca (Touha), Bechara Wakim (Rachwan), Anwar Wagdi (Ezzat), Ferdoos Mohamed (la mère de Fathi), Hassan el Baroudi, Fakher Fakher (Ibrahim), Salwa Elaam (Salwa), Abdel Salam Al Nabulsi (Ramzy) 
Scénario : Togo Mizrahi 
Musique : Zakaria Ahmed, Riad El Sonbati


Fathy qui habite Le Caire retourne dans son village natal à la demande de sa mère malade. Fathy a fait des études de médecine en Grande-Bretagne mais n’a jamais vraiment pratiqué préférant se consacrer à ses plaisirs. Sa mère le retient au village et fait tout pour qu’il se rapproche de sa riche cousine Layla. Fathy refuse d’épouser une fille d’agriculteurs mais sa mère menace de le déshériter. Le jeune homme finit par accepter le mariage. Il retourne au Caire avec sa jeune épouse…


Samedi 9 janvier à 18h30

Trente Jours en Prison de Niazi Mostafa (30 youm fil sign, 1966)
avec Abou Bakr Ezzat (Medhat), Farid Shawki (Amshir), Nawal Abou Al Foutouh (Azhar), Hassan Hamed (Ibn Al Janawi), Soheir El-Barouni (l’employée de maison), Mimi Chakib (la mère de Soheir), Mohamed Reda (Hangal le voleur), Ibrahim Saafan (l’avocat), Madiha Kamel (Soheir), Samir Ghanem (son propre rôle), Ahmed El Deif (son propre rôle), George Sedhom (son propre rôle) 
D’après une histoire de Naguib El Rihani et de Badie’ Khairy 
Scénario : Abdel Hay Adib et Niazi Mostafa 
Musique : Hussein Al Saïd 
Chansons : Samir Ghanem, Ahmed El Deif, George Sedhom 
Production : Films Ihab Leithi


Medhat dirige le cabaret « le Trocadéro » qui appartient à Madame Fawzia. Il doit épouser sa fille Soheir mais il entretient aussi une relation amoureuse avec une actrice. Pour garantir la sécurité de l’établissement qu’il dirige, il a embauché Amshir, un hercule de foire. Ce dernier est un brave garçon mais il a tendance a abusé de sa force à contretemps. Justement, ce soir-là, un personnage important dîne au cabaret. Medhat est à sa table et par inadvertance, il brûle la moustache de l’homme. Fureur du « brûlé » qui frappe Medhat. C’est à ce moment-là qu’intervient Amshir : il assomme l’agresseur de son patron mais les hommes de celui-ci répliquent à leur tour. La mêlée devient générale. La police puis la justice s’en mêlent. Un procès a lieu. Contre de l’argent, Amshir accepte de prendre tous les torts à son compte et il est condamné à trente jours de prison… 


Vendredi 8 janvier à 22h

Femme en marge d’Hassan Al Imam (Emraa alal hamish,1964) 
avec Hind Rostom, Hassan Youssef, Mohamed Awad, Zouzou Nabil, Zizi El Badraoui, Sohair El Barouni, Hala Fakher, Hussein Ismael, Karima El Sherif, Abdel Hamid Badawy, Awatef Ramadan, Fifi Youssef, Mohsen Hassanein, Ikram Ezzo, Mustafa El-Sharif, Abdel Moneim Basiony, Badr Nofal 
Scénario : Mohamed Mostafa Samy et Hassan El Imam 
Musique : Mahmoud Al Sherif, Fathy Qoura, Ali Ismaïl


Siham Fawzy est une actrice qui a tout pour être heureuse. Elle est célèbre et elle file le parfait amour avec son mari, Ihsan dont la famille est très riche. Depuis qu’elle est enceinte, elle est au comble de la félicité. Malheureusement, le beau-père n’a jamais vu d’un très bon œil la relation entre son fils et cette saltimbanque. Il exige qu’Ihsan divorce au plus vite. Dans un premier temps, celui-ci refuse mais progressivement il se range à l’avis de son père. Quand Siham rentre de la maternité, elle découvre que son mari l’a répudiée et qu’il a épousé une jeune femme plus conforme aux conceptions du père. Folle de rage, elle retrouve Ihsan dans le train qui le conduit à Alexandrie avec sa nouvelle épouse. Elle l’abat d’un coup de pistolet. Elle est condamnée à vingt ans de prison. Son fils est confié à un couple sans enfant. Les années passent et elle est enfin libérée. Elle retrouve la trace de son fils et se fait embaucher comme bonne dans sa famille adoptive… 


