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lundi 28 février 2022

Amour et Vengeance (Gharam wa Intiqam, 1944)

غرام وانتقام
إخراج : يوسف وهبي


Youssef Wahby a réalisé Amour et Vengeance en 1944.

Distribution : Asmahan (Sohair), Anwar Wagdi (Wahid Ezzat), Youssef Wahby (Gamal Hamdy), Mahmoud El Meleigy (Safwat, le cousin de Wahid et le procureur du tribunal), Zouzou Madi (Inayat, l’amie de Sohair), Amina Sherif (Mounira, la sœur de Gamal), Bishara Wakim (le docteur Beshara), Fouad El Rashidi (le procureur), Menassa Fahmy ( le médecin de Gamal Hamdy), Gina (la danseuse), Mohamed Kamel (Oncle Rajab), Fakher Fakher (Badwi), Soad Ahmed (la mère de Gamal Hamdy), Rashad Hamed (le chauffeur), Abbas Rahmy (un admirateur), Ibrahim Hechmat (expert dans la police scientifique)
Scénario : Youssef Wahby
Une histoire inspirée du Cid, la célèbre tragédie du dramaturge français Pierre Corneille (1606-1684)
Musique : Mohamed Al Qasabji, Ryad Al Sunbati, Mohammad Hassan Al Shugai et Farid Al Atrache
Textes des chansons : Ahmed Rami, Bayram El Tunsi, Mahmoud Al Sinnawi
figure dans la liste des 100 films les plus importants de l'histoire du cinéma égyptien

Asmahan



Menassa Fahmy



Mohamed Kamel





Fouad El Rashidi



Bishara Wakim





Youssef Wahby et Bishara Wakim





Mahmoud El Meleigy





Mahmoud El Meleigy, Fakher Fakher, Fouad El Rashidi



Amina Sherif



Anwar Wagdi



Youssef Wahby



Zouzou Madi



Asmahan

















Résumé

Sohair, une chanteuse célèbre décide d’abandonner sa carrière pour épouser l’amour de sa vie, Wahid, un homme à la sulfureuse réputation, alcoolique et coureur de jupons. Malheureusement, celui-ci est assassiné le soir même où elle donne son dernier concert. Sohair est accablée par le chagrin. Safwat, le cousin de Wahid qui est aussi le procureur du tribunal lui promet que le coupable sera rapidement identifié. Le principal suspect est le compositeur Gamal Hamdy. Il est arrêté et interrogé par la police mais on ne trouve aucune preuve contre lui. Il est libéré. Sohair, qui est convaincue de sa culpabilité, croise à nouveau la route du musicien lors d’une fête donnée par Inayat, l’une de ses amies. Elle décide de faire semblant de tomber amoureuse de lui pour connaître toute la vérité et se venger. Sohair invite une première fois chez elle Gamal puis la fois suivante elle se rend chez lui. Elle lui raconte qu’elle est harcelée par Safwat qui veut l’épouser. Elle refuse cette union et pour échapper à ses sollicitations continuelles, elle souhaite partir un certain temps pour un long voyage au Levant. Elle demande au musicien de l’accompagner. Celui-ci accepte. 
Au Liban, leur complicité s’accroit, l’un comme l’autre semble apprécier cette escapade en « quasi » amoureux. Ils font la connaissance d’un médecin poète, le docteur Bishara Tmraya, qui les invite à un mariage puis à une autre fête. A chaque fois, Sohair accepte de chanter pour les invités. Gamal est tombé fou amoureux de la jeune femme et il finit par lui avouer ses sentiments. Pour sa part, Sohair ne peut plus dissimuler l’affection qu’elle éprouve pour celui qu’elle considérait comme l’assassin de son futur époux. Gamal lui promet de lui dire la vérité sur ce qui s’est passé entre lui et Wahid mais seulement à leur retour en Egypte. Une fois rentrée avec son compagnon, Sohair informe Safwat que Gamal est décidé à tout avouer mais elle refuse qu’il en informe la police. Le procureur passe outre et se rend avec des policiers chez Sohair, à l’heure du rendez-vous convenu pour la confession de Gamal . Quand ils arrivent, ils restent dissimulés dans le couloir et écoutent le récit du musicien par la porte entrebâillée : Wahid et Gamal sont des amis d’enfance mais quelque temps avant la mort du premier, cette amitié a été balayée d’un coup : Wahid a séduit la sœur de Gamal et celle-ci, naïve et innocente, s’est abandonnée à lui. Malgré les supplications de la jeune femme, le séducteur a refusé de l’épouser pour la simple et bonne raison qu’il était déjà engagé auprès de Sohair. Quand Gamal a appris la trahison de son ami, son sang n’a fait qu’un tour et il s’est jeté sur lui. Dans la bagarre, Wahid a sorti son pistolet mais Gamal a réussi à détourner l’arme et c’est son adversaire qui a reçu le coup en pleine poitrine. Pour Safwat et les policiers, l’affaire est entendue : c’est bien Gamal le coupable. Ils font irruption dans la pièce et arrête l’homme. Sohair est bouleversée par cette intervention. Elle essaie de convaincre Gamal qu’elle n’y est pour rien.
Gamal est inculpé pour meurtre mais à l’issue de son procès, il est relaxé. Il croit qu’il va pouvoir retrouver Sohair mais celle-ci meurt dans un accident de la route. Gamal, fou de chagrin, est interné dans un hôpital psychiatrique.

