dimanche 20 octobre 2019

Les réalisateurs : Togo Mizrahi (1901-1986)

توجو مزراحي

Togo Mizrahi fut un réalisateur, producteur, scénariste à qui le cinéma égyptien doit énormément. Il est né en 1901 à Alexandrie dans une famille juive d’origine italienne. Après des études d’économie, et un voyage en France, il crée sa société de production et installe ses studios dans sa ville natale (Il déménagera au Caire au début de la seconde guerre mondiale.)
Dans les années trente, il produit, écrit, joue et réalise un grand nombre de comédies, d'abord avec l'acteur Shalom qui grâce à lui devient l'une des premières vedettes du cinéma égyptien, puis avec le grand comédien de théâtre, Ali Al Kassar.
A partir de 1940, il élargit sa palette : il continue à réaliser des comédies (avec notamment des adaptations des contes des Mille et une Nuits) mais il s'essaie à d'autres genres, à d'autres registres comme ceux de la comédie musicale et du drame. C'est ainsi qu'il  fera cinq films avec Layla Mourad, la plus grande star de l'écran et du chant en ce début des années quarante.
Togo Mizrahi quitte l'Egypte en 1948 et s'installe en Italie. C'est un de ses neveux qui reprendra la direction de ses studios jusque dans les années soixante. Il meurt en 1986, oublié de tous. En quittant l’Egypte, quarante ans plus tôt, il a mis un terme à sa carrière de cinéaste.


Onze films de Togo Mizrahi ont fait l'objet d'une présentation dans ce blog.


Le Haffir du Quartier de Togo Mizrahi (Kafir el Derk, 1936)
avec Ali Al Kassar, Zouzou Labib, Zakeya Ibrahim, Bahiga El Mahdy, Lutfya Nazmy, Amina Mohamed, Ahmed El Haddad, Ibrahim Hechmat, Taheya Carioca
Scénario : Togo Mizrahi et Ali Al Kassar
Musique : Izzat El Gahely


Comédie. Othman est un pauvre homme sans emploi. Il est naïf, gentil mais surtout terriblement paresseux. Son activité préférée est la sieste. Sa femme doit user de la manière forte pour qu’il daigne sortir du lit et chercher un travail. Il en trouve un chez une riche étrangère comme homme à tout faire. Ce jour là, il doit aider à la cuisine car sa patronne reçoit des invités. Elle charge Othman de la cuisson du plat principal. Pour cela, il doit se rendre au four du village. Voilà notre héros cheminant par les rues, le plat sur la tête. Soudain, il est attaqué par des oiseaux qui s’emparent de tous les morceaux de viande du ragoût. Furieux, il va au commissariat. L’officier refuse d’enregistrer sa plainte et le chasse. Dans la bousculade, Othman fait tomber son plat et les pommes de terre qui restaient roulent sur le sol. L'employé malchanceux retourne chez sa patronne avec un frichti bien piteux. Evidemment, il est renvoyé. Deuxième tentative : il devient vendeur ambulant de hummus. Las ! Il s’endort au coin d’une rue et des poules dévorent toute sa marchandise. Enfin, il est embauché comme vigile par un commerçant. Le jour même, la boutique est dévalisée…


7 heures (El sa'a saba, 1937)
avec Ali Al Kassar (Othman), Bahiga El Mahdy (la femme d’Othman), Zakia Ibrahim (la belle-mère d’Othman), Ibrahim Arafa (le muet de la banque), Ali Abd El Al (le voisin d’Othman), Hassan Rashid (Hassan Bey)
Scénario : Togo Mizrahi et Ali Al Kassar
Production : Togo Mizrahi
appréciation : 4/5


Othman est employé de banque : il s’occupe du courrier, renseigne les clients et fait le coursier quand il faut remettre ou récupérer des fonds de manière urgente. Pour cette dernière fonction, il a une magnifique bicyclette qui lui permet de se déplacer très rapidement par les rues d'Alexandrie. Il est marié à une couturière. La mère de cette dernière vit avec eux et elle est la propriétaire de l’atelier de couture. Le naturel autoritaire de sa belle-mère déplaît à Othman. 
Ce jour-là commence comme tous les autres jours : il trie le courrier reçu, aide un jeune domestique muet à effectuer une démarche à l’un des guichets de l’établissement puis enfourche son vélo pour faire ses premières courses. Hélas ! à peine est-il entré dans une banque où il avait affaire qu’un voleur s’empare de sa bicyclette et disparaît. Quand Othman s’en aperçoit, il court à travers la ville pour la retrouver. Il finira par la récupérer grâce à l’imprudence de son voleur.
A la fin de sa journée, il rentre chez lui où il retrouve son épouse et son insupportable belle-mère. Il décide de sortir avec son voisin. Ils se rendent dans un café pour boire de la bière. Ils rentrent chez eux au milieu de la nuit totalement ivres. Tandis qu’Othman erre encore dans la rue, son voisin s’est installé dans sa chambre. Il faudra s’y reprendre plusieurs fois pour que celui-ci regagne son domicile et qu’Othman retrouve son lit. Avant de s’endormir, l’employé modèle cache en lieu sûr l’argent de la banque qu’il n’avait pas encore livré et met la sonnerie de son réveil à sept heures. Othman s’endort profondément. Dans la nuit deux voleurs s’introduisent dans sa chambre et lui dérobent l’argent de la banque. Quand le lendemain, il découvre le vol, Othman en informe aussitôt la banque. Le directeur refuse quelque arrangement que ce soit et porte plainte. 
Le pauvre employé s’enfuit à Assouan , sa ville natale car son oncle qui est le maire de la ville lui doit de l’argent. Quand Othman arrive chez son parent, celui-ci est en train de marier sa fille.


Othman et Ali (Othman wa Ali, 1939)
avec Ali Al Kassar, Bahiga El Mahdy, Ahmed El Haddad, Aly Abd El Al, Saneya Shawky, Ibrahim Hechmat, Abdo Youssef, Ahmed El-Hamaky
Scénario : Togo Mizrahi
Production : Togo MizrahiFigure dans la liste des 100 films les plus importants de l’histoire du cinéma égyptien.