Jeudi 7 janvier à 14h30

Qui de nous deux est le voleur ? de Mohamed Abdel Aziz (Mayn fina alhiramii, 1984) 
avec Adel Imam (Sharif/), Sherihan (Sahar, la fille de Monsieur Asim), Farida Saif Al-Nasr (Ghandoura), Ahmad Bedir (Ismaïl, le collègue de Sharif), Salah Nazmi (Monsieur Asim, le président de la compagnie), Ali Al Sharif (un prisonnier),Hassan Hussein (Shaker), Menirva (Randa, la collègue de Sharif), Mahmoud Abdel Hamid (l’enfant), Naeim Issa (le boucher), Nabawya Sa'id (la mère de Ghandoura), Faten Fouad (la femme de Shaker),Hassan El Yamani (Mismar), Shokry Mansour (le marchand de meubles), Hussein Al Sharif (le policier), Zizi Moustafa (la danseuse, maîtresse de Shaker),Imad Mouharam (l’ancien amant de la danseuse), Ibrahim El Tokhy (un prisonnier) 
Scénario : Faysal Nada
Musique : Hassan Abou El Saoud


Hussein vit à Londres. C’est un gentil garçon, timide et honnête. Très émotif, il bégaie constamment, ce qui ne l’a pas empêché de faire la connaissance de Sahar, une jeune et jolie journaliste. Ils rentrent ensemble en Egypte. A l’aéroport, ils sont accueillis par le père de Sahar, Monsieur Asim. Ce dernier est le directeur de la société dans lequel travaille le frère jumeau de Hussein. Lors du déjeuner, Monsieur Asim apprend à Hussein que Sharif, son frère, a volé cinq cent mille livres dans les caisses de la compagnie. Il a été arrêté et condamné à dix ans de prison mais on n’a pas retrouvé l’argent. Hussein est terrassé par la nouvelle. Peu après, il décide de se rendre à la prison pour s’entretenir avec son frère. Malgré son forfait, il veut l’aider. Il vend les meubles de Sharif pour récupérer un peu d’argent. Mal lui en a pris ! Sharif avait dissimulé les cinq cent mille livres dans l’un des montants du lit. Il faut à tout prix le récupérer !


Mercredi 6 janvier à 18h30

Souviens-toi de moi d’Henry Barakat (Idhkourini, 1978)
avec Nagla Fathy (Mona), Mahmoud Yassin (Mahmoud Hussein), Ahmed Khamis (l’oncle de Mona), Alia Abdel Moneim (la tante de Mona), Moshira Ismaïl (la cousine de Mona), Zizi El Badraoui (Layla, la femme de Mahmoud), Youssef Shaaban (le mari de Mona), Hayat Kandil (Amia, la fille de Mahmoud élevée par Mona), Khaled Zaki (le fils de Mona) 
Scénario : Rafik El Saban
D’après un roman de Youssef Al Sebaï, Entre les Ruines (1953)
Musique : Omar Khorsheid


Drame sentimental. Mona est une jeune orpheline qui vit chez son oncle. Etudiante, elle rencontre Mahmoud Hussein, un jeune écrivain dont elle tombe follement amoureuse. Entre eux naît une idylle, prémisse d’un bonheur éternel. Malheureusement, Mahmoud est déjà marié. Sa femme est malade du cœur et une séparation est inenvisageable. Terrassée par le chagrin, Mona accepte d’épouser l’homme que lui propose son oncle. Peu après, elle donne naissance à un petit garçon. Les mois passent. Un jour, elle apprend que Mahmoud est hospitalisé. Il a été victime d’un accident de la route et il est plongé dans le coma. Malgré l’opposition de son mari, elle se rend au chevet de celui qu’elle n’a jamais cessé d’aimer. Son mari demande le divorce et s’installe à l’étranger avec leur fils. Mahmoud meurt peu après alors que sa femme s’apprête à accoucher. Cette dernière meurt à son tour en donnant naissance à une petite fille. Mona décide d’élever l’enfant. Les années passent… 
Peut intéresser les fans de Michel Sardou : dans une scène, les personnages dansent très longuement sur la chanson « Je Vais t’Aimer ». 
Deux informations :
Le roman de Youssef Al Sebaï avait déjà fait l’objet d’une adaptation en 1959 par Ezzel Dine Zulficar avec Faten Hamama et Salah Zulficar. 
Le film sort en Egypte en mars 1978. Un mois auparavant, l'auteur du roman meurt assassiné sur l'île de Chypre. 