Asmahan meurt accidentellement avant la fin du tournage de ce film, ce qui contraint Youssef Wahby à modifier le dénouement de son scénario.


Les chansons interprétées par Asmahan


Première chanson : Douces Nuits à Vienne (Layali el Ouns fi Vienna)

Paroles : Ahmed Ramy 
Musique : Farid Al Atrache


Deuxième chanson : O toi qui dors  (Ayyuhal Na'im)

Paroles : Ahmed Ramy 
Musique : Ryad Al-Sunbati


Troisième chanson : J'aime le café (Ahwa)

Paroles : Mamoun El Shinnawy 
Musique : Farid Al Atrache


Quatrième chanson : O Ma tribu (ya dirati)

Paroles : Zaid Al Atrache (frère du Pacha Al Atrache, chef de la révolte contre les occupants français de la Syrie)
Musique : Farid Al Atrache


Cinquième chanson : Quand comprendrez-vous ? (Emta Hate'ref) 

Paroles : Mamoun El Shinnawy 
Musique : Mohamed Al-Qasabji


Sixième chanson : Je mérite tout ce qui m’arrive (Ana Elli Estahel)

Paroles : Youssef Badros
Compositeur : Mohamed Al-Qasabji

A l'origine, il y avait une septième chanson  "Fille du Nil" mais elle a été supprimée après 1952 car c'était un hymne à la gloire de la famille royale et du roi Farouk.


 

mercredi 29 août 2018

Les Illusions de l’Amour (Awham Alhoub,1970)

اوهام الحب
ﺇﺧﺮاﺝ:ممدوح شكري






















Mamdouh Shoukri a réalisé Les Illusions de l'Amour en 1970.
Distribution : Nagla Fathy, Mohsen Sarhan, Zouzou Madi, Youssef Fakhr El Din, Youssef Chaban, Safa Abou Al-Saoud, Abdel Halim Nasr, Fathy Abdel Sattar
Scénario : Mamdouh Shoukri

Youssef Fakhr El Din et Safa Abou Al Saoud

Youssef Chaban

Youssef Chaban et Nagla Fathy

Youssef Chaban et Nagla Fathy

Fathy Abdel Sattar


Safaa Abou El Saoud et Nagla Fathy

Mohsen Sahran et Youssef Chaban

Nagla Fathy et Safaa Abou El Saoud


Résumé

Nadia rencontre Samir à l’aéroport. C’est immédiatement le coup de foudre. Ils deviennent amants puis se marient. Ils s’installent à Alexandrie. Très vite, leur relation se dégrade. Samir semble lointain : il est constamment plongé dans les livres. Nadia s’ennuie. Elle décide de sortir régulièrement avec des amis. Un jour, elle est victime d’un accident alors qu’elle est enceinte. Elle fait une fausse couche et perd beaucoup de sang. Samir accepte de lui donner du sien mais les tests effectués à l’hôpital révèlent qu’il est atteint d’une leucémie. Il refuse d’en parler à sa femme. Un fois rétablie, Nadia reprend sa vie insouciante d’avant. Parmi le groupe qu’elle fréquente, se trouve Farouk, un jeune homme qu’elle apprécie beaucoup. Ils sortent régulièrement ensemble. Elle finit par accepter de prendre un verre dans son appartement... La rupture entre Nadia et Samir devient inévitable. Enfin, un ami apprend à la jeune femme la maladie de son époux. Cette nouvelle la bouleverse mais il est déjà trop tard. Samir sait qu'il devra affronter seul la mort qui l'attend.

mercredi 10 janvier 2018

La Punition (El Ikab, 1948)

العقاب
إخراج : هنري بركات



Henry Barakat a réalisé La Punition en 1948.
Distribution : Faten Hamama (Ibtisam, la fille de Mohsen), Mahmoud El Meleigy (Mohsen, l’amant de Houria), Zouzou Madi (Houria), Ferdoos Mohamed (Roukaya, la bonne), Samia Fahmy (Doha, la fille de Roukaya), Zaki Ibrahim (le mari de Houria), Reyad El Kasabgy (le mari de Roukaya), Thuraya Fakhry (Oum Ali, la voisine de Roukaya), Kamal Al Shennawi (Amir, le fils de Houria)
Scénario : Henry Barakat
Dialogues : Badie' Khairy
Production : Assia Dagher