Othman est employé à la United Telephone Copany. Avec Bunduq, son fidèle compagnon, il est chargé d’installer les lignes chez les clients. C’est lors d’une de ses missions qu’un jour, il fait la connaissance d’une jolie femme de chambre Yasmina. Ils tombent aussitôt amoureux l’un de l’autre. Si côté cœur, tout se passe à merveille, il n’en est pas de même côté travail. Othman et Bunduq sont licenciés et il leur faut chercher un autre emploi. Ils en trouvent un chez un pharmacien. Installés dans l’arrière-boutique, ils préparent potions et autres médicaments. Un jour, leur patron les envoie livrer des commandes chez des particuliers. Dans la rue, alors qu’ils se sont arrêtés quelques instants au pied d’un immeuble, un énorme sac jeté des étages supérieurs leur tombe sur la tête. Othman et Bunduq perdent connaissance. Quand ils se réveillent, ils sont dans un bureau, entourés de personnes pleines de sollicitude. Nos héros finissent par comprendre qu’ils sont au siège d’une très grosse entreprise et qu’Othman est le sosie parfait de Ali Bey, le directeur de la société parti en voyage…


L’Entrepreneur (ELBashmqawl, 1940)
avec Fauzi El Gazaierli Mimi Chakib, Ehsane El Gazaerli, Zouzou Chakib, Ferdoos Mohamed, Taheya Carioca, Beshara Wakim, Hassan Fayek, Ahmed El Haddad
Scénario : Badie' Khairy et Togo Mizrahi
Musique : Farid Ghosn
Production : Togo Mizrahi


Comédie. Mumtaz Bey est un coureur de jupons invétéré et son mariage récent avec Fekria n’a pas calmé ses ardeurs. Il trompe sa jeune épouse avec une danseuse, Zizi et, quand il est à son bureau, il est constamment entouré de jolies femmes. Fekria n’est pas dupe des mensonges grossiers de son mari et elle ne supporte plus la situation. Elle se plaint auprès de son amie, Shukria. Ensemble, elles échafaudent un plan pour se venger de l’époux volage. Fekria va prétendre qu’elle aussi entretient une liaison avec un autre homme. Elles font appel à Maître Babah qui accepte pour 50 livres de les aider. Tandis que Mumtaz Bey séjourne à Suez en compagnie de sa maîtresse, Fekria et ses comparses s’installent dans un hôtel d’Alexandrie. C’est dans cette ville que réside la famille du mari et les deux amies vont tout organiser pour que la mère de Mumtaz Bey soit le premier témoin de l’infortune de son fils… 


Layla, fille de la campagne (Leila bint al rif, 1941)
avec Layla Mourad, Youssef Wahby, Mimi Chakib, Taheya Carioca, Bechara Wakim, Zouzou Chakib, Anwar Wagdi, Ferdoos Mohamed, Hassan el Baroudi, Fakher Fakher, Salwa Elaam, Abdel Salam Al Nabulsy 
Scénario : Togo Mizrahi 
Musique : Zakaria Ahmed, Riad El Sonbati


Fathy qui habite Le Caire retourne dans son village natal à la demande de sa mère malade. Fathy a fait des études de médecine en Grande-Bretagne mais n’a jamais vraiment pratiqué préférant se consacrer à ses plaisirs. Sa mère le retient au village et fait tout pour qu’il se rapproche de sa riche cousine Layla. Fathy refuse d’épouser une fille d’agriculteurs mais sa mère menace de le déshériter. Le jeune homme finit par accepter le mariage. Il retourne au Caire avec sa jeune épouse… 


Layla l'étudiante (Leila, bint madaress, 1941)
avec Youssef Wahby, Layla Mourad, Mimi Shakib, Mohsen Sarhan, Beshara Wakim, Zaki Ibrahim, Mohamed Kamel
Scénario : Togo Mizrahi
Musique : Zakaria Ahmed, Mohamed Al Qasabji, Riad El Sonbati
Production : Bahna Films


Drame. Joseph est un écrivain qui vit avec son frère dans une grande maison austère. Leila est une cousine. Elle a perdu ses parents dans un accident de voiture quand elle était petite. Elle vient de terminer ses études et au sortir du pensionnat, elle s’installe chez ses cousins. Dès son arrivée, elle crée autour d’elle une atmosphère de joie et de bonheur à laquelle Joseph n’est pas insensible…


Les Trois Mousquetaires (el Foursan el Thalathah, 1941)
avec Fawzi El Gazaerli, Ehsane El Gazaerli, Bishara Wakim, Hassan Rashid, Alfred Haddad, Ahmed Elhaddad, Hisen El Mileagi, Akela Rateb, Lotfy El Hakim 
Scénario : Togo Mizrahi 
Dialogues : Badie' Khairy
Production : Bahna Films


Bahbah, Shiha et Sankar sont trois collègues travaillant pour le même journal. Pour échapper à son épouse despotique, Bahbah feint d’être malade et entraîne ses deux camarades dans un hôtel loin de la capitale pour quelques jours de repos. Là, ils rencontrent Husnia, accompagnée de son oncle. Cette jeune femme séduisante est à la recherche d’un homme riche afin de l’épouser. L’oncle est persuadé que cet homme-là est Bahbah. C’est le point de départ d’une série de quiproquos où chacun prétend être ce qu'il n'est pas. L'arrivée surprise de l'épouse de Bahbah à l'hôtel va encore compliquer la situation.