Mardi 5 janvier à 18h30

Nos plus beaux jours de Helmy Halim (Ayyamine el helwa, 1955)
avec Omar Sharif (Ahmed), Faten Hamama (Houda), Abdel Halim Hafez (Ali), Ahmed Ramzy (Ramzy), Zahrat Al Oula (Salwa, la cousine d’Ahmed), Zinat Sedky (Zenobia), Serag Mounir (Oncle d’Ahmed), Aziza Helmy (la folle), Saïd Khalil (le médecin), Ibrahim Hechmat (le chirurgien), Ahmed Saïd (docteur Shouqi Yassin), Fifi Sayed (la tante d’Houda) 
Scénario et dialogues : Ali El Zorkani 
Musique : Morsi Gamil Aziz, Kamal Al Tawil, Mohamed Al Mogi


Houda est une jeune fille qui vient de sortir de l’orphelinat. Elle a trouvé un emploi de garde-malade et elle loue une chambre dans une grande maison tenue par madame Zenobia. Elle a comme voisins trois étudiants qui sont immédiatement conquis par sa beauté et sa gentillesse. Mais Houda tombe gravement malade et son état nécessite une opération chirurgicale qu’elle est incapable de payer. Les trois garçons vont tout entreprendre pour réunir la somme exigée par l’hôpital… 


Lundi 4 janvier à 22h

La Colère des Parents d'Hassan Al Imam (ghadab el waldeen, 1952)
avec Shadia, Mohsen Sarhan, Amina Rizk, Hussein Riad, Samia Tawfik, Zouzou Hamdi El Hakim, Chukry Sarhan, Ahmed Allam, Fakher Fakher, Mohamed El Dib, Thuraya Fakhry, Abdel Hamid Zaki
Scénario : Hassan Al Imam et Hassan Abdel Wahab 
Dialogues : Mohamed Mostafa Samy 
Musique : Mahmoud Al Sharif, Fathy Qora, Ibrahim Haggag


Mélodrame. Imam Mohamed est un homme vertueux et travailleur qui a tout sacrifié à la réussite de son fils unique. Lui et sa femme ont hypothéqué leur maison afin de financer ses études dans une école de commerce et un fois que le jeune homme a obtenu son diplôme, Imam lui a trouvé une place dans la société qui l'emploie. 
Mais le fils ne manifeste aucune gratitude à l’égard de ses parents. Il a toujours souffert d’appartenir à une famille modeste face à ses condisciples plus aisés. A son père et à sa mère, il réclame sans cesse davantage afin de mener une existence conforme à ses désirs. Et ses exigences se font encore plus pressantes depuis qu’il a pris pour maîtresse une danseuse. Contre l’avis de son père, il l’épouse. Erreur fatale : elle le conduira au crime… 
En 1976, Hassan El Imam réalisera un remake de ce film avec Farid Shawki dans le rôle du père et Samir Sabri dans celui du fils.


Dimanche 3 janvier à 14h30

Terrorisme et Kebab de Shérif Arafa (Al-Irhab Wa Al-Kabab, 1992) 
avec Adel Imam (Ahmed Fatah Al Bab), Kamal Al Shennawi (ministre de l’intérieur), Nagy Saad (le général adjoint du ministre de l’intérieur), Yousra (Hind), Ahmed Rateb (Shalabi), Mohamed Youssef (un employé), Ashraf Abdel Baky (Hilal), Alaa Wali El Din (Samir), Hamdi Youssef (le premier ministre), Nasser Chahine (un militaire), Alaa Morsi (un militaire), Mohamed Sabri (l’enfant), Enam Salosa (un agent administratif), Magda Zaki (Mounira, la femme d’Ahmed), Aïcha El Kilany (la mère de l’enfant), Fouad Farghaly (le directeur de la sécurité), Gamal Hussein (un agent de sécurité) 
Scénario : Wahid Ahmed 
Musique : Modi El Emam 
Production : Essam Imam (le frère d’Adel Imam) 
appréciation : 4/5 


