Quels films peut-on voir sur la chaîne Rotana Classic ? Les horaires donnés sont ceux de l'après-midi ou de la soirée (heure de Paris). La plupart des films sont ensuite rediffusés le lendemain matin.
Rotana Classic a remplacé Rotana Zaman en 2012. Cette chaine fait partie du groupe Rotana basé en Arabie Saoudite et spécialisé dans le divertissement (télévision et musique). Celui-ci a été créé par le prince Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud, membre de la dynastie Al Saoud et petit-fils du fondateur de l'Arabie Saoudite. Comme son nom l’indique, Rotana Classic diffuse essentiellement les grands classiques du cinéma égyptien. Disponible en France.
Dimanche 30 août à 20h30
Fils d’Aristocrates d'Hassan El Seifi (Ibn Zawat, 1953)
avec Ismail Yassin (Ismaïl), Kitty (Kitty), Abdel Salam El Nabolsi (Sharif, l’ami d’Ismaïl), Nagah Salam (Nagah), Serag Mounir (Hafez), Mimi Chakib (Amina, la femme d’Hafez), Zouzou Chakib (une femme de ménage), Stephan Rosty (Shimon Licha), Mohamed El Tabei (Kabir Al Rahimiya, l’oncle d’Ismaïl), El Sayed Bedeir (Abdel Moujoud, le cousin d’Ismaïl), Omar El Gizawy (le serviteur de Kabir Al Rahimiya), Mohamed Kandeil (le chanteur)
Scénario et dialogues : Zaky Saleh, Stephan Rosty, Hassan Al Seifi
Paroles des chansons : Fathy Koura, Galil Al Bendary, Abdel Wahab Youssef
Musique : Abdel Aziz Mahmoud, Kamal Al Taweil, Mohamed Abdel Wahab, Ali Farrag,
Production : Les films Misr Algadida et les films Seraj Mounir
Comédie musicale Ismaïl est un jeune homme qui mène la grande vie au Caire. Il dépense sans compter et accumule les dettes. Son oncle, un homme de la campagne attaché aux traditions veut y mettre bon ordre. Il décide de se rendre au Caire avec son fils et l’un de ses serviteurs pour trouver à son neveu fantasque une épouse qui saura le remettre dans le droit chemin. Quand les trois campagnards se présentent chez Ismaïl, celui-ci donne une grande fête avec la participation de la danseuse Kitty. L’oncle présente à son neveu la lettre qu’il a reçue de l’un de ses créanciers. Ce dernier menace de porter plainte et son oncle n’aidera pas Ismaïl si celui-ci ne se marie pas au plus vite. Le jeune homme ne peut que se soumettre. L’oncle se rend aussitôt chez un ami qui a une fille à marier. Il va tout entreprendre pour que le père accepte son neveu comme gendre. Pendant ce temps-là, Ismaïl a retrouvé son ami Sharif dans le cabaret où se produit la danseuse Kitty. C’est là qu’il découvre une jeune chanteuse dont il tombe aussitôt amoureux …
Notre avis : en 1953, Hassan El Seifi sort ses trois premiers films comme réalisateur à part entière. Ce « Fils d’Aristocrates » est donc l’œuvre d’un tout jeune cinéaste (même s’il a commencé à travailler comme assistant dès 1945, huit ans auparavant). Tout n’est pas parfait dans cette comédie musicale : un scénario qui ne brille ni par son originalité ni par sa finesse, une intrigue reposant sur un petit quiproquo que l’on fait traîner de manière artificielle, de trop nombreuses scènes de conciliabules donnant lieu à des dialogues filandreux et intarissables.
Et pourtant on se laisse prendre au charme de cette comédie musicale sans prétention qui réunit toutes les vedettes de l’époque. On appréciera particulièrement les interventions de Stéphan Rosty, méconnaissable en usurier cupide et grandiloquent. « Fils d’Aristocrates » est aussi l’un des tous premiers films de la grande chanteuse libanaise Nagah Salam. Elle a 21 ans, elle chante fort bien, comme il se doit, et elle joue avec une fraîcheur qui nous touche. Mais celle qui littéralement crève l’écran dans cette comédie, c’est Kitty. La danseuse d’origine grecque y apparaît dans une très longue séquence où elle déploie toutes les facettes de son immense talent, avec la vitalité et l’allégresse qui la caractérisent. Ses chorégraphies rappellent en plus modeste celles des comédies musicales de Naima Akef. En vérité, la présence de Kitty apporte une fougue à un récit qui sans elle en aurait cruellement manqué.