Ali Baba et les quarante voleurs ( Ali Baba wel Arba'in Haramy, 1942)
avec Ali Al Kassar (Ali Baba), Mohamed Abdel Moteleb (Hassan), Ismael Yassin (Belout), Abdel Meguid Choukry (Barakat), Zakeya Ibrahim (femme d’Ali Baba), Reyad El Kasabgy (Hafez Shaalan, le chef de gang), Zaki Ibrahim (Prince Nasser), Hassan Baroudi (le frère d’Ali Baba), Rafia Al Shaal (la belle-sœur d’Ali Baba)
Scénario : Togo Mizrahi
Musique : Izzat El Gahely et Riad El Sonbati
Production : Bahna Films


L'adaptation cinématographique du célèbre conte tiré des Mille et Une Nuits
Ali Baba mène une existence miséreuse tandis que son frère Qassim vit dan l’opulence. Un jour, avec son compagnon, il découvre dans la forêt une grotte appartenant à des voleurs. Il a entendu le chef de la bande prononcer le mot de passe permettant l’ouverture de la grotte. Quand les voleurs sont repartis, les deux hommes peuvent explorer le repaire. Les voleurs y entreposent tous les trésors qu’ils ont amassés grâce à leurs activités coupables. Ali Baba et son ami s’emparent de tout ce qu’ils peuvent et rentrent vite chez eux…


Le Bon Chemin  (El Tarik El-Moustakim, 1943)
avec Fatma Rouchdi, Youssef Wahby, Beshara Wakim, Amina Rizk, Zaki Ibrahim, Stephan Rosti, Ismaël Yassin, Samia Fahmy, Mahmoud El Meleigy, Victoria Hobeika, Mohamed Shawky
Scénario et dialogues : Togo Mizrahi et Youssef Wahby
Musique : Riad El Sonbati, Mohamed Al Qasabji, Mohamed Fawzi, Badie’ Khairy
Production : Bahna Films


Drame de l'adultère. Youssef est un directeur de banque prospère, un époux attentionné et un père de famille affectueux. C’est aussi un homme droit et scrupuleux. Il veille à la bonne tenue de ses employés et punit sans pitié tout écart de conduite. Pourtant, un jour, il rencontre lors d’une réception, une chanteuse dont il tombe éperduement amoureux. Ils deviennent amants. A partir de ce moment-là, Youssef commence à négliger sa famille et son travail. Il est tout à son nouvel amour sans savoir que sa jeune maîtresse, cupide et volage, va l’entraîner dans une terrible déchéance. Ne supportant plus cette situation, Youssef finit par tuer cette femme puis il disparaît…


Nour Eddine et les trois marins (Nureddine wa bahhara el talata, 1944)
avec Zouzou Nabil, Ali Abd El Al, Ali Al-Kassar, Ismaïl Yassin, Thuraya Fakhry, Mahmoud El-Meleigy, Reyad El Kasabgy, Leila Fawzi, Zakeya Ibrahim, Wedad Hamdy, Ibrahim Hamouda
Scénario : Togo Mizrahi
Musique : Riad El Sonbati et Ibrahim Hamouda
Production : Bahna Films


En voulant échapper à la tyrannie de sa belle-mère, Othman, un modeste boulanger, se retrouve, avec deux de ses compagnons, embarqué sur le vaisseau d’un prince qui parcourt les mers à la recherche de la femme qu’il aime.
Le dernier film qu’Ali Al Kassar tourne avec Togo Mizrahi.


Layla dans les ténèbres (Leila fil zalam, 1944)
avec Layla Mourad, Hussein Sedky, Anwar Wagdi, Amina Rizk, Samiha Tawfik, Abdel Salam El Nabolsi, Hassan Fayek, Mahmoud El Meleigy, Thuraya Fakhry
Scénario : Togo Mizrahi
Musique : Mohammed Al-Qasabji
Production : Bahna Films
Le cinquième et dernier film que Layla Mourad tourne avec Togo Mizrahi.


Layla et Hassin sont deux enfants qui se fréquentent régulièrement. Leurs parents sont de grands propriétaires terriens qui font des affaires ensemble. Quand le film commence, les parents de Layla ont invité ceux de Hassin à une grande fête donnée dans leur château. Tous les enfants jouent dans le parc. Hassin et Layla se sont isolés et pour lui signifier son amour, le garçonnet offre à la fillette une rose rouge. Malheureusement, après le déjeuner, des fermiers font croire au père de Layla qu’il a été trahi par son partenaire, le père d’Hassin. La rupture est immédiate : le garçon et ses parents doivent quitter le domaine sur le champ. Les années passent. Layla est devenue une séduisante jeune fille. Son cousin, Samir, qui rentre d’un voyage en Europe souhaiterait l’épouser. Layla décline l’offre du jeune homme car son cœur appartient toujours à Hassin qu’elle n’a pourtant pas vu depuis des années…

mercredi 16 octobre 2019

A la télé : le film du jour (Rotana Classic du 16 au 23 octobre)

روتانا كلاسيك

Ma sélection personnelle parmi les films diffusés par la chaîne Rotana Classic. Les horaires donnés sont ceux de l'après-midi ou de la soirée (heure de Paris). La plupart des films sont ensuite rediffusés le lendemain matin. Je m'efforce de choisir des films qui n'ont pas encore fait l'objet d'une présentation sur ce blog sans nécessairement prendre en compte leurs qualités artistiques.


Mercredi 23 octobre à 17h30

Le coeur a ses raisons d’Helmi Halim (al-'alb lu ahkam, 1956)
avec Abd El Fatah El Quossary, Zouzou Nabil, Zinat Sedki, Abdel Salam Al Nabulsi, Ahmed Ramzy, Faten Hamama, Shafik Nour El Din, Soleiman El Gendy, Stephan Rosti, Serag Mounir, Zeinab Sedky, Samia Ayoub, Samia Mohamed, Sayed El Arabi, Lotfy El Hakim, Mokhtar El Sayed
Scénario : El Sayed Bedeir, Hassan Tawfik, Ali El Zorkani
Production : Helmi Halim
appréciation : 2/5


Karima est une jeune orpheline pauvre qui étudie à la faculté de médecine. Elle aime Hamdi, l’un de ses condisciples qui appartient à la classe aisée. Il est en outre un footballeur de renom. Toutes les tentatives de la jeune femme pour entrer en relation avec lui échouent lamentablement. Elle se confie à une vieille amie qui tient une boulangerie. Celle-ci lui donne des conseils pour attirer l’attention de celui qu’elle aime. Karima les met en pratique aussitôt et ça marche ! Hamdi lui propose un rendez-vous. Mais très vite, l’étudiante comprend qu’elle a fait l’objet d’un pari entre l’élu de son coeur et ses camarades. Elle est désespérée et refuse désormais de lui adresser la parole. Progressivement, les sentiments du jeune homme changent.


