avec Zouzou Chakib (Lola, la sœur d’Omar), Naguib Al Rihani (Gaber/Omar), Mohamed Kamal El Masry (Gamil Bey, l’oncle d’Omar), Abd El Fatah El Kosary (Abdul Majid Sattour, le complice de Berlanta), Mimi Chakib (Berlanta), Stefan Rosti (l’avocat), Serag Mounir (le cousin d’Omar), Eglal Zaki (la chanteuse), Ali Kamal (l’employé indélicat), Mary Moneib (la tante d’Omar), Victoria Hobeika (la mère d’Omar), Abdel Aziz Khalil (le directeur de la pension), Abdel Aziz El Gahely (le vieux serviteur), Ali Abd El Al (le commerçant), Ahmed Shoukry (l’astrologue indien), Abdel Aziz Al Ahmed (Kawara, le voleur de rue), Eskandar Menassa (le traducteur de l’astrologue)
Scénario : Naguib Al Rihani et de Badie Khairy d’après la pièce du premier Si j’étais beau (1938).
L'épisode du collier volé semble inspiré du film américain The Desire réalisé en 1936 par Frank Borzage avec Marlène Dietrich et Gary Cooper.
Musique et chansons : Mohamed Hassan Al Shugai, Riad Al Sonbati, Badyah Sadek, Ibrahim Hussein, Mohamed El-Kahlawy
Gaber est un modeste employé travaillant dans l’exploitation agricole du très puissant Omar Al Alfy. Un jour il découvre dans les comptes du domaine de nombreuses irrégularités. Il en informe la direction. On le licencie aussitôt. Gaber décide de monter au Caire pour trouver du travail. Dans le train il se retrouve en compagnie d’une jeune femme très séduisante et d’un homme à la mine patibulaire. Ce dernier est un chef de gang du nom d’Abdel Majid Satour. Il est recherché par la police et pour échapper à l’arrestation en gare du Caire, il glisse un collier de très grande valeur dans la poche de Gaber. La jeune femme a surpris la manœuvre du voleur. En descendant du train, Abdel Majid Satour est intercepté par la police. La jeune femme en profite pour entraîner chez elle Gaber afin de récupérer le collier. Elle parvient à faire croire au pauvre employé qu’elle est la propriétaire de ce bijou et qu’elle pourrait très bien le dénoncer pour ce vol. Gaber la supplie de n’en rien faire. Cette femme qui se prénomme Berlanta est à la fois amusée et intriguée par sa « victime ». Elle est amusée par sa naïveté mais aussi intriguée par sa ressemblance frappante avec le milliardaire Omar Al Alfy dont elle prétend être l’épouse mais qui vit depuis plus de vingt en Inde. Elle est bien décidée à exploiter cette similitude. En attendant, Gaber se retrouve à la rue, ne sachant où dormir, et c’est la malchance qui le poursuit impitoyablement : il tombe entre les griffes d’un voleur qui le dépouille de tout ce qu’il possède, puis il se retrouve nez à nez avec Abdel Majid Satour. Ce dernier est très heureux de cette rencontre : il a cherché Gaber dans tous les hôtels de la ville afin de récupérer son collier. Quand Satour comprend que Gaber ne l’a plus, il décide de le séquestrer dans son repaire. Il va même le forcer à devenir un voleur comme lui. Un jour, Gaber voit par la fenêtre Berlanta monter dans une voiture. Avec Satour, il décide de la suivre. C’est ainsi qu’ils se retrouvent devant le palais de la famille d’Omar Al Alfy. Les domestiques qui les reçoivent sont convaincus d’être en présence de leur maître de retour après une si longue absence…
La Danseuse et le Percussionniste d'Ashraf Fahmy (Al Raqissa w Al Tabbal, 1984)
avec Nabila Obeid (la danseuse Mabahij), Ahmed Zaki (Abdo), Zizi Moustafa (la danseuse Narcisse), Ahmed Ghanem (Abou Shafah, l’ami d’Abdo), Nabila El Sayed (Qamar, la sœur de Mabahij), Adel Adham (Naseh, le beau-frère de Mabahij), Qadria Kamel (la mère de Mabahij), Farouk Fathallah (Mounir, le propriétaire du cabaret), Mohamed Reda (Haridy)
Scénario : Mostafa Moharam et Bahgat Amar d’après une histoire d'Ihsan Abdul Quddus
Musique : Mohamed El Mougy et Ahmed Hamouda
Production : Sina Film, Farouk Fathallah