Samedi 29 août à 16h
Yasmine d'Anwar Wagdi (1950)
avec Anwar Wagdi (Wahid), Madiha Yousri (Soad, la mère de Yasmine), Zaki Rostom (le grand-père de Yasmine), Abdelhalim Nasr, Feyrouz (Yasmine), Mohamed Al Dib (Adel, le père de Yasmine), Reyad El Kasabgy (Antar, chef de gang), Zinat Sedki (la propriétaire de la pension), Aïda Kamel (l’infirmière), Victoria Hobeika (le docteur Shafiqa), Abdel Aziz Khalil (Dabour, chef de gang), Zaki Ibrahim (le chef de la police), Gina (la danseuse), Ali Abdel Al (le propriétaire du cabaret)
Scénario : Anwar Wagdi, Abou Al Seoud Al Ebiary
Musique : Mohamed El Bakkar, Mounir Mourad, Mahmoud El Sherif
Production : Anwar Wagdi
Comédie musicale. Yasmine a été abandonnée à la naissance car son père voulait un garçon. Elle passe ses premières années à l’orphelinat mais à l’âge de six ans, elle s’enfuit. Elle est recueillie par une bande de pickpockets qui l’initient à leur « art ». Avec ses compagnons, Yasmine chante et danse dans des cabarets. Et tandis que les clients sont tout attendris par cette petite fille si talentueuse, elle en profite pour s’approcher d’eux et leur subtiliser argent et objets de valeur. Un jour, alors qu’elle tente d’échapper à la police, elle rencontre Wahid, un trompettiste au chômage. Il lui propose de créer un numéro à deux et lui demande surtout de ne plus voler. Yasmine accepte et s’installe avec son nouveau compagnon dans une maison abandonnée. Malheureusement ce lieu sert aussi de repaire à une bande de voleurs. Alors que ceux-ci sont en train de percer un coffre qu’ils viennent de voler, la police fait irruption dans la maison et embarque tout le monde, y compris Yasmine et Wahid. Le propriétaire du coffre n’est autre que le grand-père de Yasmine, un pacha richissime. Quand celui-ci se présente au commissariat, il est tout de suite attiré par Yasmine car elle semble avoir l’âge de sa petite fille qu’il rêve de retrouver. Wahid prétend être l'oncle de l'enfant et affirme qu’ils sont originaires d’Alexandrie…
C’est le premier film de Feyrouz, l’enfant prodige du cinéma égyptien. Elle n’a que six ans, et Anwar Wagdi, qui la dirige, perçoit immédiatement l’étendue de son talent. Il faut dire qu’elle chante, danse et joue avec une aisance stupéfiante pour son âge : tout semble naturel, évident, presque inné.
« Yasmine » est moins célèbre que « Dahab », tourné trois ans plus tard sur une trame narrative très proche, et c’est une injustice. Cette première comédie musicale a, selon nous, mieux traversé le temps. Elle possède une fraîcheur, une spontanéité, une légèreté qui donnent à l’ensemble un charme singulier, là où « Dahab » souffre d’un pathos appuyé qui finit par étouffer l’émotion véritable.
On pourra relever, dans la première partie du film, le caractère un peu brouillon des chorégraphies présentées sur la scène du cabaret. Mais cela contribue sans doute au charme résolument désuet de l’œuvre : une imperfection qui humanise le spectacle et renforce son authenticité.