Lundi 21 octobre à 19h30

Le Voleur et les Chiens de Kamal El Sheikh (El less wal kilab, 1962)
avec Chukry Sarhan (Saïd Mohamed Mahran), Shadia (Noura), Kamal Al Shennawi (Rauf Alwan), Zein El Ashmawy (Alish Sidra), Salwa Mahmoud (Naboui), Adly Kasseb (Cheikh Alarah), Salah Gaheen (professeur Sultan)
Scénario : Sabri Ezzat
D'après un roman de Naguib Mahfouz
Musique : André Ryder
appréciation : 5/5


Adapté de l'un des chefs d'oeuvre de Naguib Mahfouz. Une adaptation réalisée à peine un an après la parution du roman. 
Saïd est un voleur. Il est marié et a une petite fille. Il ne sait pas qu’Alish, son associé, entretient une liaison avec sa femme. Lors d’un cambriolage, Alish téléphone au commissariat pour dénoncer Saïd. Quand ce dernier sort de la maison, il est accueilli par la police. Les juges le condamnent à cinq années de prison. 
Saïd est libéré avant la fin de sa peine pour bonne conduite. Il retourne dans son quartier et se présente au domicile d’Alish et de son ex-femme. Il souhaite revoir sa fille mais celle-ci ne le reconnaît pas et prend peur quand il tente de l’embrasser. Bouleversé, Saïd renonce à faire valoir ses droits paternels. Désormais, il n’a plus qu’une idée en tête : se venger…


Dimanche 20 octobre à 23h 

L’Oppresseur et l’Opprimé d’Houssam El Din Mostafa (Alzaalim wal Mazlum, 1989)
avec Nour El Sherif, Elham Shahine, Hassan Hosny, Gamal Ismail, Youssef Dawood, Farouk Naguib, Sarah, Ahmed Abdelhady, Youssef Fawzy, Kamal Elzeiny, Moheb Kaser, Hussein Arar
Scénario : Farouk Sabry
D’après le Comte de Monté Cristo d’Alexandre Dumas
Musique : Abdel Hamid Toutou


Jaber travaille sur le port d’Alexandrie comme grutier. Il a épousé une jeune fille prénommée Badour et ils ont un fils Morsi. Ils avaient tout pour être heureux. Malheureusement, Badour a croisé le chemin d’un notable qui depuis se consume de désir pour elle. Grâce à ses hommes de main, celui-ci parvient à l’enfermer dans une chambre et à la violer. Une fois le forfait commis, Badour parvient à se réfugier sur la terrasse de l’immeuble mais un complice de son violeur la jette dans le vide. Elle meurt sur le coup. Jaber paraît. Il se rue sur les criminels mais il est très vite maîtrisé. La police puis la justice s’en mêlent. C’est la version du notable qui prévaut : Jaber a tué sa femme car il l’avait surprise en compagnie de son amant. Il est condamné à vingt-cinq ans de détention. Quand il est enfin libéré, Jaber n’a qu’une seule idée en tête : se venger.


Samedi 19 octobre à 23h

La Vierge et les cheveux blancs d'Hussein Kamal (Al A'zraa wal Shaar Al Abyad, 1983)
avec Nabila Obeid, Mahmoud Abdel Aziz, Sherihan, Mariam Fakhr Eddine, Mamdouh Abdel Alim, Mahmoud El Qala'awy, Afaf Rashad, Mervat Kazem, Afaf Wagdi, Hamdy Youssef, Hanem Mohamed
d'après un roman d'Ihsan Abdul Quddus
Scénario : Kawthar Heikal
Musique : Tarek Sharara


Dawlat quitte son mari car il est stérile. Elle se remarie avec un jeune homme pauvre qu’elle transforme en homme d’affaires avisé. Mais nouvelle déception pour Dawlat : elle découvre qu’elle aussi est stérile. Elle se résout à adopter une petite fille. Les années passent. La petite fille devient une ravissante adolescente. La situation se complique quand elle tombe amoureuse de son père adoptif.


Vendredi 18 octobre à 23h

Les Fleurs Charmantes de Gamal Madkoor (El zuhur el fatina, 1952)
avec Taheya Carioca, Faten Hamama, Chukry Sarhan, Ferdoos Mohamed, Hussein Riad, Farid Shawki, Aziza Helmy, Mahmoud El Meleigy, Thoraya Helmy, Thuraya Fakhry, Mohamed Toufik
Dialogues : Ahmed Shokry et Gamal Madkoor
Musique : Mohamed Hassan Al Shugai


Ratiba et Karima sont deux sœurs. Elles vivent avec leur mère très malade. La mort du père a plongé les trois femmes dans la misère. Tandis que Karima la cadette travaille comme infirmière et s’occupe de leur mère, Ratiba a des rêves de luxe et de richesse. Elle décide de devenir danseuse et travaille dans un cabaret. C’est là qu’elle fait la connaissance de Saïd, un mauvais garçon qui va l’entraîner sur le mauvais chemin…


Jeudi 17 octobre à 19h30

Enfants des Rues de Youssef Wahby (Awouled El Sheiri, 1951)
avec Youssef Wahby, Rushdy Abaza, Omar El Hariri, Fakher Fakher, Seraj Munir, Madiha Yousri, Zouzou Madi, Mohsen Hassaneim, Fayed Mohamed Fayed, Samiha Mohamed, Huda Essa, Mahmoud Reda, Alya Fawzy, Mohamed Shawki, Choukry Sarhan, Sumia Tawfiq
Scénario : Youssef Wahby
Musique : Ibrahim Haggag