Abdo est un joueur de darbouka qui a une très haute idée de son art. Il est convaincu que dans un orchestre son instrument prime sur tous les autres. Un soir, dans le cabaret où il travaille, il veut le prouver de manière éclatante en imposant ses rythmes aux autres musiciens ainsi qu’à la danseuse que son orchestre accompagne. En quelques secondes, il se met tout le monde à dos et finit à l’hôpital après avoir été roué de coups par le videur du cabaret. Abou Shafah, son ami, l’engage à faire profil bas s’il veut continuer à travailler. Abdo ne veut rien entendre. Il veut trouver une danseuse de talent afin de monter un duo selon ses conceptions artistiques. Avec Abou Shafah, il part à la recherche de la perle rare en écumant les salles de spectacles et les festivals. Un soir, à Tanta, il découvre une jeune danseuse très douée qui le séduit immédiatement. Elle s’appelle Mabahij et vit avec sa sœur, son beau-frère et leurs cinq enfants. Le père est au chômage et toute la petite famille survit grâce aux cachets qu’elle touche pour ses prestations . Abdo promet à la sœur et à son mari de subvenir à tous leurs besoins s’ils acceptent de laisser Mabahij travailler avec lui. C’est ainsi qu’Abdo peut commencer à répéter avec sa danseuse. Malheureusement, sa rigueur excessive et son mauvais caractère rendent les séances de travail très pénibles pour sa partenaire. Les disputes se multiplient. Un jour, Mabahij s’effondre en hurlant de douleur. Elle doit être opérée de toute urgence mais le coût de l’intervention chirurgicale est considérable. Abdo va alors multiplier les participations à des fêtes familiales et vendre tout son mobilier pour pouvoir récolter l’argent nécessaire à la guérison de Mabahij. Désormais, la jeune femme considère Abdo comme son sauveur et elle tombe amoureuse de lui. Peu après, ils trouvent enfin un directeur de cabaret qui accepte de les engager. Leur spectacle obtient un immense succès et ils signent un contrat qui les délivre de la précarité. Ils ont désormais tout pour être heureux. Mais pour Mabahij, ce n’est pas suffisant, elle veut se marier et avoir des enfants. Abdo refuse de sacrifier sa carrière artistique pour fonder une famille…
Notre avis : Ashar Fahmy et Nabila Ebeid ont souvent travaillé ensemble. Le cinéaste a offert à l’actrice certains de ses rôles les plus marquants, ceux qui lui ont permis de rester en haut de l’affiche après plus de vingt ans de carrière. (Nabila Ebeid obtient son premier grand rôle en 1963, alors qu’elle n’a que dix-huit ans, dans un film de Niazi Mustafa, « Rabaa Al-Adawiya ».)
Quand elle tourne « La Danseuse et le Percussionniste », elle a près de quarante ans. Ce film, tout à sa gloire, multiplie de manière un peu complaisante les scènes de danse pour nous prouver qu’elle reste l’une des plus belles actrices de son temps. Elle a pour partenaire Ahmed Zaki, qui incarne un artiste écorché vif, sombrant progressivement dans la folie. L’acteur restitue, avec son talent habituel, toute l’ambivalence du personnage, à la fois attachant et insupportable, généreux et égocentrique. Le dénouement, malgré sa grandiloquence, met en parallèle de manière éloquente le triomphe de celle qui a su se plier aux règles du succès et la chute pathétique de celui qui refuse de s’y conformer, avec ce constat désespérant : en art, l'exigence est le chemin le plus sûr vers l’échec, la société se montrant impitoyable à l’égard des artistes authentiques.
Mardi 24 février à 18h30
La Marchande de Fleurs de Mahmoud Ismaïl (Bayeat alwird, 1959)
avec Taheya Carioca (la danseuse Imatthal), Mohsen Sarhan (Ezzat), Mahmoud Ismail (Antar), Samiha Ayoub (Warda), Ferdoos Mohamed (la mère de Warda), Lotfy Abdel Hamid (le garçon handicapé mental), Mohamed Al-Sabaa (Ibrahim, un des hommes d'Antar), Hussein Issa (un des hommes d’Antar), Abdul-Ghani Al-Najdi (Talaat), Saleha Qasin (la mère de Madame), Mohamed Sobeih (Karam, un des hommes d'Antar), Khairiya Khairy (la nounou), Sabry Abdel Aziz (un client de Warda)
Scénario : Mahmoud Ismail
Musique : Fouad Al Zahiri
Musique de danse : Attia Sharara
Chanson : Fathi Qora (paroles) et Izzat Al-Jahili (musique)
Production : Al Nour Arab Films (Abdel Fattah Mansi)

Depuis la mort de son père, Warda gère la boutique de fleurs familiale afin de subvenir aux besoins de sa vieille mère et de ses cinq jeunes frères. Un jour, se présente au magasin un jeune homme dont l’élégance et la douceur troublent profondément la commerçante. Il vient commander des fleurs pour sa maîtresse qui est danseuse dans un cabaret. Il demande à Warda de livrer le bouquet dans la loge de celle-ci. Mais quand la fleuriste s’y présente, elle tombe en plein drame. Izzat, le jeune homme, menace avec un revolver sa maîtresse. Warda parvient à le calmer et il finit par ranger son arme. Après le départ de Warda et d’Izzat, Imatthal, la danseuse, a une autre visite : c’est Antar, un malfrat à qui elle est totalement soumise. Il l’a forcée à devenir la maîtresse d’Izzat pour mettre la main sur l’immense fortune de celui-ci. Par amour pour Imatthal, le jeune homme a dû vendre son usine et ses biens immobiliers. Quand il fait la connaissance de Warda, il est dans une situation dramatique et l’apparition de la jeune femme dans sa vie constitue un réconfort inestimable. Ils se revoient fréquemment avec un plaisir croissant. Malheureusement, sa situation financière oblige Izzat à travailler pour le gang d’Antar…