Vendredi 28 aoüt à 20h30
Le Fugitif de Samir Seif (Al Motarad,1985)
avec Nour El Sherif (Samaha Al Naji), Soheir Ramzy (Mahasin), Abou Bakr Ezzat (Helmy, l’informateur), Taheya Carioca (Nazira, la mère de Mahasin), Magdy Wahbah (Al Felali), Ahmad Akl (le second d’Al Felali), Samiha Mohamed (Sabah, la mère de Muhalabya), Salah Nazmi (Khadr Al Naji, l’oncle de Samaha), Rawa El Kateb (Muhalabya), Azza Kamal (Ansia, la belle-soeur de Samaha), Mohamed Al Tagy (Radwan, le frère de Samaha), Ibrahim Abdul Raziq (Dahrouj)
Scénario : Ahmad Saleh, Samir Seif, Naguib Mahfouz
Musique : Mohamed Sultan
Production : Gerges Fawzi
Samaha assiste au triomphe d’Al Felali dans un combat contre l’un de ses rivaux. L’homme, hautain et cruel, devient le protecteur du quartier. Samaha regrette le temps où c’était son clan, les Al Naji qui dominait le quartier.
Depuis la mort de leur père, Samaha et son frère Radwan vivent chez leur oncle, Khadr Al Naji, le marchand de céréales. Radwan est marié à Ansia qui est secrètement amoureuse de son beau-frère. Elle admire son courage et sa force de caractère. Mais Samaha est amoureux de Muhalabya, une jeune fille à la beauté aristocratique. Ils ont bien l'intention de se marier et en attendant, ils se retrouvent le soir en cachette dans les allées du cimetière.
Samaha a prêté allégeance à Al Felali mais celui-ci lui révèle qu’il a décidé d’épouser Muhalabya. Evidemment, le jeune homme ne peut accepter d’abandonner sa bien-aimée au profit du protecteur du quartier. Avec Muhalabya, il décide de s’enfuir pour pouvoir s’aimer librement. Mais en cheminant dans les ruelles sombres de la ville pour retrouver Samaha, la jeune femme est attaquée par un groupe d’hommes qui l’égorgent. Ayant entendu un cri, Samaha court dans sa direction et tombe sur le cadavre de sa bien-aimée. Le guet-apens avait été organisé par Al Felali lui-même que la mère de la jeune fille avait informé du projet des deux amoureux. Et, comble d’ignominie, le protecteur fait immédiatement courir le bruit que l’assassin est Samaha lui-même. Pour échapper à la police, ce dernier doit fuir en Haute-Egypte. Quelque temps plus tard, il a la visite de son frère qui lui annonce qu’il a été condamné à la peine de mort par coutumace. Mais des hommes d’Al Faleli ont suivi Radwan et tirent sur les deux frères. Ils échappent de peu aux balles. Samaha décide de retourner au Caire…
Notre avis : « La Chanson des Gueux » (Malḥamat al-ḥarafīch) est un roman de Naguib Mahfouz publié en 1977. Il raconte cent ans de la vie d’un quartier soumis à l’autorité d’un clan. Le premier homme fort de la dynastie est Ashour Al Nagi et on suit le destin de ses successeurs qui peu à peu sombrent dans la déchéance.
« La Chanson des Gueux » a fait l’objet en 85 et 86 de trois adaptations au cinéma : en 1985, ce « Fugitif » signé Samir Seif puis l’année suivante « Les Mûres et le Gourdin » de Niazi Mustafa (El-Tout wal Nabout) et « Al Arafish » d’Houssam Al Din Mustafa.
Le film de Niazi Mustafa évoque la dernière partie du roman, celui d’Houssam Al Din Mustafa, la troisième et celui de Samir Seif, la quatrième. Cette séquence intitulée comme le film « Le Fugitif » tourne autour de la figure de Samaha Al Nagi. Celui-ci doit affronter la bande qui exerce désormais le pouvoir sur le quartier, réduisant le clan Al Nagi à une position subalterne.
Cette première adaptation n’a pas l’exubérance et le faste des deux autres qui suivront. C’est une œuvre honnête, fidèle au roman mais qui manque parfois de flamme. Bien sûr, on peut apprécier la sobriété de l’interprétation qui ne sombre jamais dans le grand guignol bien que maintes situations s’y prêteraient. Mais reconnaissons que parfois, cela manque d’incarnation. Nour El Sherif, malgré les drames que traverse son personnage, semble porter un masque impassible où les sentiments affleurent à peine. En revanche, Abou Bakr Ezzat est formidable en homme veule et cupide au service des puissants. Mais la révélation du film, c’est Mohamed Al Tagy dans le rôle du frère du héros. La scène de sa mort constitue l’un des sommets de cette chronique.