Mélodrame. Fayez Abdel Hadi est un officier de police, père de deux enfants. Un soir, après avoir arrêté un gamin des rues qui avait volé un portefeuille, il recueille un nourrisson qu’on avait déposé sur le seuil d’un immeuble. Il retrouve la mère. Celle-ci, souffrante et exténuée, explique qu’elle avait fui le domicile conjugal afin d'échapper à la violence de son mari. Ce dernier est arrêté mais sa victime meurt peu après. Comme il lui avait promis, Fayez Abdel Hadi adopte son fils etsa femme l’élève comme leurs deux enfants…


Mercredi 16 octobre à 19h30

Je ne dors pas de Salah Abou Seif (La Anam, 1957)
D'après un roman d'Ihsan Abdul Quddus
avec Mariam Fakhr Eddine (Safia), Yehia Chahine (Ahmed), Faten Hamama (Nadia), Hind Rostom (Kawsar), Imad Hamdi (Mostafa), Rushdy Abaza (Samir), Omar Sharif (Aziz)
Scénario : Salah Ezz El Din, Saleh Gawdat, El Sayed Bedeir
Musique : Fouad El Zahry
Production : Dollar Films
appréciation : 5/5


Nadia Lotfi vit avec son père, Ahmed, qui a divorcé de sa mère quand elle était encore petite fille. Il ne s’est jamais remarié pour se consacrer entièrement à son éducation. Mais alors qu’elle a 16 ans, Ahmed rencontre Safia, une jeune femme à la beauté aristocratique. Il en tombe follement amoureux et l’épouse. Nadia ne supporte pas qu’une femme puisse prendre sa place auprès de son père. Pour oublier ses tourments, elle noue en secret une relation amoureuse avec Mostafa, un homme beaucoup plus âgé qu’elle. Un soir, lors d’une fête, Mostafa fait la connaissance d’Ahmed et de sa nouvelle épouse. Il est sous le charme de Safia et Nadia s’en aperçoit. La jeune femme, folle de jalousie, décide d’éliminer cette encombrante belle-mère. 



jeudi 10 octobre 2019

Festival du film arabe de Malmo 2019 (Suède)

مهرجان مالمو للسينما العربية


Deux films égyptiens ont été récompensés lors cette neuvième édition du festival du film arabe de Malmo (Suède) qui s'est achevée mardi dernier.

Le Prix du Meilleur Film a été décerné à Extérieur Nuit (Layl/ Khariji,2018) d'Ahmed Abdallah. Et c'est l'Invité (El-Deif, 2019), réalisé par Hadi El-Bagoury  sur un scénario du journaliste Ibrahim Issa, qui a remporté le Prix du Public.



Extérieur Nuit
d’Ahmed Abdallah (Layl/ Khariji, 2018)

avec Karim Qassem, Sherif Desouqy, Mona, Hala Basma, Amr Abed, Ahmed Magdy, Donia Maher, ِAly Kassem, Ali Kandil, Mohammed Kandeil, John Boshra, Mohamed Yousry
Scénario : Sherif El Alfy
Production : Hala Lotfy
Distribution : Misr International Films




l'Invité d'Hadi El Bagoury (El-Deif, 2019)
avec Khaled El Sawy, Ahmed Malek, Sherein Reda, Jamila Awad, Mohamed Mamdouh, Maged El Kedwany, Mahmoud El-Lisy, Kamal Adham
Scénario : Ibrahim Issa
Production : Mohsen Osman
Distribution : Dollar Film 




samedi 5 octobre 2019

Festival du film arabe de Fameck 2019 (France)

مهرجان الفيلم العربي بفاماك



La 30ème édition du Festival du film arabe de Fameck (Moselle) a débuté hier. L'année dernière, l'Egypte était l'invitée d'honneur de la manifestation avec de nombreux films programmés et un hommage à Youssef Chahine. Cette année, la présence de l'Egypte sera beaucoup plus modeste.

En compétition, on trouve :

-un long-métrage de fiction luxembourgeois réalisé par un cinéaste d'origine égyptienne, Sawah d'Adolf El Assal.

-et trois courts-métrages, 100% égyptiens : Cercueil Décolleté de Nancy Kamel, Un Vol de Minuit de Rachida Karam et Une Conversation Biaisée de Ahmed Hamed et Eman Hussein

Un hommage sera rendu à la réalisatrice libanaise Jocelyne Saab, morte cette année, avec la projection de son film Dunia (2005). Ce long-métrage de fiction évoque l’excision et, plus largement, la sexualité féminine en Egypte, ce qui  a valu à sa réalisatrice des menaces de mort de la part des intégristes.

mardi 1 octobre 2019

A la télé : le film du jour (Rotana Classic du 1er au 15 octobre)

روتانا كلاسيك

Ma sélection personnelle parmi les films diffusés par la chaîne Rotana Classic. Les horaires donnés sont ceux de l'après-midi ou de la soirée (heure de Paris). La plupart des films sont ensuite rediffusés le lendemain matin. Je m'efforce de choisir des films qui n'ont pas encore fait l'objet d'une présentation sur ce blog sans nécessairement prendre en compte leurs qualités artistiques.


Mardi 15 octobre à 23h

La ruelle du Bergwan d’Hussein Kamal (Harat Borgwan, 1989)
avec Nabila Obeid, Ahmed Abdelaziz, Youssef Shabaan, Hamdy Gheith, Noha El Amrousy, Adawy Gheith, Fouad Khalil, Aziza Rached, Youssef Aïd, Ahmed Abou Abya, Hanem Mohamed, Sana Soliman
Scénario et dialogues : Mostafa Moharam
D’après une histoire d’Ismail Waly Eddin
Musique : Ammar El Sherei


Drame. Zinat est une jeune femme qui vit dans un appartement délabré avec la famille de son mari. Ce dernier est un individu peu recommandable, sale et toujours ivre. Un jour, Zinat le surprend avec sa maîtresse. Ils divorcent et Zinat doit quitter l’appartement. Elle se retrouve seule, sans travail et sans un sou : son ex-mari lui a volé toutes ses économies. Heureusement, elle trouve un travail dans une grande blanchisserie appartenant à Maître Saïd. Medhat, le directeur de l’établissement, est très vite attiré par sa nouvelle employée. Celle-ci, peu sensible au charme de son patron, repousse fermement ses avances incessantes…