Notre avis : 1959 est une année faste pour Taheya Carioca. L’actrice et danseuse tourne dans pas moins de six films qui pour la plupart constituent des moments forts dans sa très longue carrière. Parmi eux, « La Marchande de Fleurs » n’est pas le plus connu et pourtant c’est un thriller de bonne facture. On n’en attendait pas moins de son auteur, Mahmoud Ismaïl qui excelle dans le film noir aussi bien derrière la caméra que devant, comme il nous le prouve une nouvelle fois ici. Mais revenons à Taheya Carioca. Il faut mettre au crédit du cinéma égyptien de la grande époque d’avoir fait d’une actrice de quarante-cinq ans qui assume son âge et son corps le modèle de la séductrice à laquelle aucun homme ne peut résister. Dans cette « Marchande de Fleurs », la sensualité et la beauté de Taheya Carioca laissent pantois.
Lundi 23 févrie à 18h30
Le bien aimé inconnu d'Hassan El Seifi (El habib El-Majhoul, 1955)
avec Layla Mourad (Layla), Olwya Gamil (la mère de Layla), Hussein Sedky (le docteur Hussein Yousri), Kamal El Shennawi (Wahid), Mokhtar Othman (le grand-père de Wahid), Serag Mounir (le docteur Mounir), Ragaa Youssef (la danseuse Ragaa), Abdel Salam El Nabolsi (Mehran), Lebleba (la petite sœur de Layla), Thuraya Fakhry (la grand-mère de Wahid), Thuraya Salem (une danseuse), Rashwan Mustafa (le chirurgien), Abdel Ghani El Nagdi (le portier)
Scénario : Abdoul Rahman Al Sharif
Musique : Fathy Qoura, Mamoun Al Shinawi, Riad El Sonbati, Kamal Al Tawil, Mounir Mourad
Drame sentimental. Le docteur Hussein et Wahid son cousin cardiologue se retrouvent dans l’ascenseur avec une inconnue. Celle-ci s’évanouit subitement. Les deux hommes la transportent aussitôt dans le cabinet du docteur Hussein. La jeune femme qui s’appelle Layla reprend conscience. C’était un simple malaise sans gravité. Les deux cousins peuvent alors se rendre dans le cabaret où ils projetaient de passer la soirée. C’est dans cet établissement que danse Ragaa, la jeune artiste dont Wahid est follement amoureux. Quelque temps après, Layla est à nouveau victime d’un malaise. Sa mère fait venir le docteur Hussein qui prescrit une série d’examens. Les résultats sont sans appel : la jeune femme est gravement malade du cœur et ses jours sont en danger. Le docteur Hussein a décidé de tout faire afin de sauver cette patiente pour qui il éprouve des sentiments de plus en plus tendres…
Le dernier film de Layla Mourad. Après cet échec commercial, elle décide de mettre un terme à sa carrière. Elle a trente-sept ans.
Notre avis : ce dernier film de Layla Mourad n’est pas le meilleur qu’elle ait tourné. Celle qui fut l’une des plus grandes stars de l’écran apparaît dans ce film la silhouette épaissie et le cheveu court. Elle a trente-six ans mais elle en paraît dix de plus. Pour ne rien arranger, elle joue une femme souffrant d’une grave maladie cardiaque si bien que dans de nombreuses scènes, on la retrouve au lit indolente, entourée de médecins et de ses proches. L’idylle de son personnage avec le cardiologue qui le soigne n’a rien pour séduire le public : le médecin est incarné par Hussein Sedky qui lui aussi avec sa morphologie massive et son immuable apathie semble beaucoup plus vieux qu’il ne l’est en réalité. Leur relation ne s’autorise aucun « écart » passionnel et s’en tient à une politesse et une correction qui finissent par lasser. Heureusement, il y a l’autre couple du film formé par Kamal El Shennawi et l’incandescente Ragaa Youssef. La fougue du premier et la sensualité de la seconde donnent des couleurs à ce drame trop souvent anémié. Tout compte fait, Anwar Wagdi et Layla Mourad n’auront pas survécu à leur séparation. Un an après leur divorce, l’un meurt et l’autre abandonne définitivement sa carrière artistique.