Le véritable point fort de ce « Fugitif » réside dans sa reconstitution minutieuse d’un quartier du Caire au début du XXᵉ siècle. Les décors, les costumes, l’atmosphère générale donnent au récit une densité réaliste qui compense les faiblesses de mise en scène.
Jeudi 27 août à minuit
À la recherche du scandale de Niazi Mostafa (Albahth A'n Fediha, 1973)
avec Adel Imam (Magdy), Mervat Amine (Hanan), Samir Sabri (Sami), Hamdi Salem (le père de Sami), Youssef Wahby (le père d’Hanan), Ahmed Ramzy (Fakry), Imad Hamdi (le père de Sana), Zizi El Badraoui (Sana), Mohamed Reda (Abou Sari), Nawal Abou El Foutouh (la femme mariée), Salah Nazmi (le mari de la femme mariée), Tawfik El Deken (Saber), Hassan Hamed (le cambrioleur), Nagwa Fouad (elle-même), Zouzou Madi (la mère de Sana), George Sedhom (Abdel Azim), Mimi Chakib (la mère de Hanan), Angel Aram (Mona), Sayed Ibrahim (le père de Mona), Mohamed Awad (Aziz), Rakia Damati (la secrétaire), Mohamed Farid (le barman), Naguib Abdo (le dentiste)
Scénario : Farouk Sabry et Abou Al Seoud Al Ebiary
Musique : Samir Sabri et Ahmed Hamouda
Production : Gamal Al-Leithi
Ce film est inspiré d'une comédie américaine réalisée par Gene Kelly en 1967, Petit guide pour mari volage (A Guide for the Married Man).
Magdy quitte son village pour travailler au Caire comme ingénieur. Avant son départ, son père lui donne ses dernières instructions : pour l’honneur de la famille, il faut qu’il se marie au plus vite. Dans la capitale, c’est son collègue Sami qui va l’aider à trouver une fiancée. Celui-ci invite Magdy à l’accompagner dans un club de loisirs qu’il fréquente régulièrement. Le petit provincial repère aussitôt une jeune fille très belle. Il en tombe amoureux fou. Ce sera sa future femme ! Sami lui conseille d’abord de s’assurer qu’elle est bien libre. Après une petite enquête, ils apprennent que la jolie inconnue s’appelle Hanan, qu’elle est célibataire et qu’elle vit chez ses parents. Détail plus embêtant : sa mère souhaite qu’elle épouse l’un de ses cousins.
Sami propose à Magdy une première méthode d’approche. Alors que la jeune femme quitte le parking du club au volant de sa voiture, il s’agit de se jeter devant le véhicule, de rouler sur le capot et enfin de tomber à terre en feignant d’éprouver mille souffrances. Rien ne se passe comme prévu : la chute de Magdy est si maladroite que Hanan n’a aucune pitié pour sa « victime ». Elle est même furieuse. Pire encore : deux jeunes hommes qui ont assisté à la scène prennent notre héros pour un fâcheux sans éducation et le rossent de façon sévère. Evidemment, l’aspirant au mariage et son conseiller ne s’avouent pas vaincus.
Notre avis : pour la première fois dans sa carrière, ’Adel Imam obtient le rôle principal dans un film. Et pour cette comédie romantique, sa partenaire n’est autre que la sublime Mervat Amine, plus belle que jamais. Voilà un jeune acteur comblé ! Si "A la Recherche du Scandale" comporte quelques bons moments, la succession de gags faciles et donc prévisibles finit par lasser. On notera aussi un défaut de structure. Le film ressemble un peu à une comédie à sketches. En effet, le cinéaste et son scénariste ont inséré dans leur récit de courtes séquences réalisées avec la collaboration de « guest stars ». Mais cela fonctionne mal : ces saynètes d’un intérêt très inégal (Celle avec George Sedhom est particulièrement inepte.) cassent le rythme de l’histoire principale sans lui apporter grand-chose.