Lundi 14 octobre à 19h30

Le Fauve de la Nuit d'Hassan El Seifi (Sabah Al Leila, 1971)

avec Roshdy Abaza, Mervat Amine, Nagwa Fouad, Tawfik El Deken, Ahmed Al Haddad, Salah Nazmi, Muhammad Faraj, Hussein Ismaël, Seif Allah Mokhtar, Mohamed Shawky, Helmy Abdel Wahab, Ali Arabi, El-Toukhy Tawfiq 
Scénario : Adly Al Mouled 
Production : Gomhouria Film


Thriller. Helmi al-Gendi a quitté son mari et s’est installée en France avec sa petite fille Salwa. Les années passent. Helmi meurt laissant seule Salwa qui est devenue une jeune femme. L’orpheline décide de rentrer en Egypte pour rechercher son père. En attendant, elle trouve un emploi comme hôtesse dans un casino. Elle ne sait pas que celui-ci appartient à un redoutable trafiquant de drogue qu’on surnomme le Fauve de la Nuit. Personne ne connaît son identité, même pas les membres de son gang car il ne quitte jamais sa cagoule qui lui dissimule entièrement le visage. Un jour, Salwa décide de se rendre à Alexandrie. Son patron lui propose un de ses véhicules. En fait, lui et ses hommes ont dissimulé de la drogue dans la carrosserie de la voiture. Salwa prend la route d’Alexandrie suivie de près par le trafiquant qui a pris place dans un camion de chantier conduit par l’un de ses complices. 
Au bout d’un certain temps, Salwa s’arrête à une station-service mais quand elle veut repartir, la voiture refuse de démarrer. Hassan, le mécanicien du garage fait un examen rapide du moteur et déclare qu’il faudra plus d’une journée de réparation. Salwa laisse donc le véhicule au bon soin de l’homme de l’art et s’en va. Le lendemain, Hassan découvre la drogue placée dans la roue de secours. Il décide de la mettre dans un sac et de dissimuler le tout dans un champ. A peine s’en est-il débarrassé qu’il tombe nez à ne avec trois des hommes du Fauve de la Nuit. Hassan refuse de leur laisser la voiture. Une bagarre s’ensuit qui tourne à la correction sévère pour le pauvre mécanicien. Les malfrats reprennent possession du véhicule et, croient-ils, de sa précieuse cargaison. ..


Dimanche 13 octobre à 23h

La Nuit où pleura la lune d’Ahmed Yehia (Laila Baka Feha Al Qamar,1980)
Sabah (Hanan), Hussein Fahmy (Ahmed), Nazim Sharawy, Nabila El Sayed, Waheid Seif, Menirva, Mohamedd Abu Hasheesh, Nabil El Dessouky, Alia Ali‏
Scénario : Farouk Sabry
Musique : Gamal Salamah et Abdelrahman El Abnoudy


Mélodrame musical. Hanan est une chanteuse célèbre. Un jour, elle tombe en panne en plein désert. Elle est secourue par un jeune homme nommé Ahmed. Malgré leur différence d’âge, ils s’éprennent l’un de l’autre et se marient. Ahmed est un metteur en scène de théâtre qui n’a pas encore réussi à percer . Il compte bien exploiter les relations de sa femme pour lancer sa carrière.
Cette histoire est inspirée d’un épisode de la vie de Sabah qui avait épousé un homme de treize ans son cadet. Grâce à elle, ce mari était devenu un metteur en scène célèbre mais pour la « remercier », il l’avait trompée avec une femme beaucoup plus jeune qu’elle.


Samedi 12 octobre à 17h30

Voix du Passé d'Atef Salem (Saut min el madi,1956) 
avec Eman, Ahmed Ramzy, Abdel Wares Asar , Amina Risk, Nadia El Shennawy, Nelly Mazlom, Farouk Agrama, Ferdoos Mohamed, Elham Zaki, Zaki Ibrahim, Thuraya Fakhry, Mohamed Nabih, Abdel Ghani El Naghdi
Scénario : Youssef Ezzedine Issa, Mohamed El Tabei, Fathy Ghanem
Production : les Films Al Shams
appréciation : 4/5


Hamdi est un jeune garçon dont la mère est morte récemment. Un soir, surpris par la pluie, il trouve refuge dans une maison inconnue. Il est accueilli par le fantôme de sa mère. Elle lui révèle trois événements dramatiques que l’avenir lui réserve : il survivra par miracle à un accident de train, sa sœur mourra avec son époux, un officier de l’armée, dans un accident de voiture, le jour de son mariage, lui-même trouvera la mort le jour de son vingt-cinquième anniversaire. Quand, de retour chez lui, il fait le récit de sa rencontre, tout le monde croit que c’est un délire provoqué par la fièvre. Pour aider Hamdi à recouvrer la santé, son père fait disparaître le portrait de la mère qui était accroché dans le salon. Les années passent.


Vendredi 11 octobre à 19h30

Les Jolies Belles-Mères d’Helmy Rafla ( Al Hamawat Al Fatenat, 1953)
avec Kamal el-Shennawi, Cariman, Ismal Yassin, Mimi Chakib, Abd El Salam El Nabulsi, Wedad Hamdy, Ibrahim Hichmat, Abbas Rahmy, Abdel Monahem Saoudi
Scénario et dialogues : Abou Al Seoud Al Ebiary
Musique : Fathy Qoura, Ahmed Sabra, Hassan Abou Zayed, Fouad El Zahry


Comédie. Samir est un jeune homme élégant d’une vingtaine d’années. Il épouse Nabila, la fille qu’il aime depuis des années. Quelques jours après leur mariage, la mère de Nabila décide de s’installer chez sa fille et son gendre. Jalouse, la mère de Samir s’installe à son tour chez eux. Les deux femmes se disputent continuellement et font vivre un véritable enfer au jeune couple…