Dimanche 22 février à 22h
Quatre filles et un officier d'Anwar Wagddi (Arba banat wa dabit, 1954)
avec Negma Ibrahim (Sakina, la directrice de la maison de correction), Naïma Akef (Naïma), Anwar Wagdi (Wahid), Zinat Sedki (Oum Samaka), Wedad Hamdy (une pensionnaire de la maison de correction), Abdel Wares Asr (Marzouk), Amina Risk (Amina Hanem), Ragaa Youssef (Ragaa), Awatef Youssef (Awatef), Fouad Fahim (Abdel Kader), Ahmed Darwich (le juge), Zizi El Badraoui (une petite fille), Lebleba (Suzanne)
Scénario et dialogues : Abou Al Seoud Al Ebiary et Anwar Wagdi
Musique : Mounir Mourad, Ahmed Sabra, André Ryder, Fathy Qoura
Production : Ramsès Naguib et Anwar Wagdi
Quatre filles et un officier est le dernier film d’Anwar Wagdi. Il sort en mars 1954. Peu après, Anwar Wagdi divorce de Layla Mourad et se rend en Suède afin d’être soigné pour la maladie qui l’emportera l’année suivante. Il meurt le 14 mai 1955 à Stockholm. Il s’était remarié quelques mois auparavant avec Layla Fawzi.
Comédie musicale. Naima est une jeune orpheline qui a été placée dans une maison de correction dirigée d’une main de fer par Madame Sakinah. Elle est tombée amoureuse de Wahid, l’officier chargé de la discipline et de la sécurité au sein de l’établissement. Celui-ci s’oppose aux méthodes brutales de la direction et fait preuve de bienveillance et de générosité à l’égard de toutes les pensionnaires. Naïma trouve tous les prétextes pour se retrouver en tête-à-tête avec Wahid. Un soir au dortoir, Naima montre à ses trois meilleures camarades la photo que l’élu de son cœur a accepté de lui donner. Pour échapper à la surveillance de la gardienne, elles se sont réfugiées sous un lit et l’une des filles tient une bougie allumée. Soudain, la literie s’embrase. En quelques secondes, les flammes se propagent à l’ensemble des lits du dortoir. C’est l’incendie…
Notre avis :Anwar Wagdi était un homme de spectacle, et « Quatre filles et un officier » en po rte l’ultime éclat. L’influence de la comédie musicale américaine y est manifeste : une séquence reprend clairement l’esprit d’ « Un jour à New York » de Gene Kelly et Stanley Donen (1949). Mais il s’agit bien d’un hommage, non d’un plagiat : Wagdi avait trop de talent pour se contenter d’imiter, et il réinvente toujours ce qu’il emprunte.
La première partie, dont l’action se déroule dans l’orphelinat, rappelle à quel point le cinéaste excelle dans la direction des scènes de groupe qu’il anime avec une vivacité et une précision réjouissantes. Dans la seconde, le scénario prend un chemin un peu tortueux (l’héroïne est adoptée par un couple très riche car elle ressemble à leur fille disparue et il se trouve que la femme du couple est la tante de Wahid, l’officier de l’orphelinat que Naïma n’avait pas revu depuis l’incendie !) mais la qualité esthétique des images et le charme des numéros chantés et dansés suffisent à notre bonheur.
On aime avant tout ce film pour la merveilleuse Naïma Akef, mais il faut saluer aussi les deux sœurs Ragaa et Awatef Youssef, souvent épatantes au point d’éclipser dans quelques scènes leur célèbre partenaire. On sera en revanche plus réservé sur la prestation de la toute jeune Lebleba, dont le jeu rappelle un peu trop celui de sa petite collègue Fayrouz.
Il n’en demeure pas moins que ce film constitue un témoignage éclatant du génie des artistes de l’âge d’or égyptien : un cinéma où la grâce, l’énergie et l’invention semblaient aller de soi.
Samedi 21 février à 18h30
La Lanterne Magique de Fateen Abdel Wahab (Al Fanous Al Serhi, 1960)
avec Ismaël Yassin (Moustafa), Abdel Salam Al Nabulsi (Morsi, le directeur du magasin), Sherifa Mahear (Mimi, la femme de Morsi), Cariman (Nahed, la secrétaire), Ikram Ezzo (la petite fille), Mahmoud Farag (le génie), Khayria Ahmed (la femme de chambre), Nazim Sharawi (le président du conseil d’administration), Omar Afifi (le père de Nahed), Mohamed Reda (le psychiatre), Badr Nofal (le client qui souhaite acheter un pyjama), Nemat Mokhtar (danseuse), Zeinat Olwi (danseuse), George Yordanis (le serveur), Mimi Gamal (invitée à la fête donnée par Morsi)
Scénario : Abou Al Seoud Al Ebiary
Musique : on peut entendre dans le film, Bob Azzam et son orchestre interpréter leur tube international « Chérie Je t’aime Ya Mustafa ». C’est l’adaptation d’une chanson traditionnelle égyptienne dont plusieurs compositeurs se sont disputés la paternité.