On remarquera enfin que Niazi Mostafa a fait des emprunts évidents à "Chuchotements d’Amour" de Fateen Abdel Wahab, notamment avec le personnage du père, joué dans les deux films par Youssef Wahbi et celui du cousin « yéyé ». "A la Recherche du Scandale" nous aura au moins permis d’entendre Samir Sabri chanter une version arabe du tube des Middle of The Road, "Chirpy Chirpy Cheep Cheep". Il est à la piscine entouré de nombreux danseurs et la scène rappellera aux plus anciens les émissions de variétés des années 70 conçues par les producteurs français Maritie et Gilbert Carpentier !
Mercredi 26 août à 20h30
Les Trois Démons d'Houssam Al Din Mustafa (El Shayateen El Talata, 1964)
avec Rushdy Abaza (Saadawi), Ahmed Ramzy (Ezab), Hassan Youssef (Fatouh), Nasr Seif (Samiha), Samy Tamoum (l’officier de police), Nawal Abou El Fotouh (Zeinab), Berlanti Abdel Hamid (Hamia), Mohamed Sobeih (Madlouly), Hussein Ismaïl (Monsieur Wahdan), Saleh Al Eskandarani (Hanafi Al Sayad), Abdel Alim Khattab (Monsieur Abdel Razaq), Abdel Hamid Nasr (le père de Zeinab)
Scénario : Bahgat Amar, Mohamed Kamel Abdel Salam, Lucien Lambert
Production : Abbas Helmy
Saadawi, Ezab et Samiha sont trois amis qui ont été ensemble détenus pendant plusieurs années dans le centre pénitentiaire d’Abou Zaabal. Leurs conditions de détention étaient éprouvantes : ils passaient toutes leurs journées dans des carrières à casser des pierres sous un soleil accablant. Puis, un jour, ils apprennent qu’ils font l’objet d’une grâce exceptionnelle. En sortant de prison, ils sont bien décidés à reprendre une existence honnête. Ezab retourne à Suez où l’attend Zeinab, sa fiancée. Le père de celle-ci l’accueille comme un fils et l’installe dans un petit appartement sur le toit de leur immeuble. Ezab veut récupérer le camion qu’il a acheté à Monsieur Abdel Razaq, un puissant marchand de poissons de la ville. Durant sa détention, il lui a laissé le véhicule mais maintenant il veut récupérer ce qui lui appartient. Le marchand de poissons ne l’entend pas de cette oreille et refuse de restituer le camion. Pour intimider l’ancien prisonnier, il lui envoie ses hommes de main qui le passent à tabac. Ezab décide d’appeler à son aide ses deux anciens camarades qui se rendent aussitôt à Suez. Le trio réuni est prêt à affronter Abdel Razaq. Dans leur lutte, ils vont trouver un partenaire inattendue : Hamdia, une jeune femme qui possède un bateau de pêche et qui s’est toujours opposée aux méthodes du marchand…
Notre avis : un petit film d’action très sympathique qui exalte le mythe de la camaraderie virile entre hommes soudés par des épreuves communes. L’atmosphère rappelle parfois celle de certains films français de la même époque avec Lino Ventura ou Jean-Paul Belmondo. Comme il se doit, la réalisation est nerveuse, sans fioriture. Toutes les scènes d’affrontement sur le port, au milieu des bateaux et des marins, constituent les moments forts de ces « Trois Démons ». Bref, c’est du Houssam Al Din Mostafa à son meilleur. Dans ce film, les femmes ne brillent guère par leur présence. Il y a tout de même Berlanti Abdel Hamid mais avec un personnage de femme d’action à l‘opposé des séductrices qu’elle a incarné jusqu’alors. On est même étonné de la voir arborer des toilettes si sévères et surtout de la voir adopter une attitude si distante avec son « amoureux » Roshdy Abaza. Cette réserve inattendue sera mieux comprise si on précise que cette même année 1964, Berlanti Abdel Hamid épouse le maréchal Abdel Hakim Amer, vice-président de la République arabe d’Egypte ! (Une idylle qui se terminera tragiquement trois ans plus tard.)