Jeudi 10 octobre à 19h30

Leila, Fille de la Plage d'Hussein Fawzi (Laila bent el shateaa, 1959)
avec Leila Fawzi, Abbas Fares, Mohamed Fawzi, Fayza Ahmed, Anwar Mohamed, Wedad Hamdy, Kamal Hussein, Thuraya Fakhry, Abdel Moneim Ismaïl, Anwar Mohamed, Ahmed Bali, Hafez Amin, Helen
Scénario : Hussein Fawzi
Dialogues : Al Sayed Ziada
Musique : Mohamed Al Mogi et Mohamed Fawzi
Production : les films Hussein Fawzi
appréciation : 2/5


Mohsin Ahmed travaille comme pêcheur sur un bateau appartenant au vieux Aweys. Il est amoureux de la fille de son patron tandis que son meilleur ami Karmouti fréquente Narguis, la femme de chambre de celle-ci. Le soir, Mohsin chante dans un café du village. Son talent a fait de lui une personnalité très populaire. 
Un jour apparaît dans cette petite communauté de pêcheurs, le jeune Attia, fils de Maître Abu Saïd, un ancien collègue du vieux Aweys. Ce dernier l’accueille chaleureusement. Attia est arrivé avec des projets bien précis : prendre la direction des affaires d’Aweys et épouser Leila. Ce qu’il n’a pas dit à l’ami de son père, c’est qu’il travaille pour un gang dirigé par Maître Hassouna. Son intention est d’utiliser le bateau pour convoyer de la drogue...


Mercredi 9 octobre à 15h30

Les Victimes d’Houssam Al Din Mostafa (Al-Dhahaya, 1975)
avec Nour Al Sherif, Poussy, Hayat Kandel, Moshira Ismail, Magda Hamada, Seham Mansour, Farida Saif Al-Nasr, Taghrid Abdulhamid, Inas Abdallah, Zahrat Al Oula, Imad Hamdi, Nadia Ezzat, Zakaria Mowafy, Kamal Sarhan, Samia Mohsen, El Sayed Monir, Adawy Gheith
Scénario : Faysal Nada
Musique : Fouad El Zahry
Production : les films Abdel Azim Al Zoghby


Une maison de correction pour jeune filles embauche le Docteur Essmat, un jeune psychiatre, pour accompagner les pensionnaires dans leur réinsertion. Le médecin s’investit totalement dans son travail. Il noue des relations de confiance avec toutes les filles de l’établissement, il peut ainsi comprendre les difficultés qui sont les leurs et proposer des solutions pour chacune d’entre elles. Mais un jour l’une des pensionnaires l’accuse de l’avoir violée…


Mardi 8 octobre à 19h30

L'Inspecteur de Police d'Hussein Fawzi (moufatish al-mabahith, 1959)
avec Rushdy Abaza, Sharifa Fadel, Nagwa Fouad, Zeinab Sedky, Youssef Wahby, Abdel Haffez Al Tatawy, Anwar Mohamed, Ahmed Saïd, Thuraya Fakhry, Roshdy Al Madhy, Zakaria Suleiman
Scénario : Hussein Fawzi, Kamal Mokhtar, Al Sayed Ziada
Musique : Sayed Mekawi, Al Sayed Ziada, Baligh Hamdy, Ahmed Fouad Hassan
Production : les films Hussein Fawzi
appréciation : 2/5


Le mari d’une danseuse surprend celle-ci avec Hossam, son amant. Il sort un revolver de sa poche et s’apprête à tirer sur l’infidèle. Mais l’amant se jette sur le jaloux. Une détonation retentit. Le mari s’effondre. Hossam s’enfuit, persuadé d’avoir tué son rival. Il veut retourner dans son village natal. A la gare, il retrouve un inspecteur de police qui prend le même train que lui et s’installe dans le même compartiment. Hossam change de compartiment. Las ! L’inspecteur l’a suivi. Quand le meurtrier quitte le train pour prendre un car, le policier fait de même. Il va jusqu’à s’asseoir en face de lui. Hossam en est convaincu : l’inspecteur le poursuit et va l’arrêter. Alors il avoue tout et tente d’expliquer qu’il n’a pas voulu tuer l’homme mais que c’est un malheureux accident. Hossam comprend très vite que le policier ne savait rien de son crime. Il avait pris un congé pour assister au mariage de sa soeur. Après de tels aveux, l’inspecteur est bien obligé de l’arrêter pour le conduire au commissariat le plus proche. Hossam parvient à s’enfuir et trouve refuge dans une maison du village. Cette maison ne lui est pas inconnue : c’est celle de la famille de la jeune fille qu’il a autrefois séduite et qu’il a abandonnée alors qu’elle était enceinte. Mais l’inspecteur a retrouvé sa trace et s’est introduit dans la maison. Il devient le spectateur privilégié des retrouvailles d’Hossam et de Hoda, la jeune femme délaissée.


Lundi 7 octobre à 17h30

Le Millionnaire d'Helmy Rafla (El Millionaire, 1950)
avec Stephan Rosti , Zinat Sedki, Soad Mekawy, Serag Mounir, Ismaël Yassin, Nour El Demerdash, Farid Shawki, Wedad Hamdy, Ryad El Kasabgy, Camilia, Ahmed Darwich, Hussein Issa 
Scénario : Anwar Wagdi, Abou Al Seoud Al Ibiary, Mamoun Al Shinnawi
Musique : Izzat El Gahely et Mohamed El Bakar
appréciation : 4/5


Assim El Isterliny est un millionnaire despotique et jaloux. Ses gardes ont capturé un homme qu’ils avaient surpris en compagnie de sa femme Camilia. Fou de rage, Assim le tue de plusieurs coups de pistolet (On apprendra plus tard que le pistolet était chargé à blanc et que l’homme est en réalité le frère de sa femme). Ses gardes lui conseillent de se cacher le temps que les choses s’apaisent. Il se rend dans un cabaret où se produit un artiste du nom de Gamiz. L’ombrageux millionnaire se rend compte que l’individu est son parfait sosie. Il a une idée : il propose à Gamiz de prendre sa place quelque temps. Le pauvre chanteur accepte, séduit par la perspective de vivre dans le luxe et l’oisiveté. 