Production : la Compagnie du Cinéma Arabe
appréciation : 3/5

Comédie fantastique. Moustafa travaille comme homme d’entretien dans un grand magasin. Il est amoureux de l’une des employées qui s’est toujours montrée gentille à son égard. Malheureusement, le directeur du magasin, homme autoritaire et irascible, ne cesse de le persécuter. Un soir, Moustafa rapporte chez lui une lanterne. En sort un génie qui lui promet de réaliser tous ses rêves. D’abord incrédule, Moustafa finit par tenter l’expérience. Il commande un repas pantagruélique qui lui est aussitôt servi. Le génie n’a pas menti. Pour le petit employé, c’est la belle vie qui commence. Les soirs suivants, il sort dans des boîtes de nuit où il s’enivre et distribue des liasses de billets à tous ceux qu’ils rencontrent. Il finit par demander à prendre la place de son directeur. Evidemment, il l’obtient aussitôt. Mais l’ex-directeur n’est pas homme à se laisser faire sans réagir et Moustafa est trop bavard. Lors d’une soirée, ce dernier explique comment son destin a subitement changé grâce à une lanterne magique. Le directeur déchu s’introduit dans l’appartement du nouveau. Il dérobe la lanterne et le lendemain, il retrouve son fauteuil de direction. Mais le génie ne laissera pas tomber Moustafa…
Notre avis : cette comédie réunit à nouveau l’équipe à qui l’on doit tant de succès dans les années cinquante : le réalisateur Fateen Abdel Wahab, le scénariste Abou Al Seoud Al Ebiary ainsi que les deux acteurs comiques Ismaël Yassin et Abdel Salam Al Nabulsi. Pour ces deux derniers, c’est quasiment la fin de leur fructueuse (dans tous les sens du terme !) collaboration. Par la suite, ils n’auront l’occasion de jouer ensemble que deux fois, en 1962 et en 1967 tandis que leurs carrières respectives déclinent inexorablement. Abdel Salam Al Nabulsi meurt en 1968 et Ismaël Yassin en 1972. Cette « Lanterne Magique » apparaît un peu comme leur chant du cygne. Ce n’est pas d’une folle originalité et le scénariste s’est inspiré de manière évidente de nombreuses œuvres antérieures. Il n’empêche que ce film se laisse voir sans déplaisir et on rit de bon cœur (on peut aussi se contenter de sourire) au spectacle des déconvenues qui ne cesse de tomber sur la tête de ce petit patron tyrannique (Abdel Salam Al Nabulsi) mené par le bout du nez par son épouse aux formes sculpturales et au caractère bien trempé (Sherifa Mahear). Les deux acteurs vedettes du film rivalisent d’énergie et de fantaisie. Bien sûr, ils ont tendance à abuser des tics et des grimaces qui ont fait leur popularité mais ils jouent avec une telle sincérité et on sent un tel désir de séduire leur public qu’on ne peut leur en vouloir et qu’on doit par-dessus tout reconnaître leur immense talent. Grâce à sa prestation comme génie de la lanterne magique, Mahmoud Farag, le Monsieur Muscle du cinéma égyptien, deviendra lui aussi une vedette à part entière.
Vendredi 20 février à 18h30
Le Prince de la Vengeance d'Henry Barakat (Amir Al Intiqam, 1950)
avec Anwar Wagdi (Hassan Hilali), Madiha Yousri (Yasmina), Samia Gamal (Zumoroda), Farid Shawki (Jaafar), Hussein Riad (Cheikh Jalal), Kamal Al Shennawi (Chahine le Mamelouk), Mahmoud El Meleigy (Metwali), Serag Mounir (Badran, chef de la police), Abdul Aziz Ahmed (cheikh Fadel), Zaki Ibrahim (le père d’Hassan Hilali), Mohamed Alwan (le frère de Badran), Reyad El Kasabgy (Cheikh al Mansour Ghurab), Zaki El Fayomi (Hisham, le fils de Yasmina), Ali Al Kassar (Nour, l’esclave)
Scénario : Henry Barakat
Dialogues : Youssef Gohar, Henry Barakat, Youssef Issa
D'après le roman Le Comte de Monte Cristo d'Alexandre Dumas
Musique : Ahmed Sedky, Farid Al Atrache ainsi que des extraits d’œuvres classiques occidentales telles que « La Force du Destin » de Giuseppe Verdi ou bien « Une Nuit sur le Mont Chauve » de Modeste Moussorgski
Production : Les Films du Lotus (Assia Dagher)