Ahmed, un citoyen ordinaire souhaite que ses enfants changent d’école. Pour cela, il doit se rendre au Mogamma, le bâtiment qui regroupe tous les services administratifs du Caire. Malheureusement, l’employé chargé des inscriptions scolaires est absent. Ahmed revient le lendemain mais le fonctionnaire n’est toujours pas à son poste. Prenant son mal en patience, le brave citoyen se présentera au bureau le jour suivant puis les autres jours. En vain. Les collègues de l’employé lui donnent à chaque fois une explication différente à ces absences répétées : tantôt, il est en vacances, tantôt il est aux toilettes. En errant dans les couloirs encombrés du Mogamma, Ahmed fait la connaissance d’un cireur de chaussures qui lui révèle que l’employé qu’il recherche est souvent absent car il a pris pour habitude de se rendre aux toilettes dans un autre établissement gouvernemental. Ahmed commence à avoir des soucis avec son patron qui lui reproche son manque d’assiduité. Ahmed essaie de lui expliquer la situation. L’homme ne veut rien savoir. Ahmed n’en peut plus. Il se rend encore une fois au Mogamma et constatant à nouveau l’absence de l’employé il s’en prend violemment à ses deux collègues. Les gardes interviennent. Dans la confusion, Ahmed s’est emparé de l’arme de l’un d’eux. Par inadvertance, un coup part. Personne n’est blessé mais la panique est générale... A l’étage où se trouve notre héros, les personnes présentes sont convaincues que celui-ci est un terroriste et qu’il les a prises en otage. Tous les autres étages de l’établissement sont évacués et les gardes ont fui. Peu après, les forces de police encerclent le bâtiment.


Samedi 2 janvier à 18h30

Ismaël Yassin dans la Marine de Fateen Abdel Wahab (Ismaïl Yassin fil ustul, 1957)
avec Ismaël Yassin (Ragab), Zahra Al Oula (Nadia), Ahmed Ramzy (Mounir), Mahmoud El Meleigy (Abbas Al Zafer), Zinat Sedki (la mère de Nadia), Abdel Wareth Asr (le père de Nadia), Zeinat Olwi (la danseuse), Abdel Moneim Ibrahim (Abdul Bar), Reyad El Kasabgy (le sergent instructeur à bord du navire), Malak El Gamal (l’entremetteuse), Layla Karim (la petite amie de Mounir), Layla Hamdy (épouse d’Abbas Al Zafer), Mary Bay Bay (épouse d’Abbas Al Zafer) 
Scénario : Hassan Tawfik et El Sayed Bedir 
Musique : Mounir Mourad 
Production : Films Memphis/Ramsès Naguib


Comédie navale. Ragab est un gentil garçon dont le seul défaut est la peur de la mer. Il aime sa cousine Nadia qui est infirmière à l’Hôpital de la marine. Hanfi, le père de Nadia, accepterait que sa fille épouse son neveu, en revanche la mère souhaite que sa fille épouse Maître Abbas Al Zafer, un homme d’âge mûr riche et puissant. Nadia exhorte son amoureux à surmonter sa peur de la mer et l’incite à s’engager dans la marine pour impressionner sa mère. Ragab se rend au centre de recrutement de la Marine. Là, il rencontre deux autres engagés, Abdul Bar et Mounir, avec qui il sympathise tout de suite. Après la visite médicale, les trois jeunes gens commencent leur formation.


Vendredi 1er janvier à 22h 

Adieu mon amour de Houssam Al-Din Mustafa (wedan ya hob, 1960) 
avec Mariam Fakhr Eddine (Amani), Nagwa Fouad (Ragah), Moharam Fouad (Sharif), Khalil Badr El Din (Ramzy), Amal Farid (Layla), Wedad Hamdy (l’admiratrice de Sharif), Hassan El Baroudi (Mustafa), Abdel Ghany Kamar (Abdel Sattar Effendi), Samir Shedid (Magid), Saleh Al-Eskandarani (l’épicier) 
Scénario : Fathi Abou Fadal 
Musique : Mounir Mourad, Baligh Hamdy, Mohamed Al Mogy, Mamoun Al Shinnawi, Attiah Sharara


Drame chanté. Sharif est un jeune musicien qui vient d’abandonner ses études. Un jour, il trouve une chaine d’or devant l’Opéra. Le bijou appartient à une jeune femme nommée Amani. Il l’apprend en découvrant l’annonce qu’elle a fait paraître dans le journal. Sharif se rend à l’adresse indiquée : c’est un immense domaine agricole. Il est reçu par Amani elle-même. Il découvre une blonde très élégante à la voix douce et au regard tendre. Elle est folle de joie de récupérer son collier mais Sharif refuse la récompense promise. Amani, impressionnée par son honnêteté, lui fait alors une proposition : prendre la direction de son exploitation agricole. Le jeune homme accepte mais son arrivée ne va pas faire que des heureux…


vendredi 1 janvier 2021

Bonne Année !

سنة جديدة سعيدة 

2021

Bonne Année
Happy New Year
هابي نيو يير