Dimanche 6 octobre à 19h30

La Fille des Aristocrates d'Anwar Wagdi (Bint Al Akkabir, 1953)
avec Layla Mourad, Anwar Wagdi, Ismail Yassin, Zaki Rostom, Soliman Naguib, Zinat Sedki, Ibrahim Emara, Mohamed Abdel Moteleb, Kitty, Mohamed Kamel
Scénario : Abou Al Saoud Al Ebiary et Anwar Wagdi
Musique : Ryad Al Sonbati et Hussein El Sayed
Production : Anwar wagdi


Layla vit avec son grand-père dans un immense palais. Elle souffre de la solitude qui lui est imposée : les visites et les sorties sont rares. Un jour son grand-père lui annonce qu’il doit s’absenter pour faire le pèlerinage. Il la confie à l’un de ses oncles. Quand celui-ci s’installe au palais après le départ du pacha, il constate que le téléphone fonctionne mal. Il prévient la compagnie des télécommunications qui lui envoie deux réparateurs. Entre Layla et Nour, l’un des deux ouvriers, c’est le coup de foudre instantané. Le jeune homme cache d’autant moins ses sentiments qu’il pense avoir affaire à l’une des domestiques de la maison. 


Vendredi 4 octobre à 23h

C'est toi que j'aime d'Ahmed Badrakhan (Ahebbak Inta, 1949)

avec Farid Al Atrache, Samia Gamal, Ismaïl Yassin, Abdel Salam Al Nabulsi, Zeinat Sedki, Thoraya Helmy, Lola Sedky, Isamaël Yassin, Mahmoud Shoukoko, Hassan Fayek, Abdel Moneim Ismaïl, Stephan Rosti, Zaki Ibrahim, Soad Ahmed
Scénario et dialogues : Youssef Gohar et Ahmed Badrakhan
Musique : Farid Al Atrache
Production : les films Farid Al Atrache


Comédie musicale. Monir travaille comme employé aux télécommunications. Il arrive souvent en retard au bureau car il consacre ses soirées et ses nuits à la musique. Malgré tous ses efforts, il n’a jamais réussi à percer. Un jour, Nadia, une danseuse se présente à son guichet. Elle souhaite envoyer un télégramme à Ghazal, son chorégraphe, pour lui apprendre une terrible nouvelle : son petit chien vient de mourir. Bouleversée, elle montre à Monir une photo du « défunt » puis disparaît aussi vite qu’elle était apparue. Le musicien télégraphiste a été vivement impressionné par la beauté de Nadia. Pour la revoir, il a une idée. Comme elle lui a laissé la photo de son chien, il en trouve un identique et se présente avec à son domicile. C’est ainsi que commencent à la fois leur histoire d’amour et leur collaboration artistique. Monir connaît enfin le succès grâce aux musiques qu’ils composent pour Nadia. Mais très vite, le compositeur devient extrêmement jaloux de la complicité qui unit Nadia et son chorégraphe. Il préfère rompre…


Jeudi 3 octobre à 19h30

Salama va bien de Niazi Mostafa (Salama fi Kheir, 1937)
avec Naguib al Rihani, Raqiya Ibrahim, Rawhiyya Khaled, Hassan Fayek, Raqya Ibrahim, Stephan Rosty, Fouad Shafik, Ferdoos Mohamed, Omar El Hariri
Scénario : Badie Khairy et Naguib Al Rihani
Musique : Abdul Hamid Abdul Rahman et Mohamed Hassan Al Shugai
Production : les Studios Misr
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l'histoire du cinéma égyptien


Comédie. Salama, employé dans un grand magasin de tissus, doit porter à la banque une grosse somme d’argent. Celle-ci étant fermée, il décide de passer la nuit dans le luxueux Nefretiti Palace Hotel pour protéger son trésor d’éventuels voleurs. Les problèmes surviennent lorsqu’à la suite d’un quiproquo il est pris pour le richissime Prince Kindahar du Bloudestan.


Mercredi 2 octobre à 19h30

Agent n°13 de Medhat El Sebaie (El Ameel Raqam 13,1989)
avec Mohamed Sobhy, Eman, Sabreen, Nabil El Halafawi, Shaaban Hussein, Afaf Rashad, Samir Wahid, Zouzou Nabil, Ali El Gandour, Hussein El Sherif, Saïd Mostafa
Scénario : Mahmoud Fahmy
Musique : Hany Shenouda


Thriller. Charif est un agent des douanes très expérimenté qui suscite la jalousie de bon nombre de ses collègues. Un jour, il est approché par la police. On souhaiterait qu’il infiltre une bande de trafiquants de drogue. Charif est très réticent au début mais il finit par accepter la mission. Il doit se faire passer pour un malfaiteur proposant ses services et on lui loue un appartement de luxe pour qu’il puisse recevoir les membres du gang. Son premier contact est Basma, une blonde très séduisante…


Mardi 1er octobre à 23h

Khaled après le changement de Yahia El Alamy ( Khaleel ba'd el-ta'deel, 1987)
avec Mahmoud Abdel Aziz, Layla Olwy, Soad Nasr, Hussien El Sherbiny, Naima El Sogheir, Mahmoud Abu-Zeid, Jihan Nasr, Moamen Hassan, Hussein Arar, Mohamed Atris, Hosni Saqr, Hassan Anwar 
Scénario et dialogues : Nabil Gholam 
Musique : Mukhtar El Sayed


Comédie. Khalil, simple comptable, devient directeur de l’établissement bancaire dans lequel il travaille. C’est un homme maladroit et timide, marié et père de deux enfants. Pour l’aider dans les lourdes tâches qui sont les siennes, il peut compter sur sa secrétaire, Hala. Cette jeune femme est non seulement très compétente mais aussi très séduisante. Entre le patron et sa subordonnée, les liens professionnels deviennent très vite amoureux. Ils décident de se marier. Mais cette seconde union va créer bien des problèmes dans la vie de Khalil…