Film d'aventure. Hassan Al Helali est un capitaine de navire. Il dirige le Mansoura qui appartient à Cheikh Fadel. Il vit avec son vieux père et aime une jeune femme, Yasmina, qu’il doit très prochainement épouser. Mais Hassan a un rival, Chahine le Mamelouk qui est prêt à tout pour l’écarter. Avec deux complices, Jafaar et Metwali, celui-ci échafaude un complot diabolique. Les trois hommes vont dénoncer Hassan auprès de Badran, le chef de la police : ils l’informent que le capitaine détient un message confidentiel destiné à Abdul Jalil. Ce dernier qui a été arrêté et incarcéré est à la fois le frère de Badran et le chef de l’opposition au régime en place. C’est ainsi que le jour de son mariage, Hassan est jeté en prison sans procès. Ses ennemis ont la voie libre : l’un épousera sa fiancée, les deux autres prendront le commandement du Mansoura pour se livrer à la contrebande. En prison, Hassan fait la connaissance d’un vieil homme qui avant de mourir lui indique l’endroit où il a caché un trésor. Hassan parvient à s’évader et retrouve le coffre de son compagnon d’infortune. Il décide de se venger de tous ceux qui ont voulu l’éliminer…
Notre avis : première adaptation du roman d’Alexandre Dumas par Henry Barakat. Il en réalisera une autre en 1964, en couleur cette fois-ci. Malgré la rutilance des décors et des costumes de cette seconde version, c’est la première qui a gardé la faveur des cinéphiles et des critiques (elle figure dans la liste des cent films les plus importants du cinéma égyptien établie en 1996.) Sans trahir l’œuvre originale, le cinéaste a su l’orientaliser et l’assimiler à la culture arabe. On finit même par se demander si "Le Comte de Monte Cristo" ne serait pas l’adaptation d’un récit du temps des Mille et Une Nuits. Henry Barakat met en évidence tout ce qui dans le destin d’Edmond Dantès fait résonance avec l’âme orientale. L’amour perdu, les revers de fortune, l’injustice, la tyrannie, le courage, la vengeance constituent des thèmes familiers de la littérature arabe, depuis l’époque reculée de la poésie pré-islamique. « Le Prince de la Vengeance » est un conte flamboyant où se mêlent la poésie et l’épopée, une œuvre palpitante qu’on ne se lasse jamais de revoir. On se permettra tout de même de déplorer l’abus de la musique symphonique occidentale pour accompagner de nombreuses scènes «dramatiques», un travers que l’on retrouve dans bon nombre de films dits « sérieux » de la même époque.
Jeudi 19 février à 22h
La Panthère Noire d'Atef Salem (Alnemr Al Aswad, 1984)
avec Ahmed Zaki (Mohamed Hassan El Masry), Ahmed Mazhar (l’entraîneur de boxe grec), Wafaa Salem (Helga), Youssef Fawzi (le collègue raciste de Mohamed), Ehsan Sherif (la mère de Mohamed), Ibrahim Kadri (le père de Mohamed), Nabila Hassan (la cousine de Mohamed), Mohamed Al Serafy (le père d’Helga), Hussein Al Sharif (Medhat), Fatma Wagdi (une cliente du père de Mohamed), Ismaïl Abdel Majid (le chef d’atelier)
Scénario : Ahmed Abou El Fath, Bashir Al Diq
Musique : Gamal Salamah, Abdel Rahman Al Abnoudy, Ahmed Ibrahim
Biographie. Avec l'aide de sa mère, Mohamed Hassan El Masry émigre en Allemagne pour échapper à la pauvreté. Dans les premiers temps, il doit affronter maintes difficultés : il ne connaît ni la langue ni la culture allemandes, il est victime de racisme. Heureusement, il fait la connaissance d’une jeune femme qui connaît l’arabe. Elle lui apprend les rudiments de sa langue natale. Il commence par gagner sa vie comme ouvrier d’usine puis il se lance dans la carrière de boxeur professionnel. Grâce à son entraîneur d’origine grecque, il devient un champion célèbre. On le surnomme « la Panthère Noire ». D'après une histoire vraie.
Notre avis : un récit édifiant dans lequel Ahmed Zaki fait tout son possible pour donner du relief à son personnage qui en manque singulièrement. La jeune Allemande qui accompagne le héros est jouée par Wafaa Salem, une actrice d’origine syrienne âgée de vingt ans. Elle n’avait jusqu’ici tourné que dans un seul film quelques années auparavant. On raconte qu’Atef Salem l’avait rencontrée à l’institut supérieur du cinéma du Caire et lui avait aussitôt proposé le premier rôle féminin dans sa « Panthère Noire ». Nous avons peine à saisir les raisons de son enthousiasme. Ahmed Mazhar est en revanche très convaincant en vieil entraîneur de boxe, un rôle très éloigné de ceux qu’on lui confie d’ordinaire.