Zouzou Madi et Zaki Ibrahim

Mahmoud El Meleigy et Faten Hamama

Samia Fahmy et Kamal Al Shennawi

Ferdoos Mohamed et Reyad El Kasabgy

Mahmoud El Meleigy et Kamal Al Shennawi


Résumé

Houria est une jeune femme mariée à un vieil homme, Muharam. Elle le trompe avec l’un de ses meilleurs amis, Mohsen, qu’elle couvre de cadeaux et de gros billets. Pour justifier ses absences quotidiennes, Houria prétend qu’elle doit se rendre à la clinique pour des examens. Houria et Muharan ont à leur service une femme dévouée, Roukaya. Cette dernière est mariée à un homme alcoolique et sans emploi qui lui réclame sans cesse de d’argent.
Muharam finit par comprendre que sa femme a une liaison avec Mohsen. Il trouve un prétexte pour faire venir ce dernier chez lui afin d’avoir une explication. Entre les deux hommes le ton monte très vite. Mohsen pousse le vieil homme qui fait une chute mortelle. Au même moment, le mari de Roukaya fait irruption dans la villa de Muharan. Il est totalement ivre et hurle qu’il veut de l’argent. Pour le calmer, sa femme accepte de solliciter son patron. Elle monte au salon et découvre le corps de Muharan gisant au sol. Elle appelle au secours. Pour tout le monde, elle devient la seule coupable et le mobile est tout trouvé : l’argent que réclamait son mari.
Elle est condamnée à 25 ans de prison. Mohsen convainc Houria de vendre la propriété qui pourtant appartient au fils qu’elle a eu avec Muharan. Avec une partie de l’argent de la vente, Mohsen achète une voiture de luxe. Il délaisse progressivement sa maîtresse qui est rongée par la culpabilité. Il rencontre une jeune femme, l’héritière d’un homme très fortuné. Pour se débarrasser de son ex-maîtresse, il envoie à un juge une lettre dans laquelle il l’informe qu’Houria a déshérité son fils. La veuve est condamnée à cinq ans de réclusion. Son petit garçon est placé en pension. En prison, Houria retrouve sa servante, Roukaya. Les deux femmes se réconcilient. 
Mohsen épouse sa riche héritière. Neuf mois plus tard, c’est la naissance de leur petite fille. Les années passent. Mohsen a perdu sa jeune épouse et il élève seul son enfant. Il est à la tête d’une fortune considérable. En prison, Houria qui s’apprête à recouvrer la liberté, finit par dire toute la vérité à sa servante. Mais quelque temps après, elle meurt subitement avant même sa libération : les autorités judiciaires n’auront jamais connaissance de son ultime aveu et Roukaya devra purger sa peine jusqu’au bout. Quand enfin le jour de sa libération arrive, elle est accueillie par son amie Oum Ali qui s’occupe de sa fille Doha depuis son arrestation. Les deux femmes avaient décidé de cacher la vérité à l’enfant et celle-ci croit toujours qu’Oum Ali est sa véritable mère. Roukaya se fera passer pour une amie venue d’Alexandrie. Chez Oum Ali, Roukaya apprend que Doha est fiancée à Amir le fils d’Houria et de Muharan ! Cette nouvelle la bouleverse mais quand elle fait la connaissance des deux fiancés, tout se passe au mieux.
Peu après, Amir fait la rencontre d’ Ibtissam, la fille de Mohsen. Cette dernière tombe aussitôt sous le charme du garçon. Apprenant qu’il est sans emploi, elle le fait embaucher par son père. Mais quand ce dernier fait la connaissance de son nouvel employé et découvre qu’il est le fils de celui qu’il a assassiné, il le fait aussitôt renvoyer. Ibtissam apprend la nouvelle et exige que son père reprenne sur-le-champ son bien-aimé dans sa société. Mohsen s’incline. Il va même plus loin : pour qu’Ibtissam puisse épouser Amir, il rencontre Doha et lui demande de se retirer contre une somme d’argent. Evidemment, celle-ci refuse catégoriquement. Alors Mohsen décide d’enquêter sur Doha et sa famille : il découvre qu’elle est la fille de l’ancienne servante d’Houria. Il s’empresse de transmettre ses informations à Amir qui décide de rompre avec Doha, la fille de celle qui a tué son père. Roukaya riposte : elle donne vingt-quatre heures à Mohsen pour dire la vérité sinon elle produira la preuve qu’elle a en sa possession : une lettre d'Houria dans laquelle celle-ci affirme que son ex-amant est bien le meurtrier de Muharan (petite question qui vient immédiatement à l'esprit : pourquoi ne l'a-t-elle pas produite plus tôt pour obtenir une révision de son procès et une réduction de peine ? Le film ne le dit pas !). La conversation a été entendue par Ibtissam. Cette dernière se rend chez Roukaya . Elle veut voir la lettre ! A cet instant, Mohsen fait à son tour irruption dans la maison. Ibtissam se cache dans une chambre. L'homme menace d’un revolver Roukaya pour qu’elle consente à lui donner la lettre. Celle-ci feint d’accepter et disparaît dans la chambre ou se trouve déjà Ibtissam. Elle a fermé la porte à clef. Mohsen parvient tout de même à l’ouvrir et fou de rage tire plusieurs coups de revolver qui tous atteignent sa fille. Cette dernière meurt. Mohsen est arrêté. Amir et Doha se marient.