Mercredi 18 février à 16h
Le Garage d’Alaa Karim (Algiraj, 1995)
Nagla Fathy (Naïma), Farouq Al Fishawy (Abdoullah, l’ouvrier muet),Sayed Zayan (Zeinhom, le mari de Naïma), George Sedhom (Hosny), Wafaa Amer (Aziza, la servante), Samraa (la danseuse Zizi), Donia Abdel Aziz (Donia, la fille aînée de Naïma), Mohamed Nagaty (Ramzy, le petit ami de Donia), Sherif Sabry (docteur Anwar, le père de Ramzy), Tamer Ashraf (Tamer, un des fils de Naïma), Alaa Wali El Din (Mounir, l’un des résidents de l’immeuble), Hassan Mustafa Mazhar (Hassan, un des fils de Naïma), Karim Al Husseiny (Karim, un des fils de Naïma), es Alfat Sukar (la soeur de Naïma), Shadia Abdul Hamid (Gamalat), Taheya Carioca (une voisine)
Dernière apparition à l’écran de Taheya Carioca : ce film met un point final à une carrière exceptionnelle commencée soixante ans plus tôt.
Scénario : Alaa Karim, Walid Seif
Musique : Munir El Wasimi
Production : Wasif Fayez
Drame. Naïma est gardienne dans un grand immeuble. Elle s’occupe du garage, nettoie les voitures des résidents et fait le ménage dans plusieurs appartements. En plus de son travail, elle élève seule sept enfants qui lui donnent bien du fil à retordre. Elle ne peut compter sur aucun soutien de son mari, Zeinhom, qui passe ses journées à boire avec ses amis et entretient une liaison avec la servante d’une danseuse vivant dans l’immeuble.
Le jour où Naïma doit accoucher, ce n’est pas son mari qui la conduit à l’hôpital, mais Abdullah, un ouvrier muet qui travaille pour elle et l’aime en secret. Zeinhom, lui, n’a qu’une obsession : obtenir un passeport pour partir à l’étranger. Grâce à Hosny, un résident riche et influent, il finit par l’obtenir et abandonne sans remords sa femme et ses enfants pour une vie plus confortable.
Désormais, Naïma doit affronter seule les difficultés du quotidien. Tamer, son fils aîné, quitte l’école et sombre dans la délinquance. La police finit par l’arrêter alors qu’il conduit sans permis une voiture volée. Donia, sa fille aînée, l’inquiète également : devenue une jeune femme, elle fréquente un adolescent de son âge, et Naïma redoute qu’elle cède à ses avances et tombe enceinte avant le mariage.
Depuis quelque temps, Naïma se sent très fatiguée. Un médecin de l’immeuble lui propose de faire des examens. Le diagnostic tombe : elle est atteinte d’un cancer du poumon à un stade terminal.
Notre avis : une chronique sociale qui reprend les ressorts du mélodrame : nous sommes en terrain connu. Difficultés de logement et d’éducation, père défaillant, délinquance juvénile, inégalités sociales, pauvreté… Autant de thèmes abondamment explorés depuis le début des années 1980 par de jeunes réalisateurs désireux de rompre avec les sortilèges et les artifices du cinéma de l’âge d’or pour affronter les réalités âpres de leur époque.
Bien que, par son esthétique, ce film s’inscrive dans ce courant réaliste initié quinze ans plus tôt, il a remarquablement bien vieilli et se regarde encore aujourd’hui avec un intérêt soutenu. Trois raisons à cela : un scénario solidement construit, une absence de pathos — l’héroïne, confrontée à mille difficultés puis à la maladie, ne s’apitoie jamais sur son sort — et surtout une interprétation d’une qualité exceptionnelle. Bien sûr, Nagla Fathy se révèle époustouflante en mère courage, mais les deux acteurs qui l’entourent, Zayed Zayan et George Sedhom, incarnent eux aussi avec une grande justesse et sans jamais sombrer dans la caricature, des hommes veules et lubriques. Dans ce film, même les enfants et les adolescents jouent avec un naturel et une vérité peu ordinaires. En revanche, nous avons été moins convaincus par la prestation de Farouq Al Feshawi dont le jeu et le personnage nous rappellent de manière trop flagrante ceux de Nour Al Sherif dans « Le Cri » (alsarkha, 1991) de Mohamed El Naggar.
Mardi 17 février à 22h
Bakhit et Adila de Nader Galal (Bakhit wa Adila, 1995)
avec Adel Imam (Bakhit), Sherine (Adila), Mustafa Metwalli (le gangster), Hanem Mohamed (la mère de Bakhit), Othman Abdel Moneim (Sandouq, le père d’Adila), Kawthar Ramzi (Sakina, la belle-mère d’Adila), Mohamed Henedy (le chauffeur de taxi), Ezzat Abou Ouf (l’homme d’affaires), Ahmed Rateb (le cousin d’Adila), Hassan Hosny (le directeur de la banque), Youssef Dawood (le directeur de l’hôtel)
Scénario : Lenin El Ramli
Musique : Modi El Emam

Bakhit et Adila se retrouvent dans le même train, assis côte à côte. Le sans gêne du premier exaspère la seconde et entre eux, le ton monte très rapidement. Dans le même compartiment, a pris place un trafiquant de drogue qui transporte dans une grande valise de l’héroïne et une grosse somme d’argent. Se sachant poursuivi par la police, il pose sa valise parmi les bagages de Bakhit et Adila pensant la récupérer à l’arrivée. Manque de chance, il est arrêté sur le quai de la gare et conduit au commissariat. Pendant ce temps-là, Bakhit et Adila ont confié leurs bagages au même porteur et ils se retrouvent dans le même taxi qui les conduit à leurs destinations respectives situées dans le même quartier. Bakhit retrouve son appartement qu’il occupe avec sa mère et Adila celui de son père et de sa belle-mère. Très vite, ils s’aperçoivent qu’il y a une valise qui n’appartient ni à l’un ni à l’autre. Ils décident de l’ouvrir et découvrent avec stupéfaction son contenu. Après avoir hésité longuement, ils décident de la remettre à la police puis se ravisent : ils vont la garder. Ils quittent Alexandrie et s’installent dans un hôtel de luxe au Caire pour enfin mener la belle vie. Mais loin de les réunir, leur bonne fortune commune accroît l’animosité et la méfiance entre Bakhit et Adila…
Notre avis : ce film aura un tel succès que le réalisateur lui donnera deux suites. Des trois, ce premier opus est le plus réussi. On suit avec plaisir les tribulations d’un couple dont l’union ne repose que sur l’argent et qui ne cesse de se déchirer pour mieux s’aimer. Une comédie loufoque où tout semble possible, les auteurs ne se sont rien interdits et les deux acteurs principaux peuvent donner libre cours à leur fantaisie. Avec la délicieuse Sherine qui rend coup pour coup (au propre comme au figuré ) à Adel Imam d’un cynisme jubilatoire.
Lundi 16 février à 22h
Histoire d’un Mariage d'Hassan El Seifi (Hekayet Gawaz, 1964)
avec Soad Hosny (Adila Mansour), Shukry Sarhan (Mohamed), Mary Moneib (Aziza, la mère d’Adila), Amina Rizq (Karima, la mère de Mohamed), Hassan Youssef (Hassan Mansour), Hassan Fayek (Mansour), Amal Farid (Mona), Aziza Helmy (la mère de Mona), Seham Fathy (Seham), Kawthar Shafik (Kawthar), Soheir Zaky (danseuse), Baligh Habashy (docteur Shouqi), Engy Ismail (une amie d’Adila)
Scénario : Mohamed Othman
Production : Naguib Khoury Films

Mohamed est amoureux de sa voisine, Adila Mansour. Ils sont fiancés et Mohamed a hâte que le mariage soit célébré car c’est un homme très jaloux qui enrage de voir sa promise sortir seule dans des tenues légères. Hassan, le frère d’Adila lui aussi fréquente une jeune fille mais la mère de celle-ci s’oppose à cette union : elle souhaite que sa fille épouse son cousin, le docteur Shouqi. Pour Adila et Mohamed, le grand jour est arrivé. Ils se marient enfin. Leur bonheur est total mais une nouvelle vient tout bouleverser. Alors que la fête bat son plein, on apprend que Mohamed doit pour des raisons professionnelles s’installer au Mont Ataqah sur la Mer Rouge. La mère d’Adila refuse catégoriquement que sa fille suive son mari pour une destination si lointaine. Afin d’empêcher la consommation du mariage, la vieille femme s’installe dans la chambre des deux jeunes mariés qui devront passer leur première nuit séparés. Le lendemain matin, Mohamed se rend accompagné de sa mère chez ses beaux-parents pour chercher Adila mais sa belle-mère reste intraitable et entre eux le ton monte. La mère de Mohamed est bouleversée par la violence des échanges. Elle s’évanouit…
Notre avis : une comédie gentillette sur un thème rebattu : la tyrannie que les mères exercent sur leurs filles même après le mariage de celles-ci. Toute l’intrigue repose sur les stratagèmes mis en place par Adila et Mohamed pour échapper à la surveillance de la mère de la jeune fille. Et après bien des échecs, l’amour finira par l’emporter. Mais pour cela, il faudra que le père d’Adila enfin se dresse contre sa femme et lui ordonne de ne plus s’opposer au bonheur de leurs enfants. La morale est claire : quand l’homme s’en mêle, les choses s’arrangent. On pourra légitimement trouver cette morale « un peu » misogyne. A ce propos, on pourra aussi s’étonner qu’Adila ait choisi comme époux ce Mohamed qui est d’une jalousie maladive. Dans la première scène, alors qu’elle joue au tennis, il se précipite sur elle et lui prend violemment le bras car il ne supporte pas de la voir arborer une tenue aussi légère en public. Et dans l’une des dernière scènes, il la gifle car elle a osé danser avec un inconnu. Elle lui pardonne mais tout cela n’augure rien de bon ! Malgré ces réserves, on peut se laisser tenter pour Soad Hosny qui est parfaite dans ce rôle de jeune fille à l’aube de sa vie de femme.